vendredi 10 mars 2017

C'est quoi cette putain de démocratie ? Un tremplin vers la liberté despotique du profit ?


(Le billet de Loup Rebel)
« La vérité s'inscrit toujours
en négatif de l'apparence »


Un discours qui interpelle et en perturbent plus d'un, mais ne pas s'y arrêter, c'est se voiler la face.

Certains disent ne pas comprendre la "pensée" de Francis Cousin.

Mais... il n'y a pas de "pensée de Francis Cousin"...
Ce qu'on dit être la pensée de Cousin n'est en réalité pas la pensée de Cousin.
C'est lui-même qui le dit, et il a raison.

Francis Cousin ne fait que rapporter la radicalité de l'Histoire, tel qu'elle a traversé le temps depuis des millénaires en suivant son cours, entrainant l'humanité malgré elle dans des métamorphoses destructrices de l'«humain». D'où les luttes permanentes (révoltes, révolutions, insurrections, etc.) des "êtres" (humains) contre l'écrasement qui leur a été imposé par la dictature de l'avoir et de l'argent qui le contrôle. Écrasement qui conduit à l'aliénation et à la soumission volontaire des populations aux régimes démocratiques qui relayent la dictature du Capital et de la marchandise.

Oui, on le sait, c'est là le contraire de ce que beaucoup aimeraient entendre. Mais si cette surdité retarde l'explosion inévitable qui poussera l'«être» (humain) à tout détruire ce qui le détruit, cet empêchement n'est que provisoire, car rien n'arrête le cours de l'Histoire.
Voir « Tuons le capital avant qu'il ne nous tue »

Pour Francis Cousin, la démocratie, serait la dictature absolue du capital. S'il a raison, nos postures, nos analyses, et nos combats pour instaurer plus de démocratie demandent peut-être à être révisés...
La démocratie, c'est la dictature absolue du Capital
Démocratie peut se traduire par "système de l'argent en mouvement"
Ou encore : "système de la valeur d'échange qui se répand sur le territoire pour le coloniser"

La démocratie... un mot sacralisé par tous les défenseurs de l'économie capitaliste. Tous disent vouloir sauver la démocratie, et mettent en garde contre les dangers qui pourraient la menacer.

Mais... quel peut bien être l'intérêt des représentants du Capital à manifester un tel protectionnisme pour défendre cette putain de démocratie ?

Alors, une question vient spontanément à l'esprit...
« Et si la démocratie était le berceau idéal du capitalisme...?
Le creuset du "libéralisme" dans lequel toutes les libertés lui sont données pour agir à sa guise et dicter ses propres lois...? »

Ce qui pousse à se poser en toute logique ces questions, c'est parce que le modèle économique capitaliste a pris son essor en même temps que la démocratie. En particulier avec la constitution des États-Unis d'Amérique, le chancre du capitalisme. Comme si la démocratie avait été l'instrument politique offrant la meilleure opportunité pour instaurer le spectacle de la marchandise et son aliénation.
La démocratie se montre alors comme une véritable machine de guerre aux rouages bien huilés pour aliéner les peuples à la marchandise, et les accompagner en douceur vers une soumission volontaire librement consentie.

Du coup, se battre pour plus de démocratie, c'est peut-être se battre pour plus d'aliénation à la marchandise, plus de liberté pour les banques, plus d'opportunité pour les rentiers du Capital, et plus de consentement à la soumission volontaire des peuples. Et aussi, plus de facilité pour remplacer le salariat par l'ubérisation de la production, bien plus "rentable". Exit les grèves, les syndicats, les "charges" sociales et autres cotisations pour financer le chômage, exit aussi les licenciements et ses couts exorbitants.

Plus un État parle de démocratie, plus cet État est policier.
Se battre pour demander la démocratie directe, une démocratie juste, une démocratie plus représentative, c'est soutenir et défendre le capitalisme...
Car la démocratie est par essence le système de la valeur d'échange qui se répand sur le territoire pour le coloniser et de manière impérialiste le régenter

Bref, plus de démocratie, c'est la voie royale pour plus de capitalisme et de profits.
C'est le meilleur tremplin vers la liberté despotique du profit.




Vous n'en croyez pas vos yeux de lire ça ?

Alors, posez-vous la question de savoir pourquoi nos dirigeants défendent si farouchement cette putain de démocratie, en se vautrant dans les mensonges de campagnes électorales. Et pourquoi les États-Unis et ses alliés déclarent-ils des guerres aux États insoumis à l'empire capitaliste, sous le prétexte d'instaurer la démocratie dans ces pays indépendants et souverains ?

Dans la vidéoconférence ci-après du 30 avril 2016 à Lille, Francis Cousin explique comment la démocratie est la dictature absolue du capital, et surtout, la stratégie mise en œuvre par la puissance étasunienne pour détruire les capacités économiques de l'Europe, par la vassalisation des pays de la zone euro.

Francis Cousin - Lille - 30/04/2016 - 1re partie - Conférence
Pour une critique de la dictature démocratique du spectacle de la marchandise terminale...
De Karl Marx à Guy Debord, vers l'abolition de l'argent et de l’État.

Francis Cousin - 30/04/2016 - 2e partie - Questions du public
Pour une critique de la dictature démocratique du spectacle de la marchandise terminale...
De Karl Marx à Guy Debord, vers l'abolition de l'argent et de l’État.

Si nous ne révisons pas nos postures, nos analyses,
et nos combats pour instaurer plus de démocratie,
nous risquons d'être les idiots utiles du Capital.


Lire "Contribution à la critique de l’économie politique" de Karl Marx peut aider à comprendre que Francis Cousin ne tient pas son propre discours, mais ne fait que reprendre celui des philosophes depuis les présocratiques, ce qu'ont également fait Marx et Engels.

C'est l'analyse philosophique de la radicalité historique faite par Karl Marx et Friedrich Engels que Francis Cousin rapporte dans son discours.

Le livre est disponible en PDF (gratuit) sur le site de l'Université du Québec à Chicoutimi.
➤ Contribution à la critique de l’économie politique




Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

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