lundi 23 février 2015

Apologie du terrorisme...
ou de la résistance ?

(Le billet de Loup Rebel)
Le terrorisme a forcément une cause :
C'est quand l'opprimé résiste à l'oppresseur.
Pas d'oppresseur = pas de terroristes.

L'opprimé pose des actes de résistance, que l'oppresseur qualifie d'actes terroristes.

Pendant l'occupation allemande, entre 1940 et 1945, le gouvernement de Vichy a trahi la France en combattant les actes terroristes commis par les résistants français.

Aujourd'hui, le gouvernement trahit les Français en s'alliant avec des chevaliers d’industrie pour combattre les actes terroristes commis par les résistants des pays riches en ressources naturelles pillées par les grandes puissances du banditisme international. Pour défendre leur liberté de s'approprier les richesses de leurs voisins et se donner bonne conscience, ces gangsters prétendent agir au nom de la démocratie... Démocratie imposée par les armes et les guerres... Faire la guerre pour la paix, nous bonimentent les faussaires du pouvoir, les escrocs aux dents longues prêts à tout pour fonder leur empire et s'asseoir sur le trône. 

Si on en juge par le dernier référendum, en 2005, croire au père Noël n'est pas plus ingénu que considérer notre régime politique comme étant une démocratie.

Le rêve des Français pour la liberté, l'égalité, et la fraternité, ne se réalisera qu'au prix d'une action martiale pour mettre hors d'état de nuire les voyous qui nous gouvernent.

En dehors de ça, le seul droit que tu obtiendras, c'est celui de fermer ta gueule.

La « résistance » face à un oppresseur déterminé à soumettre un peuple contre sa volonté ne peut aboutir que par la force et les armes... Ce qu'un pouvoir politique dogmatique nomme « terrorisme », en réalité cela s'appelle « entrer en résistance ». Et « faire de la résistance », c'est un devoir de citoyen.
On le sait, l'art du salop, c'est de détourner les mots pour en pervertir le sens et tenter de faire passer sa victime pour le salop.
Et ça, les escrocs au pouvoir savent le faire à la perfection... preuve qu'ils sont des salops de la pire espèce. Voilà pourquoi ils se mobilisent pour interdire l’apologie de la résistance, qu'ils ont pris soin de rebaptiser « terrorisme ».

Aux armes citoyens !
Descendons dans la rue
Marchons ! marchons !
D'un seul désir
Pour notre sédition !

Ensemble, citoyens !
Œuvrons pour la nation !
Marchons ! marchons !
Qu'un chant nouveau
Unisse la nation !

Aux armes, citoyens !
La paix nous gagnerons.
Marchons ! marchons !
Que la justice
Unisse la nation !

Ensemble, citoyens !
Formons l'union sacrée !
Marchons ! marchons !
Pour la nation
Et la fraternité !

Aux armes, citoyens !
Œuvrons pour la nation !
Marchons ! marchons !
D'un seul désir
Pour notre sédition
_________________________________________________
Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

vendredi 20 février 2015

Pouvoir politique mensonges et croyances

(Le billet de Loup Rebel)
Les croyances l'emportent toujours sur la vérité,
en cache-misère de la cruauté du monde réel.
Les Dieux ne meurent jamais complètement,
et quand l'un disparait, un autre apparait aussitôt.

La culture dominante d'une société, d'une nation
c'est son habillage, son apparence, ses croyances
et ses règles qui en structurent son organisation
La diversité des peuples n'est que dans leur culture.

Derrière la diversité des apparences se cache l'unicité :
l'humanité composée d'hommes et de femmes sensibles,
chacun étant à la fois différent et semblable, alter ego
dont aucun ne peut prétendre à une quelconque supériorité.

La culture identitaire d'une nation
n'est rien de plus que son apparence.

Mais ce « rien de plus » forme un socle unificateur
commun à chaque individu au sein d'une nation,
un mode de vie, et les lois acceptées par tous
pour qu'elles soient applicables sans recours
à une force autoritaire qui les impose.

Décréter d’autorité qu'une culture identitaire
est meilleure qu'une autre n'a aucun sens.
De quel droit une nation peut-elle imposer ses lois à
d'autres nations, sous la prétention que son mode de vie
serait non seulement le meilleur du monde,
mais le seul à détenir « la » vérité absolue.

Nietzsche affirmait : « Dieu est mort »...
Vraiment ?
Mais il n'a pas dit quel Dieu est mort,
ni qui l'avait remplacé...
Quelles autres divinités l'homme a-t-il inventées ?
Quelles nouvelles chimères pour combler le vide ?

Croyances et illusions engendrent le mensonge.
L'enfant découvre le pot aux roses après que le père Noël
l'ait marqué du sceau indélébile du « prodige ».
Cette expérience magique s'invite chez l'homme
comme un besoin de croire viscéral et impérieux.

Pourtant, dans l'âme humaine en quête de vérité,
Dieux ne devrait vivre que le temps de l'enfance.
La puberté enterre les croyances naïves infantiles,
mais d'autres renaissent pour les remplacer.
Ainsi, le propre de l'homme est de croire.

Pour gouverner, il faut maitriser l'art de convaincre,
savoir donner au mensonge l'apparence de la vérité.
Car pour contrôler le peuple, ce qui est cru
est plus important que ce qui est vrai.

Chacun sait qu'il ne saurait exister
de pouvoir politique souverain sans
arguments incontestables qui le fondent.

Qui, mieux que Dieu, peut incarner cet absolu ?

Les Grecques avaient leurs Dieux.
Socrate fut condamné à boire la ciguë...
parce qu'il refusait d'y croire et de s'y soumettre.
Les Dieux grecs ont disparu depuis.
Plus personne aujourd'hui ne saurait y croire.

Les Romains avaient aussi leurs Dieux,
qui longtemps rivalisèrent avec Yahvé.
L'Empire romain imposait ses croyances
à tous les peuples des pays conquis.

Puis, sont nés avec Jésus, le christianisme
et ses dogmes imposés sous la torture
des siècles après l'an « un » de cette religion.
Plus tard, Mahomet et sa nouvelle doctrine
fondèrent l'islam comme la vérité absolue.

Le Siècle des lumières a enfanté son Dieu,
celui des conjectures dictées par la science,
allégations non moins péremptoires que
celles des précédents religionnaires.

Ce nouveau Dieu des temps modernes a la
folie de se prétendre propriétaire exclusif
du vivant sur notre belle planète bleue,
et demain, ce sera tout ce qu'il trouvera
dans l'univers entier, et même au-delà...

Oui, cela ne fait aucun doute : Dieu est bien
un argument irréfutable du pouvoir politique.
Et le Dieu laïque fonde le pouvoir républicain.

Les élus au pouvoir sont des virtuoses
de la délinquance en col blanc.
Ils se regroupent au niveau national
sous forme d'associations de malfaiteurs
en bandes organisées ayant pignon sur rue.

Ces nouveaux religionnaires ont pour noms
ceux des partis politiques,
avec les rivalités qui les opposent
dans un combat acharné pour occuper
le trône et régner en maître absolu.

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Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

lundi 16 février 2015

La « fabrication » du consentement

(La démocratie en question...)
Trois mots clefs pour « fabriquer » le consentement :
« autorité »
« liberté »
« engagement »

Savoir que des méthodes très efficaces de manipulation existent et sont utilisées pour gouverner devrait être enseigné dès le plus jeune âge, en même temps que les cours d'éducation civique. Évidemment, il ne faut pas compter sur les représentants du pouvoir politique pour inclure ça dans les programmes officiels de l'éducation nationale, car cela reviendrait pour le gouvernement à se tirer une balle dans le pied, et peut-être même dans la tête. Imaginez : les stratégies pour « fabriquer » le consen­tement des citoyens révélées à tous !
La technique de manipulation abordée ici relève de la « psychologie de l'engagement ». Elle permet d'obtenir une « soumission librement consentie ». C'est la plus utilisée parmi d'autres, car la plus efficace, la plus douce (vous la subissez sans vous en rendre compte), et en prime elle vous gratifie d'un sentiment de liberté dans vos actes.
D'autres stratégies de manipulation sont mises en œuvre par les dirigeants de tout bord, du chef d'entreprise au chef de l'État, en passant par les responsables de la fonction publique à tous les échelons hiérarchiques. Elles sont le plus souvent associées à celle de l'engagement, et sont décrites en détail par Joule et Beauvois dans un petit livre très facile à lire : « Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens ».(1)
  • Expérience de l'autorité exercée sur des enfants.
  • Comparaison de 2 méthodes de gouvernance pour obtenir le consentement.
  • Dans un groupe de 100 enfants, une consigne est donnée.
  • Le groupe est alors divisé en 2 sous-groupes de 50 enfants.
Le premier groupe est soumis à un autoritarisme fort, le second à une gouvernance par l'engagement (qui pourrait être qualifié de libertaire, puisque non-autoritaire).
  1. Gouvernance par l'autoritarisme fort, avec utilisation d'une menace sévère explicite : « si tu ne respectes pas la consigne, je serais très en colère et je serai obligé de te punir ! ».
  2. Gouvernance par l'engagement, sans autoritarisme, sans menace explicite : « si tu ne respectes pas la consigne, ce n'est pas bien ».
Trois semaines plus tard, les enfants sont à nouveau confrontés à la consigne :
  • 33 % des enfants ayant subi une menace sévère explicite respectent la consigne. Le sentiment de soumissions induit la transgression, seule alter­native pour se sentir libre dans ses actions pour 67 % des sujets.
  • 71 % des enfants n'ayant subi aucune menace explicite respectent la consigne, contre 33 % parmi ceux ayant reçu une menace sévère. L'enfant non soumis à une menace se sent libre dans ses actions ; rien ne l'oblige à obéir, c'est lui qui a choisi. On retrouve ici les effets de l'enga­­gement induit par le senti­ment de liberté.

On peut en conclure que l'autorité fondée sur la menace de sanction est inefficace pour assurer l'ordre et le respect des règles. En revanche, la gouvernance par l'engagement peut sembler « libertaire », en ceci que le sentiment de liberté incite le sujet à assimiler et à intérioriser les valeurs de son environnement et les règles qui en fondent l'ordre. Toutefois, la gouvernance par l'engagement est une stratégie hautement manipulatrice entre les mains d'un dictateur qui voudrait imposer ses lois « en douceur »... À bon entendeur...

Ramenée dans une démocratie « réelle », cette expérience démontre ce que les libertaires savent depuis toujours :
  • L'autorité, c'est le désordre qui engendre la violence répressive : 67 % des individus ne respectent pas les règles.
  • La non-autorité, c'est l'ordre qui engendre la non-violence et la paix : 71 % des individus respectent les règles.
Cette expérience a été réalisée à plusieurs reprises depuis une cinquantaine d'années, sans jamais démentir les résultats présentés ici.
En psychologie sociale, la théorie de l'engagement est liée à la notion de « soumission librement consentie ». Elle figure en première place des stratégies de manipulation, associée avec quelques autres révélées au grand public dans le « Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens » par Joule et Beauvois (Presses universitaires de Grenoble, 1987, 1991 et 2002)

(1)Autres références :
Wikipédia :
Joule et Beauvois dans les années 2000
  • Introduction à la psychologie de l'engagement (document PDF)

  • La célèbre expérience de soumission à l'autorité de Stanley Milgram, reprise dans le film d'Henri Verneuil « I comme Icare », restituée dans l'intégralité de sa séquence avec les commentaires sur l'implication et les conséquences de l'expérience :
    Soumission à l’autorité – expérience de Milgram

    Dans un pays civilisé, démocratique et libéral, les 2/3 de la population sont capables d’exécuter n'importe quel ordre émanant d'une autorité supérieur...
    Le film complet (1 h 58') est disponible sur YouTube : http://youtu.be/iyDzZoyOJzY


    La démocratie en question
    Paul Dussert
    Paul Dussert


    mardi 10 février 2015

    Une voyoucratie mafieuse au pouvoir...

    Les parrains occultes du pouvoir...
      • Qui sont-ils ?
      • Où sont ils ?
      • Que font-ils ?
    (Le billet de Loup Rebel)
    Coup d’État permanent contre les démocraties,
    par les chevaliers d'industrie et autres banksters. 
    (voir ⏩histoires de banksters⏪)

    À l'heure des scandales financiers, de la fraude fiscale à grande échelle, jamais les rumeurs complotistes d'avant l'attentat du 07 janvier 2015 n'avaient été regardées avec autant d'empressement à distinguer le vrai du faux : que se passe-t-il donc réellement dans les coulisses du pouvoir ?

    C'est le moment où jamais de revisiter l'histoire de France du XXe siècle pour étaler au grand jour la corruption des États, tous les États, et en particulier ceux de la coalition européenne. Car il faut appeler un chat un chat, les traités qui ont abouti à la Constitution européenne ont été signés sous le sceau de la corruption, et contre la volonté des peuples (référendum de 2005 entre autres).

    Qui sont les parrains du pouvoir qui dirigent le monde dans l'ombre des chefs d'État et des gouvernements ?

    Pour s'assurer l'immunité, ces criminels ont arraché des pages aux livres d'histoire distribués par l'Éducation nationale ; les pages qui dénoncent les crimes d'État, la corruption au plus haut niveau des nations, et autres malversations criminelles.

    De ces pages arrachées, quelques-unes sont rapportées dans la vidéo présentée plus loin dans ce billet sous le titre « Conflits d’intérêts : l’argent et la politique ». Il s’agit de quelques extraits du documentaire Arte « Des patrons et des hommes » diffusé le 7 octobre 2014, qui illustrent parfaitement les stratégies du pouvoir mises en place par les barons de l’industrie et de la finance.
    Et pour une page d'histoire très contemporaine... une enquête réalisée par « Envoyé spécial », publiée le 19/12/2013 sous le titre « Conflits d'intérêts : les liaisons dangereuses » (voir la vidéo plus bas dans ce billet).


    Corruption
    La corruption politique a franchi toutes les frontières de l’entendement depuis le début des années 2000, après une ascension ininterrompue durant tout le XXe siècle.
    L’une des caractéristiques de notre régime politique est sa propension à offrir la possibilité aux corrupteurs – industriels, banquiers, et autres flibustiers de la finance – d'orienter les richesses publiques à leur profit, pour ensuite acheter le pouvoir politique avec le pactole ainsi détourné, pillé. Là est la véritable origine de la crise actuelle qui dépouille l'un après l'autre les États, c'est à dire NOUS !
    Le commissaire Antoine Gaudino qui a dirigé les enquêtes politiques dans les années 1980 a fait cette déclaration sur Arte : « Il y a un consensus total entre la droite et la gauche pour que la corruption s'organise selon les vœux de chacun, selon des méthodes bien établies ».
    On ne compte plus les méfaits, des crimes de guerre aux crimes contre l'humanité par le chômage de masse, du nazi Fredrich Flick aux barons de l'industrie, jusqu'à Marcel Dassault, en passant par une bande de crapules sans foi ni loi.

    La liste dressée ici est loin d’être exhaustive :
    • Aimé Aubert, surnommé le Pharaon
    • George Albertini, socialiste engagé dans la collaboration allemande, et l'un des grands conseillers du monde politique jusqu'en 1981
    • Jean Charbonnel, et le financement du parti socialiste par le patronat dans les années 1970
    • Jacques Chirac, et ses accointances avec « tonton Marcel » (Dassault)
    • Yvon Gattaz, avec sa règle d'or : « liberté de licencier... pour mieux embaucher » Aphorisme qu'il faut traduire par « liberté de licencier... pour embaucher à moindre salaire ».
    • Jacques Servier, et sa requête auprès du parlement :
      « ce n'est pas parce que nous allons bien qu'il ne faut pas nous aider »... Servier, premier groupe pharmaceutique français indépendant et le deuxième groupe pharmaceutique français au niveau mondial (20.000 salariés).
    • Le marchand d'armes Kerlheinz Schreiber, connu pour sa générosité envers les décideurs politiques, et qui ne se déplace jamais sans une valise remplie de billets de banque...
    • Friedrich Karl Flick, autre bienfaiteur des hommes au pouvoir, dans la pure tradition familiale de son grand-père Karl Flick.
    • Un Vice-Président du CEPS (Comité Économique des Produits de Santé) qui pose une exigence ubuesque : « Je ne veux pas d'observateur au sein du CEPS », et ce, peu de temps avant que n'éclate au grand jour le scandale du Méditor.
    • Dieter Holzer, et l’argent noir des ventes d’armements sophistiqués, avions, fusées, et autres vedettes lance-torpilles.

    Conflits d’intérêts : l’argent et la politique

    Extraits du documentaire Arte « Des patrons et des hommes » (7 octobre 2014) qui illustrent parfaitement comment les « possédants » achètent le pouvoir politique

    Notre soi-disant démocratie, c'est ça. Pires qu’une vulgaire ploutocratie oligarchique où les élus seraient choisis parmi les plus riches, là, les dirigeants au pouvoir forment une véritable voyoucratie composée des plus sordides crapules.
    Les Français sont en train d'en prendre conscience. Les abstentionnistes sont en passe de former le plus grand parti politique. Celui des Français qui découvrent que l'élection des dirigeants politiques est la plus abjecte forfaiture commise contre la démocratie depuis la révolution de 1789.


    Trahison
    En signant le traité de Maastricht, la France a abandonné sa souveraineté nationale au profit d'un monstre bureaucratique bruxellois, dont on peine à saisir les bienfaits.
    Depuis 2007, pour complaire à cet « Empire sans empereur nominatif », la classe politique, quasi unanime, a expédié la souveraineté populaire dans les poubelles de l'Histoire, en bafouant le référendum, ultime recours démocratique pour imposer la volonté du peuple aux « notables et notoires voyous à la tête de l'État » qui ont pris la très mauvaise habitude de la confisquer.
    Le peuple a compris la leçon.
    Le peuple boude.
    Le peuple ne vote plus.
    Le peuple s'est de lui-même mis en dissidence, en réserve de la République...
    Mais le peuple est bien décidé à ne pas en rester là.

    En remettant sur les épaules du chef d’État la tête du roi guillotiné en 1793, les présidents de la République ont pris le risque de se voir contraints à retourner sous la lame qui sépare la tête du corps...

    Conflits d'intérêts : les liaisons dangereuses

    Envoyé spécial 19 décembre 2013

    Les reportages rapportés dans les vidéos présentées dans ce billet montrent sans détour que trahison et corruption sont des faits politiques et historiques notoirement avérés.

    Les Français sont-ils disposés à continuer de cautionner ces malversations ?

    C'est pourtant ce que fait l'électeur, naïvement convaincu que l'élection est synonyme de démocratie, quand il dépose dans l'urne son bulletin pour désigner le prochain élu pour en faire un complice des parrains occultes du pouvoir.

    À lire aussi pour comprendre la pathologie du pouvoir :
    Quelles alternatives pour désigner les représentants politiques ?
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    Loup
    Loup Rebel
    Loup Rebel

    samedi 7 février 2015

    Ne votez plus, jugez !

    (La démocratie en question...)
    La démocratie se trouve piégée
    par le système qui l'incarne :

    « l'élection au scrutin majoritaire »

    21 avril 2002... on s'en souvient tous !
    • Lionel Jospin, que tous les sondages donnaient vainqueur du second tour de l’élection présidentielle, est éliminé au premier tour en raison de la fragmentation de la gauche.
    • Ce qui a permis à Jean-Marie Le Pen, rejeté par 80 % des Français, d'être présent au second tour.
    • Et finalement, Jacques Chirac est élu président avec 82 % des voix alors qu'il en avait 19,9 % au premier tour.
    Il est urgent de réformer le mode de scrutin actuel pour désigner les candidats dont la mission est de représenter le peuple. Les élus ont pris la fâcheuse habitude de l'oublier, considérant leur carrière politique prioritaire sur la volonté de l'électorat exprimée dans les urnes.

    Le scrutin majoritaire à deux tours souffre de graves défauts. Il ne respecte pas l'opinion de l'électorat. La démonstration mathématique en est faite, notre système électoral ne désigne pas le candidat voulu par la majorité des Français.

    Le scrutin majoritaire – à un ou deux tours – viole la volonté de l'électorat : le gagnant dépend du jeu des candidatures. La principale stratégie électorale utilisée par les candidats “favoris” (les deux ou trois en tête des sondages) consiste à soutenir le plus grand nombre possible de “petits” candidats, de façon à demander à l'électorat le report des voix au second tour. C'est la stratégie dite du “vote utile”. Ce qui ne laisse une chance d'être élus qu'aux seuls candidats des deux grands partis politiques : socialiste et UMP.


    Mais une élection, c'est pour qui, et pour quoi ?
    • Pour les électeurs, pas les politiques.
    • Pour donner à chaque électeur le droit de s'exprimer pleinement.
    • Pour révéler le candidat réellement voulu par l'électorat.
    Quelques exemples :
    • À la présidentielle de 1988, Mitterrand gagne contre Chirac au second tour... mais tous les sondages avaient indiqué que Raymond Barre aurait gagné l'élection au second tour face à Chirac ou à Mitterrand.
    • À la présidentielle de 1995, avec 20,8 % des voix au premier tour, Chirac gagne contre Jospin au second tour... mais si De Villier n'avait pas était candidat, ces 4,7 % des voix auraient étaient pour Balladur qui aurait obtenu alors 23,3 % (18,6 % + 4,7 %). Il aurait ainsi gagné face à Chirac au second tour...
    • À la présidentielle de 2007, Sarkozy est élu... mais tous les sondages indiquaient que Bayrou face à n'importe lequel des candidats aurait gagné au second tour. 
    • La présidentielle de 2002, avec 16 candidats au premier tour et l'élimination des 14 candidats au premier tour qui impose aux électeurs le choix entre Le Pen et Chirac, ne laisse aucun doute sur la perversité du mode d'élection : le scrutin majoritaire n'a pas désigné le candidat préféré par la majorité des Français, puisque cette majorité a voté avant tout “contre” Le Pen, privé de pouvoir voter “pour” Jospin que tous les sondages donnaient vainqueur au second tour, face à n'importe lequel des candidats.
    Ces exemples démontrent que le scrutin majoritaire exprime “n'importe quoi”, mais surtout pas les attentes et la volonté de l'électorat. Au contraire, l'électeur se trouve face à un choix stratégique très difficile, voire insoluble.

    Que peut faire l'électeur ?
    • Voter “honnêtement” pour son favori (s'il en a un), même quand son favori n'a aucune chance ?
    • Protester et voter pour un candidat extrême ?
    • Voter “stratégiquement” pour le moins mauvais parmi ceux qui ont une chance, peut-être pour le regretter plus tard au vu des résultats ?
    • Voter blanc, sachant que les blancs ne sont pas comptabilisés ?
    Les votes pour un candidat expriment des opinions complètement différentes : calculer leur somme est un non-sens absolu.
    Une aberration mathématique, aussi absurde que de vouloir additionner des chapeaux avec des carottes et des vaches
    (3 carottes + 5 chapeaux + 1 éléphant = 9 !!)
    La démocratie se trouve ainsi piégée par le système qui l'incarne

    Quelles alternatives pour rétablir la démocratie ?

    Parmi les alternatives pour rétablir la démocratie, il y en a deux qui retiennent l'attention des politologues avertis : 
    • le jugement majoritaire. C'est ce système qui est présenté ici
    • la désignation des représentants du peuple par tirage au sort.(1)
    Le jugement majoritaire,
    pour rendre les élections aux électeurs.


    Le principe du jugement majoritaire est celui utilisé dans la scolarité pour noter et classer les élèves. Il permet d'établir une moyenne générale, et finalement le classement : le premier de la classe est l'élève qui a la meilleure moyenne, quelles que soient ses notes partielles.

    Le mauvais comportement du scrutin majoritaire étant confirmé, voyons comment le jugement majoritaire en corrige les défauts.

    Pour le démontrer, un sondage expérimental en conditions réelles a été réalisé en avril 2011 par "OpinionWay". Ce sondage n'est qu'une vue instantanée du comportement possible de l'électorat, mais il représente une possibilité réelle. Il a permis de comparer les deux modes d'élection : le "scrutin majoritaire", et le "jugement majoritaire" (les détails du sondage sont présentés dans la vidéo).

    Pour faire simple, comprenons que dans le système actuel du scrutin majoritaire, l'électeur qui vote pour "un" candidat :
    • ne révèle absolument rien de ce qu'il pense des autres candidats,
    • ne révèle rien de ce qu'il pense du candidat pour qui il a voté.
    Voyons comment le système du jugement majoritaire permet de corriger ces lacunes, en encourageant l'électeur à exprimer pleinement ses opinions réelles :
    • on demande à l'électeur d'évaluer chaque candidat selon une échelle de valeurs de 1 à 7 (par exemple : excellent – très bien – bien – assez bien – passable – insuffisant – à rejeter)
    • on calcule pour chaque candidat sa mention finale selon les mentions données par les électeurs : une "mention majoritaire" est ainsi attribuée à chaque candidat
    • on classe les candidats selon leur "mention majoritaire" (premier, deuxième, troisième, etc.)
    Comparaison des deux systèmes :
    • Avec 12 candidats, le "scrutin majoritaire" permet à chaque électeur d'exprimer 13 opinions, si on compte le vote blanc.
    •  Avec 12 candidats et 7 mentions, le "jugement majoritaire" permet à chaque électeur d'exprimer 13 milliards d'opinions.
    Concrètement, l'élection fondée sur le "jugement majoritaire" se fait un seul tour de scrutin. En lieu et place des bulletins de vote en nombre égal au nombre de candidats, l'électeur dispose d'un bulletin unique sur lequel figure la liste des candidats qu'il devra noter. Avec 12 candidats et 7 mentions, le bulletin est une grille de 12 lignes et 7 colonnes. L'électeur coche les cases qui correspondent à ses choix, c'est-à-dire au jugement qu'il porte sur chaque candidat, selon les 7 mentions proposées.

    Exemple de bulletin de vote avec 12 candidats (par Michel Balinski et Rida Laraki – 2011)

    Lien pour une simulation de vote : ⏩ Bulletin de vote - jugement majoritaire

    Remarques dignes d'intérêt observées dans le sondage :
    • 75 % des électeurs n'ont accordé la mention "Excellent" à aucun candidat.
    • 50 % des électeurs n'ont accordé ni "Excellent" ni "Très bien".
    • 20 % des électeurs jugent TOUS les candidats au plus "Passable".
    • 40 % des électeurs accordent leur mention la plus élevée à au moins 2 candidats, dont 20 % l'ont donné à 3 candidats, et 20 % à 2 seulement.
    Pour résumer en une phrase la différence entre les deux systèmes :
    • dans le scrutin majoritaire à deux tours, on vote pour UN candidat,
    • dans le "jugement majoritaire" on vote pour une mention accordée à chaque candidat. Le candidat qui obtient la meilleure mention, ou "mention majoritaire", est élu (un seul tour).
    Il en résulte que la "mention majoritaire" d'un candidat est la mention soutenue par une majorité, contre toute autre mention.

    Un mode de scrutin doit satisfaire à six exigences :
    • Éviter le "paradoxe de Condorcet" (doit désigner un gagnant)
    • Éliminer le paradoxe d'Arrow (éviter le jeu induit par les multiples candidatures)
    • inviter l'électeur à s'exprimer "honnêtement", l'honnêteté devant être utile
    • mesurer l'opinion de l'électorat de façon cohérente (refuser des mesures telles 2 carottes + 3 vaches + 1 éléphant = 6)
    • résister à la manipulation, et contrer la tricherie
    • obéir à la volonté de la majorité
     La méthode électorale du "jugement majoritaire" satisfait à ces exigences. La choisir serait remplacer le vote majoritaire sur les candidats par le vote majoritaire sur la valeur des candidats aux yeux des électeurs. Ainsi seraient écartés les trois défauts du scrutin majoritaire actuel :
    • Empêcher le jeu des multiples candidatures, puisque rajouter ou enlever des candidats ne change rien aux mentions attribuées ni au classement final.
    • Il prend en compte la valeur de chaque candidat aux yeux de tout électeur, traduisant fidèlement le sentiment de l'électorat.
    • Il donne à l'électeur la liberté totale d'exprimer ses opinions, l'incite à la sincérité et limite les manipulations. Le vote du "cœur" est utile.
    Enfin, il permet une révolution pacifique pour éliminer les candidats jugés indignes par les électeurs : si aucun candidat n'obtient de mention mieux que "Passable", l'électorat peut exiger une nouvelle élection avec d'autres candidats.


    Sources :
    Pierre Rosanvalon, directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, titulaire de la chaire d'histoire moderne et contemporaine du politique au Collège de France
    Vidéo  ⏩ Le jugement majoritaire : une nouvelle théorie du vote

    Michel Balinski et Rida Laraki, chercheurs au CNRS et au Laboratoire d'économétrie de l'École Polytechnique – Rendre les élections aux électeurs : le jugement majoritaire (Terra Nova).
    Document PDF  ⏩ Le jugement majoritaire : une nouvelle théorie du vote

    ⏩ Revue "Pour la Science" N° 414 – avril 2012

    Fondation Terra Nova – 21 avril 2011
    ⏩ Note de synthèse par Michel Balinski et Rida Larak



    (1) Liens pour en savoir plus sur la désignation des représentants du peuple par tirage au sort :

    La démocratie en question
    Paul Dussert
    Paul Dussert


    lundi 2 février 2015

    Le terrorisme ne tombe pas du ciel

    (Histoire et politique)
    Du racket mondial et planétaire
    à la « fabrication » du terrorisme islamique
    L'histoire des grandes conquêtes coloniales nous apprend que les envahisseurs considèrent toujours que les pays conquis sont peuplés de barbares. Alibi commode pour justifier l'invasion, « prêcher la bonne parole », celle des « bonnes croyances » de la bible ou des évangiles, avant la mise en esclavage ou l'extermination en cas d'insoumission. En réalité, les premiers barbares sont les conquérants, les colonisateurs, dont l'objectif final est l'expropriation des habitants d'un territoire pour s'emparer des richesses qui appartiennent aux gens qui y vivent. Défendre votre territoire ne fait pas de vous un terroriste, mais un « résistant » prêt à tout pour empêcher le colonisateur de vous imposer sa loi pour vous spolier et vous déposséder de vos biens, de votre culture, de vos traditions, et de votre âme.

    Au début des années 1940, une minorité de Français sont entrés dans la clandestinité pour défendre le pays contre les barbares nazis. D'autres ont choisi de faire alliance avec l'envahisseur. Les résistants sont devenus des terroristes, commettant des attentats qualifiés de barbaries par le génie militaire du 3e Reich. Aujourd'hui, les héros sont les terroristes qui se sont opposés aux barbares nazis.

    Dans l'histoire du monde moderne, les premiers barbares sont les conquérants du continent américain. Ces barbares-là ont prétendu « découvrir » l'Amérique, comme si les femmes et les hommes qui la peuplaient alors n'étaient pas des êtres humains. Personne ne semble aujourd'hui choqué par les génocides commis contre les populations de ce continent, dont les survivants sont aujourd'hui « parqués » dans des « réserves ».(1)

    Aujourd'hui plus que jamais, sous des apparences trompeuses, le fanatisme religieux fait diversion pour masquer les véritables objectifs de la guerre. Le Jihad n'est qu'une mise en scène, une arme devenue incontrôlable dans une guerre « non déclarée » qui embrase la planète tout entière : la troisième guerre mondiale, menée avec les « armes silencieuses » de la manipulation médiatique et la destruction des démocraties. Bien qu'il soit sans doute trop tard pour éviter le pire, je ne peux m'empêcher de revenir sur les origines de cette troisième guerre mondiale dans laquelle nous sommes engagés, sans le savoir ni le vouloir.


    Les racines du terrorisme islamique sont à rechercher dans les conséquences de la politique menée par les USA pour (tenter de) contrôler le monde... entendre « contrôler les richesses de la planète ».

    Attentat du World Trade Center :
    La coïncidence ne peut pas être le fruit du hasard : le 11 septembre 1990, soit exactement 11 ans jour pour jour avant l'attentat du 11 septembre 2001, s'est tenu une conférence au Congrès américain dans laquelle George H. W. Bush a fait cette déclaration lourde d'hypocrisie :
    « Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire. La crise dans le golfe Persique, malgré sa gravité, offre une occasion rare pour s’orienter vers notre cinquième objectif, UN NOUVEL ORDRE MONDIAL : une nouvelle ère, moins menacée par la terreur, plus forte dans la recherche de la justice et plus sûre dans la quête de la paix »
    (United States Congress, 11 septembre 1990)
    Et on voudrait nous faire croire que le « NOUVEL ORDRE MONDIAL » ne serait que le fruit d'une théorie conspirationniste imaginaire...!!

    Comment l'État islamique est-il devenu
    une puissante armée de mercenaires ?
    En Irak, après que Saddam Hussein ait été renversé, les institutions de l'État – y compris l'armée – ont été laissées en ruines. Pourtant, d'autres discours à l'époque ont invité à la plus grande prudence sur les conséquences à venir : « Vous mettez les gens à la rue, mais que vont-ils y faire ? N'oubliez pas qu'ils faisaient partie de la direction d'une grande puissance régionale, et de quoi vont-ils vivre maintenant ? »
    Quel fut le résultat ? Des dizaines de milliers de soldats, d'officiers et d'anciens militants du parti Bass se sont retrouvés à la rue et ont aujourd'hui rejoint les rangs de l'État islamique.

    Idem pour la Libye, avec en prime des armes distribuées à l'époque aux rebelles par la France qui font un retour à l'envoyeur... entre les mains des djihadistes... barbares ou résistants, selon le point de vue où l'on se place.

    Des voix se sont aussi élevées mettant en garde à plusieurs reprises sur les dangers des actions militaires unilatérales, des interventions dans les affaires des États souverains, et des flirts avec les extrémistes et les radicaux. D'autres ont mis en garde pour que les groupes luttant contre le gouvernement syrien central, surtout l'État islamique, soient inscrits sur les listes des organisations terroristes. Mais avons-nous vu le moindre résultat ? Aucun résultat, des appels lancés en vain. On a parfois l'impression que certains chefs d'État sont constamment aux prises avec les conséquences de leurs propres politiques, et qu'ils dépensent tous leurs efforts dans le traitement des risques qu'ils ont eux-mêmes créés, en payant un prix de plus en plus élevé.

    Pourquoi les États-Unis soutiennent-ils
    des néo-fascistes et des islamistes radicaux ?


    « L’ordre mondial : de nouvelles règles ou un jeu sans règles ? »
    C'est ce à quoi le Président russe Vladimir Poutine a voulu répondre durant la dernière séance plénière de la XIe session du Club International de Discussion Valdaï, le 24 octobre 2014, qui s'est déroulé à Sochi, près de la mer Noire, en Russie.

    Si les États Unis soutiennent des groupes affiliés au néo-fascisme, ou à l'islamisme radical, c'est parce qu'ils ont décidé de les utiliser comme instruments dans la voie de la réalisation de leurs objectifs pour prendre le contrôle du monde. Ils n'ont jamais tiré les leçons du passé : à plusieurs reprises dans l'histoire, ils s'y sont brûlé les doigts et ont dû faire marche arrière. Mais ils répètent encore et encore les mêmes erreurs politiques et stratégiques qui poussent toujours plus loin le monde dans le cahot.

    On peut voir, en cette nouvelle étape de l'histoire, des tentatives de recréer un semblant de monde quasi bipolaire en tant que modèle commode pour perpétuer le leadership américain. Peu importe qui prend la place du centre du mal dans la propagande américaine, peu importe qui remplace l'ex-URSS en tant que principal adversaire. Cela pourrait être l'Iran, la Chine ou la Russie.

    De l'industrie pharmaceutique à Monsanto, en passant par quelques autres marchants d'armes et de drogues, ils s'approprient toutes formes de vie sur notre planète, y compris notre vie à nous, les êtres humains. Et ils ne reculent devant rien, la guerre, les armes chimiques et/ou de destruction massive, la famine, la mise en péril de la santé des populations... Pas même devant les pires génocides, qu'ils ont la ruse de mettre sur le dos du « mal » incarné dans le terrorisme, pur produit de leur génie inventif en matière de manipulation politico-médiatique.

    Pour assoir son pouvoir, un racketteur promet à ses rackettés de les protéger en échange de leur soumission.
    De la même façon, les États-Unis d'Amérique ont besoin de se « fabriquer » un ennemi pour légitimer leur volonté de gouverner le monde, pour s'imposer comme « gardien de la paix dans le monde »... Cela se fait malheureusement au prix de génocides et de crimes contre l'humanité fomentés dans les coulisses du pouvoir américain et avec la complicité de ses alliés manipulés et transformés en « idiots utiles », puis finalement en « bras armés » au service de la toute puissante Amérique.
    Aujourd'hui, le processus est enclenché. Les racketteurs du monde et des richesses de notre planète ont pris le pouvoir. Chaque pays se verra bientôt dépouillé, non seulement de sa souveraineté, mais de toutes les richesses que la nature procure aux êtres humains vivant sur un territoire, dans une région, dans un pays, une nation. Tout ça aura disparu, entre les mains de quelques-uns pour qui la vie n'est qu'un instrument pour s'enrichir toujours plus.

    (1) L’extermination des Indiens d’Amérique du Nord s’est faite méthodiquement sur une longue période, rencontrant une résistance désespérée des Indiens sur tout le continent. Le génocide est estimé entre 2 et 3 millions de morts. L’industrialisation et l’expansionnisme des colons américains sont les premières causes de cette extermination. Un exemple historique tragique des « bienfaits de la civilisation ».
    Les survivants furent parqués dans des bouts de territoire, des « réserves », avec interdiction d'en sortir. Loin de s'éteindre, la culture indienne et ses traditions ancestrales ont été perçues comme une menace pour la croissance économique des États Unis. La « solution finale » fut mise en place après la grande dépression des années 1930 : le gouvernement américain a décidé l'éradication systématique de toute trace de la culture indienne. C'est ainsi que plus de 350.000 enfants métis, inuits et amérindiens furent envoyés dans des pensionnats aux États Unis et au Canada. Ils furent arrachés de force à leur famille pour subir une « reprogrammation mentale ».
    Des témoignages de plus en plus nombreux dénoncent cette pratique d'assimilation culturelle imposée contre la volonté des familles, considérée de nos jours comme un génocide culturel. Un exemple des propos recueillis auprès des populations ayant subit cette déprogrammation :
    « Ils m'ont éloigné de toute ma culture et me punissaient quand je parlais ma langue. C'était ma langue maternelle. Je n'en connaissais aucune autre. Et chaque fois que je parlais, ça m'échappait ! Je m'exprimais en langue Cree, et chaque fois je me faisais frapper ! J'ai été frappé tellement de fois que j'en ai perdu ma langue. J'ai perdu ma langue natale ! La seule chose dont je me rappelais était mon nom indien “Senukehu” ».
    Pour en savoir plus, lire sur Mariane-Blog l'article de Stéphane Trano, journaliste spécialiste des États-Unis, écrivain :
    ⏩Indiens d’Amérique : un génocide tranquille et presqu'achevé⏪
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    Paul Dussert, histoire et politique
    Paul Dussert