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lundi 14 mars 2022

Utilisation d’armes psychologiques dans la guerre contre les peuples

  Comme c'est souvent le cas dans divers domaines
de la recherche scientifique,
les récentes découvertes apportées par la psychanalyse
n’ont pas échappé aux détournements
vers des utilisations à des fins criminelles.

On pense évidemment à l’énergie nucléaire détournée
à des fins militaires destructrices et meurtrières.

On relève aussi les détournements en médecine,
non seulement avec les armes biologiques
mais aussi l'utilisation des virus et des vaccins
à des fins d'intérêts financiers, voire génocidaires.

Les connaissances actuelles
sur le fonctionnement psychique et l’inconscient
sont utilisées depuis quelques décennies
pour "fabriquer" le consentement des populations. 

Mais cela ne s’arrête pas là.
Cette connaissance est mise en œuvre aujourd’hui
dans la "fabrication" de redoutables armes psychologiques,
capables d’anéantir la souveraineté d’un peuple,
en lui faisant renoncer à ses racines,
à ses traditions, à ses repères, et à sa culture.
___________

 Un ancien extrémiste islamique :
« Les élites utilisent des techniques de radicalisation sur la population.» 

Maajid Nawaz, auteur du livre "Radical".

Maajid Nawaz, auteur de « Radical : My Journey out of Islamist Extremism »,
à Washington le 3 mars 2022. (Bao Qiu / The Epoch Times)

Cet ancien extrémiste islamique explique :
« Les mêmes techniques de radicalisation sont utilisées par les élites sur les populations.
Celui qui définit la trame narrative des événements mondiaux définit comment ils sont perçus.
Vous cassez le système de croyances d’une personne au point qu’elle ne sait plus quoi penser, et vous lui préparez une alternative.
Le processus manipule les sentiments d’injustice des gens. L’organisation extrémiste qui l’avait recruté a utilisé sa colère contre le génocide des musulmans bosniaques.
Les trames narratives les plus efficaces sont basées sur des demi-vérités. La science, la géopolitique et le journalisme sont utilisés comme des armes pour le pouvoir des élites et le contrôle sur les gens.»

Maajid Nawaz sait ce que c’est que d’être radicalisé par des influences extérieures, car cela lui est arrivé.
Ancien extrémiste islamique et auteur du livre "Radical", il a récemment déclaré qu’il voyait les élites au pouvoir utiliser les mêmes tactiques que son organisation extrémiste avait utilisées pour saper les systèmes de croyance des gens avec des récits spécifiques.

"Je crois que nous, en tant que citoyens de sociétés démocratiques ouvertes, sommes en guerre", a déclaré Nawaz à Jan Jekielek, hôte des leaders d’opinion américains, lors d’une interview le 10 mars.

« Appelez ça la guerre idéologique, appelez ça la guerre de l’information. C’est une guerre sur le récit, a-t-il déclaré. Et la raison en est que je crois que quiconque parvient à définir des récits autour d’événements mondiaux doit définir comment ces événements mondiaux sont perçus, et donc comment nous y répondons. 
Vous devez détruire avant de construire. Donc, vous sapez le système de croyances que la personne a déjà, à un point où elle ne sait plus qui elle est, puis vous lui proposez une alternative.
»

Nawaz a expliqué comment le processus de radicalisation manipule les sentiments d’injustice des gens.

« Cela repose sur un grief, vous devez avoir quelque chose qui agite tellement la personne, et elle veut une solution, pour pouvoir démontrer que le statu quo ne résout pas le problème.»

Nawaz a déclaré que sa colère face à la façon dont il avait été traité en tant que musulman au Royaume-Uni et son grief concernant les meurtres de musulmans bosniaques voisins avaient été exploités pour le recruter dans un groupe islamique extrémiste alors qu’il avait 16 ans.

« C’est ce qui nous a enragés. Nous avons estimé que si, vous savez, si nous avions été là, nous aurions pu défendre la communauté", a-t-il déclaré. "Nous avons donc dû nous organiser, et ce fut le début de ce voyage de colère, à la recherche d’un paradigme alternatif parce que le paradigme actuel, selon nous, nous a échoués.
Ils ont fait en sorte que les personnes qui l’ont recruté et ses amis les aient couverts de nouvelles et d’informations sur le génocide bosniaque des musulmans, ce qui a exacerbé leur colère. 
Cela fait partie du processus de recrutement. On nous a, vous savez, donné cette information, donné la nouvelle, et nous avons pu vérifier que tout cela était vrai. Bien sûr, être vrai ne signifie pas que votre conclusion est vraie, et c’est là que le récit entre en jeu.»

Nawaz a déclaré que "les récits les plus efficaces ne sont pas basés sur des mensonges, mais plutôt sur la vérité." Dans son autobiographie, il les appelle des "demi-vérités" et a déclaré que la façon dont la vérité est présentée sert un programme idéologique.
Maintenant, il est à l’intérieur des gouvernements et des dirigeants de diverses disciplines de pensée poussant un récit spécifique pour gagner plus de contrôle sur les gens.

Le conseiller médical en chef de la Maison Blanche sur le COVID-19, le Dr Anthony Fauci aux NIH de Bethesda, dans le Maryland, le 11 février 2021. (Saul Loeb/AFP via Getty Images)

« Les disciplines traditionnelles telles que la science, le milieu universitaire, la géopolitique et le journalisme ont été militarisées dans la poursuite du pouvoir des élites, a déclaré Nawaz. 
C’est le but, pour que nous soyons tous confus et désemparés, et que nous ne sachions plus où se trouve la vérité. Et si vous regardez le génie de George Orwell, en 1984, il démontre parfaitement pourquoi cela sert la tyrannie.
Nawaz a poursuivi en disant qu’il y avait un effort concerté parmi les personnes au pouvoir pour convaincre le public qu’il n’y a pas de vérité objective.»

Il a encore déclaré :
« Si vous avez succombé à cet effort concerté… qu’il n’y a pas de vérité, alors il ne sert à rien de rechercher la vérité. Tout est relatif et est défini par les circonstances matérielles dans lesquelles vous vous trouvez. 
Lorsque les gens ont des griefs légitimes et que ces griefs ne sont pas traités ou corrigés, ils seront vulnérables à la radicalisation en raison de leur colère et de leur frustration. 
Nous devons déterminer où ont été nos erreurs pour nous assurer que nous ne perpétuons pas ces griefs, car vous vous retrouvez alors avec ce processus de radicalisation réciproque', a-t-il déclaré. Et c’est ce que nous appelons le cycle de la violence.»

L’infiltration et le Forum économique mondial

Nawaz a expliqué que lorsqu’il était membre d’un groupe extrémiste islamique, son groupe recrutait activement des membres de l’armée et des hauts fonctionnaires du gouvernement, qui effectueraient le travail du groupe de l’intérieur.

À l’échelle mondiale, Nawaz a déclaré : 
« Les verrouillages mondiaux du COVID-19 et les mandats de vaccination ont été déployés simultanément dans le but de consolider le pouvoir, comme l’a souligné Klaus Schwab dans son livre, C0VlD-19 - The Great Reset.
Eh bien, la grande réinitialisation est en fait ce processus en action. C’est pourquoi j’ai pu le reconnaître. C’est pourquoi je le mets en garde. Si le Forum économique mondial (WEF) dit que nous avons besoin de cette opportunité dans cette crise mondiale et l’urgence COVID, pour une grande réinitialisation, c’est la partie de destruction, car une réinitialisation est, débarrassons-nous-en et recommençons.
Schwab, fondateur et président du Forum économique mondial (WEF), s’est vanté dans le passé du fait que des membres de son programme Young Global Leaders, qui sont idéologiquement alignés sur le WEF, ont pénétré les cabinets de plusieurs pays à travers le monde, y compris le Canada, l’Argentine et la Nouvelle-Zélande.
Nous savons que la moitié de ce cabinet, voire plus de la moitié de ce cabinet, sont en fait des jeunes leaders mondiaux du Forum économique mondial', a déclaré Schwab en 2017, faisant référence au Premier ministre canadien Justin Trudeau.»

Le fondateur et président exécutif du Forum économique mondial, Klaus Schwab, lors de la réunion annuelle du WEF à Davos le 20 janvier 2020. (Fabrice Coffrini/AFP via Getty Images)

« C’est pourquoi ils nous disent de "reconstruire en mieux après le chaos", a déclaré Nawaz. Pour créer de l’ordre à partir du chaos, vous avez besoin de contrôle… et cela nécessite une centralisation.
L’expression "Build Back Better", une expression alternative pour la grande réinitialisation, a été utilisée à plusieurs reprises par le président Joe Biden pour décrire son plan économique, mais d’autres dirigeants mondiaux, dont Trudeau, le Premier ministre britannique Boris Johnson et la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Arden.»

Nawaz a déclaré : 
« Des groupes comme les camionneurs canadiens, qui ont encerclé Ottawa à partir de la fin janvier 2022 et ont exigé la fin des mandats de vaccination dans tout le pays, sont faussement qualifiés d’extrémistes parce qu’ils repoussent le récit du WEF.»

Une pancarte à l’avant de l’un des camions participant au Freedom Convoy 2022, à Winnipeg, au Manitoba, le 25 janvier 2022. (Melissa Perepelkin)

« Ils ne voulaient tout simplement pas de mandats. Si vous regardez, la majorité de ces camionneurs ont été vaccinés, a déclaré Nawaz. Ce n’est pas anti-vaccin, et certainement pas raciste non plus.
Trudeau a accusé les camionneurs d’être un groupe raciste radical d’extrême droite et il a ordonné à la police de réprimer la manifestation des camionneurs. Le Premier ministre a également demandé aux autorités canadiennes de sanctionner financièrement ceux qui ont participé à la manifestation des camionneurs à Ottawa en gelant leurs comptes bancaires.
Vous vous êtes retrouvé dans une situation comme la Chine, le système de crédit social, où un opposant politique est puni, simplement pour avoir manifesté pacifiquement, en gelant ses comptes, en endommageant son crédit social, en mettant en danger ses moyens de subsistance, simplement pour s’être prononcé contre une politique.
C’est ainsi que vous obtenez un contrôle total sur la société.
Les gouvernements et les dirigeants mondiaux perdaient le contrôle du récit en raison de l’accès généralisé à Internet et à la cryptomonnaie décentralisée, de sorte que les protestations contre la portée excessive du gouvernement se heurtent à la violence et aux fausses étiquettes.
Trudeau et ses alliés étaient peut-être allés trop loin, trop vite.
Je pense qu’ils ont surjoué leur jeu et qu’ils ont sous-estimé le pouvoir de ces camionneurs et du peuple.
Des gouvernements comme celui de Trudeau continueront de faire pression pour un pouvoir centralisé avec les banques et la monnaie numérique afin de pouvoir consolider le pouvoir. Les citoyens des États-Unis ont la chance de vivre dans une société dont les documents fondateurs garantissent les libertés civiles fondamentales telles que la liberté d’expression et les droits des États, ce que les autres pays développés ne garantissent pas.»

Nawaz a fait l’éloge des libertés religieuses des États-Unis et a déclaré que les communautés religieuses étaient à l’avant-garde des mandats opposés parce qu’elles savent que leurs droits viennent de Dieu ou d’une puissance supérieure.
« C’est pourquoi la diversité religieuse est une force, car plus il y a de diversité dans la doctrine, la spiritualité et la culture, plus il est difficile pour l’État de monopoliser. Et plus il est difficile pour l’État de monopoliser, plus il est difficile pour l’État de devenir autoritaire.»

Nawaz a critiqué les grands gouvernements :

« Cette machine ne fait que faire pousser ce monstre, plus vous la nourrissez, plus elle grossit.

 Nous avons besoin de leaders communautaires avec de solides boussoles morales. Et des individus qui ont leur relation avec leur hiérarchie morale supérieure, qui peuvent guider les gens vers le bien au lieu de compter sur le gouvernement.
Avoir un guide moral supérieur peut contrer la tentative du gouvernement de nous induire en erreur.

Ce qui importe vraiment, c’est qu’il existe une hiérarchie morale dans laquelle vous croyez en un objectif supérieur. Si vous enlevez cela à la société, alors vous vous retrouvez dans une situation où il y a un vide…

·      L’État va alors combler ce vide…

·      Votre hiérarchie morale devient l’État…

·      Et vous suivez aveuglément la boussole morale que l’État vous fixe !»

 

Source : « The Epoch Times, 11 mars 2022 »

Traduction : Loup Rebel 



Parole de Psy
Loup Rebel
Parole de Psy

 

lundi 26 décembre 2016

Soumission consentie et servitude volontaire... tristes scories du pouvoir


(Parole de Psy)
Effets pervers et aliénants
d'une civilisation coercitive :
la “soumission consentie”
et la “servitude volontaire”.

Origines, causes, et conséquences.


Une empreinte matricielle dans la petite enfance...
... « Mon papa, ce héros qui m'aime ! »...
Pour l'enfant, son père est son héros préféré. Il voit en lui celui qui lui donne amour et protection. L'enfant voue à son père toute son admiration, et ce souvenir restera gravé dans son inconscient “ad vitam æternam”.

Quand vient l'adolescence, le jeune adulte se rebelle contre ce père, à cause de son autorité qui le prive des libertés qu'il convoite, ou du moins les restreint. C'est à ce moment-là que doit mourir le père idéal de l'enfance. Ce “meurtre symbolique” du père est nécessaire pour permettre à l'adulte de se délivrer de l'autorité du père.
En prenant conscience que l'autorité est l'ennemi de sa liberté, deux choix s'offrent alors au jeune adulte :
  1. Renoncer à sa liberté pour rester dans la nostalgie d'un père idéalisé, gravé dans l'inconscient, et consentir à l'autorité d'un père symbolique personnifié par le pouvoir.
    • Pouvoir politique.
    • Pouvoir religieux.
    • Ou mieux encore, pouvoir militaire.
    Le prix à payer pour cette soumission consentie, c'est la servitude volontaire, qui implique de renoncer à la liberté.
  2. Renoncer définitivement à la protection et l'amour d'un père, sans chercher à lui trouver un substitut dans un père symbolique idéalisé. Le prix à payer pour ce renoncement, c'est d'assumer sa responsabilité, en échange de la liberté.
    En deux mots, c'est “devenir anarchiste”...! (1)

La résurgence de la “matrice du père” :
La nostalgie pour le père explique donc l’énigme de la servitude volontaire et de la soumission consentie.
Un père symbolique vient se substituer au père “réel”, pour le remplacer dans l'inconscient individuel. Cet inconscient individuel et ce père symbolique peuvent alors fusionner dans l'inconscient collectif pour former un “père idéal”, commun à tous, désigné par l’élection au suffrage universel, et à qui chacun se soumettra “librement et volontairement”.
Ainsi, la servitude volontaire d’une partie du peuple permet au psychopathe de prendre la place du père symbolique pour soumettre les “"nostalgiques” du père et obtenir leur servitude volontaire.

Incarnation de la matrice du père par le pouvoir :
C'est exactement ce qui se produit dans les situations politiques postrévolutionnaires, sur un modèle de fonctionnement identique à celui des sectes et des partis politiques. Cette situation n'est pas sans provoquer un certain nombre de “résistances”, comme les appellent les psychanalystes. Car la servitude volontaire se double toujours d’une servitude involontaire reposant sur la crainte du pouvoir et souvent sur la terreur qu’il organise.

Avant le meurtre symbolique du père,
le meurtre réel du chef de la horde primitive...
Rien ne prouve que les premiers humains aient vécu en hordes dominées par un seul mâle, ni que le meurtre de ce dernier ait produit les sociétés égalitaires de la fin de l’ère glaciaire, ni que ce meurtre, incertain, forcément bien plus reculé que ne l’a cru Freud, a laissé des traces dans l’inconscient de tous les hommes.
Le refoulement du désir pour le père, en cause dans la nostalgie et le transfert sur un “père symbolique” qui le représente et le remplace dans l'inconscient, doit être distingué du déni de la réalité du meurtre, en cause dans la fondation de la civilisation.

Pour résumer en une phrase :
Tuez le tyran qui gouverne, le peuple ne tardera pas
à en réclamer un autre pour prendre sa place.

Dit autrement...
versus l’imposture démocratique de l’élection :
Tuez “symboliquement” le dictateur élu “légalement”, 
le peuple en élira un autre pour prendre sa place.

Dieu et les religions :

L’invention de Dieu relève également de cette “nostalgie du père”, Dieu venant symboliquement prendre la place du “Père idéal”, mais surtout d'un père idéalisé. Les religions, par la volonté de leurs magistères, ont parfaitement su exploiter cette “nostalgie du père” pour soumettre leurs adeptes et mettre à leur service la servitude volontaire qui en découle, pour servir les intérêts et le pouvoir du clergé.


Sur cette dernière image, la citation de Freud illustre parfaitement oh ! combien nous pouvons être victimes de nos illusions, “en toute bonne foi”, mais toujours par faiblesse, pour (tenter de) fuir les réalités qui nous déplaisent et nous contrarient.

Source : Un article de Gilbert Diatkine
(Revue Française de Psychanalyse)

Plan de l'article :

Servitude volontaire et terreur.
La horde primitive.
Le déni du meurtre du père.
Le meurtre fondateur de la civilisation.
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(1)
Définition de l'anarchie
Ne pas confondre
“anarchie” avec “anomie”.

L’anarchie, du grec ἀναρχία / anarkhia, composé de an, préfixe privatif (absence de), et arkhê, hiérarchie, commandement. Désigne l'état d'un milieu social sans gouvernement, la situation d’une société où il n’existe pas de chef, pas d’autorité unique, autrement dit où chaque sujet ne peut prétendre à un pouvoir sur l’autre. Il peut exister une organisation, un pouvoir politique ou même plusieurs, mais pas de domination unique ayant un caractère coercitif.

* Le terme anomie (du grec ἀνομία / anomía, du préfixe ἀ- a- “absence de” et νόμος / nómos “loi, ordre, structure”) est un concept qui caractérise, en sociologie, l'état d'une société dont les normes réglant la conduite de l'humain et assurant l'ordre social apparaissent comme inefficientes.

(Source : Wikipédia)
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L'anomie, comme désordre social, n'est donc pas à confondre avec l'anarchie.
L'anarchie renvoie étymologiquement à l'absence de hiérarchie, et désigne, au sens strict, une organisation sociale et politique sans autorité coercitive.
Le mot "anomie" se réfère à l'absence de règles, de structure, d'organisation.

Attention à la manipulation du pouvoir :
L'idée selon laquelle l'anarchie mènerait nécessairement à l'anomie est frauduleusement et intentionnellement répandue par les gouvernements qui exercent leur pouvoir sur le peuple, car les dirigeants politiques redoutent la volonté du peuple de se passer des “professionnels du pouvoir”, ce qui ruinerait toute ambition de carrière politique.

En réalité, l'anarchiste, c’est la terreur des psychopathes usurpateurs du pouvoir, et on les comprend...! Ils ont de quoi avoir la trouille, car avec l’épidémie des consciences qui se réveillent, il leur sera de plus en plus difficile de se maintenir dans cette imposture du pouvoir, et de continuer à exercer l’autorité arbitraire qui en découle.

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Parole de Psy
Loup Rebel
Parole de Psy

dimanche 29 mars 2015

La psychanalyse conduit-elle à l'anarchie ?

(Paroles de Psy)

Une « éducation » réussie sera celle qui aura su proposer
les moyens d'émanci­pation pour échapper à la tutelle...
de l'éducateur... et de son autorité.

Éduquer, disait Lacan, est « impossible ».
C'est sur cet impossible, autant que sur les « impasses de l'enseignant » et sa capacité à tenir une place subjective, que l'éducation érige la réussite... (ou l'échec !) d'un futur incertain de l'apprenant, être humain en devenir, adulte, éclairé et libre. Par « enseignants », il faut entendre parents, profs, éducateurs, et autres éveilleurs de conscience...

Là où l'éducation a échoué dans son rôle émancipateur, la question se pose de savoir si la psychanalyse nous fait évoluer de l'inconscient chaotique et insociable vers le conscient structuré, domestiqué, dompté, maîtrisé, disci­pliné... ou bien vers une conscience libertaire ? 

La rumeur urbaine affirme que, à notre conscience structurée, s'oppo­se­rait un inconscient chaotique. Il peut paraître en effet séduisant de définir l’incons­cient comme anarchiste et de réduire la psychanalyse à un simple rôle de normalisation. En gros, une fois soigné, le révolutionnaire deviendrait soumis à l'autorité de la pseudo-démocratie. Avec Jacques Lesage de La Haye, anar­chiste militant, psychanalyste, écrivain, ancien taulard, on est invité à une réflexion un peu plus nuancée, au-delà des apparences et des idées reçues.

L’inconscient est en chacun de nous un univers de pulsions, de désirs, d'émotions, d'affects et de sentiments enfouis et refoulés qui semblent se jouer de toute règle sociale. Cet inconscient obéit à des principes de fonctionnement primaires qui échappent aux lois les plus élémentaires de la vie en collectivité.

Cela peut se traduire par « moi d'abord » ! Ou encore : « Je n'accepte aucun interdit ». Ensuite : « je veux tout, tout de suite, et tout le temps ». Enfin : « J'élimine tout ce qui se trouve en travers de ma route ».

Nous retrouvons un peu l'espèce animale, seulement plus élaborée, affirmée, pré-conscientisée ou verbalisée. Ce n'est pas cela que l'on appelle l'anarchie. Cette théorie politique implique l'auto­discipline, l'ordre, sans la hiérarchie et l'autorité qui en découle bien sûr, mais avec la gestion directe, qui est essentiel­lement collective et consensuelle.

Évidemment, l'inconscient fait preuve de violence, de colère, de révolte, d'esprit de contestation et même de subversion. Cela survient, lorsqu'il est frustré. Nous retrouvons bien là les immenses capacités de création, mais aussi de destruction de l'être humain. La pulsion de vie devient parfois malade, morbide, agresse autrui ou se retourne contre elle-même et s'automutile.

C'est ce qui a poussé Freud à croire en l'existence d'une pulsion de mort. Cela traduit surtout son pessimisme radical, alors qu'il s'agit seulement d'une évolution patho­logique de la pulsion de vie.

En tout cas, l'anarchisme ne se réduit pas à la violence, à la révolte, à la contestation et à la révolution. La violence peut-être raciste, la révolte religieuse intégriste, la contestation fasciste et la révolution marxiste-léniniste. Limiter l'anarchisme à ces critères revient à tomber dans le panneau classique où il n'est question que de désordre, de violence et de chaos. Ce schéma sert le pouvoir en place. Il suffit de lire ou d'écouter les journalistes et les hommes politiques, lorsqu'ils parlent d'anarchie.

L’inconscient, dans ce sens, n’atteint pas un niveau suffisant d’organisation, de conscience (et pour cause !), ni de prise en compte de la dimension collective, pour parvenir à des comportements réellement libertaires.

Pourtant, nous pouvons admettre que l'inconscient paraît libertaire, au sens primaire du terme qui implique le refus de toute contrainte. Mais nous savons bien qu'il s'agit là d'un cliché populaire ne correspondant en rien à la véritable définition de l'anarchisme. Il s'agit tout de même d'un projet de société faisant appel au sens le plus élevé de la responsabilité humaine, ce qui n'est le cas ni du communisme, ni du libéralisme, ni même de la social-démocratie. Ces sys­tèmes sont basés sur l'autorité, la con­trainte, et l'exploitation de l'homme par l'homme. La langue de bois et la phrasé­ologie idéologique leur servent d'alibi et de rideau de fumée.

Nous sommes bien là dans le principe de plaisir de l'élite au détriment du plus grand nombre. Le principe de réalité de l'anar­chisme ne privilégie personne et s'applique à produire le bien-être de tous, ou en tous cas de le favoriser.

Un dernier point reste à aborder : la psycha­nalyse, qu'elle soit exclusi­vement verbale, ou bien émotion­nelle et corpo­relle, vise à libérer l'individu de ses con­traintes intérieures et de ses inhibi­tions. Par ailleurs, elle nous amène à nous différencier de l'autre et donc à prendre son désir en considé­ration. Il ne s'agit plus de vouloir tout, tout de suite, et tout le temps. Le sujet devient donc libre et respectueux de la liberté d'autrui. Ce qui est profon­dément libertaire.

Les patients ne deviennent pas tous libertaires en fin d'analyse. Sans doute en raison de leurs limites personnelles, leurs inhibitions, et surtout à cause du respect insuffisant d'autrui. Mais bien plus encore par ailleurs, ne l'oublions pas, à cause de leur psychanalyste qui, tout à fait inconsciemment, leur aura transmis ses propres limites, théoriques, dogmatiques, philosophiques, politiques ou idéologiques.

Le psychanalyste, attentif à ne pas interrompre le processus d'éveil de son patient, lui permet d'aller jusqu'au bout de lui-même et de s'ouvrir pleinement à la vie. L’analysé sera désormais totalement libre et respectueux également de la liberté d'autrui. Il pourra même aller jusqu'à se sentir vraiment libre seulement si l'autre l'est aussi complètement. Cela ne signifie pas qu'il rencontrera les théories anarchistes sur son chemin. Mais son comportement sera, en réalité, profondément libertaire.


Parole de psy
Paul Dussert
Paul Dussert

mercredi 7 janvier 2015

Des pervers psychopathes au pouvoir

(Paroles de Psy)


Le masque du pervers psychopathe :
  • Charme de circonstance et bonne « intelligence »
  • Absence de délires ou de tout autre signe de pensée irrationnelle
  • Absence de manifestations psychonévrotiques
  • Sujet qui inspire confiance et en qui on croit pouvoir compter
Derrière le masque :
  • Loquacité et charme superficiel
  • Surestimation de soi
  • Propension au mensonge pathologique
  • Tendance à la mégalomanie
  • Duperie et manipulation
  • Absence de remords et de culpabilité
  • Affect superficiel
  • Insensibilité et manque d’empathie
  • Tendance au parasitisme
  • Violation ou détournement des lois
  • Diversité des illégalités commises par le sujet
  • Incapacité de planifier à long terme et de façon réaliste
  • Incapacité d’assumer la responsabilité de ses faits et gestes
  • Égocentrisme pathologique et incapacité d’aimer

Ne voyez-vous pas dans cette liste toutes les caractéristiques des élus au pouvoir ?

Allons plus loin dans la connaissance du pervers psychopathe  :
Contrairement à la croyance populaire et à ce que véhiculent souvent les médias, la plupart des pervers psychopathes ne sont pas de grands criminels dans le sens littéral du terme, et encore moins des tueurs en série, des tueurs de bordées ou des tueurs de masses.

Au contraire, certains d’entre eux, de par leur structure de personnalité et une intelligence au-dessus de la moyenne (ce qui est souvent le cas), parviennent à se hisser au sommet de la pyramide sociale et occuper ainsi des rangs importants, au sommet de l'État par exemple, ou dans les plus grandes entreprises. Ces psychopathes-là commettent parfois des actes antisociaux en tant que tels, et posent dans tous les cas des actes que la morale réprouve :
  • Mensonge,
  • Manipulation,
  • Fourberie,
  • Séduction malveillante,
  • Charme hypocrite,
  • Escroquerie,
  • Corruption,
  • Égocentrisme pathologique,
Quelles différences entre le sociopathe et le psychopathe ?
Le psychopathe est un individu qui agit en fonction de ses instincts sans éprouver d'empathie, ne tenant aucun compte des effets destructeurs de ses agissements sur les autres. Il est capable de tout pour parvenir à ses fins et assouvir ses motivations.

Le psychopathe connait parfaitement le monde qui l'entoure et il exploite cette connaissance pour son propre intérêt.

Le sociopathe, lui, n'a pas de notion de norme sociale. Il ne comprend pas le monde qui l'entoure et c'est cette incompréhension qui le pousse à accomplir des actes malfaisants.

Points communs entre le sociopathe et le psychopathe :
L'un comme l'autre ne ressent pas d'empathie en voyant quelqu'un souffrir, et enfin il ne ressent aucune culpabilité quant à l'exécution de ses actes.
Les signes révélateurs du pervers psychopathe
Le psychopathe n’a pas conscience de son déséquilibre psychique. C’est un trouble de la personnalité qui n’altère en rien la félicité de l'individu, mais engendre un état psychique qui le pousse à être insensible aux critères éthiques et aux lois de sa communauté. Les individus psychopathes peuvent être dangereux en faisant preuve d’un comportement potentiellement criminel, en organisant des mises en scène délétères, ou en se faisant du mal ainsi qu’à d’autres. Si vous pensez connaître quelqu’un qui souffre de ce trouble, lisez cet article pour savoir si votre intuition ne vous a pas trompé(e) : ⏩Le masque du psychopathe⏪
Avertissement : seul un professionnel spécialisé est en mesure d’établir un diagnostic avéré de ce déséquilibre psychique. Si vous pensez que vous ou une personne que vous connaissez souffrez de ce trouble, demandez à recevoir une aide psychologique et/ou médicale adaptée.
1– Observez la personnalité et le comportement de la personne
Les psychopathes sont habituellement extrêmement charmants et charismatiques. Leur personnalité est décrite comme magnétique et, de ce fait, elle génère beaucoup d’attention et d’admiration des autres. Les sociopathes ont souvent tendance à avoir une forte énergie sexuelle et peuvent verser dans toutes sortes de perversions sexuelles ou être obsédés par le sexe.
  • Les psychopathes sont de grands orateurs. Ils utilisent habituellement un langage poétique et sont capables de délivrer de longs discours ou des histoires passionnantes. Ils sont doués pour captiver l’attention de ceux qui les écoutent.
  • Les psychopathes ont la folie des grandeurs et se sentent souvent destinés à certaines classes sociales, avec des ambitions pour atteindre les plus hautes fonctions sociales et politiques. Supportant mal d’être contredits, ils ont tendance à imposer leurs convictions et opinions, et méprisent les opinions des autres.
  • Les psychopathes sont rarement timides, hésitants ou avares en paroles. Capables de dissimuler leurs émotions et sentiments, les plus raffinés savent jouer habilement avec les affects des autres. Au contraire, les plus vulgaires ont du mal à contenir des réactions émotionnelles comme la colère, l’impatience ou l’ennui, s’en prennent constamment aux autres et réagissent vivement à leurs émotions.
2– Tenez compte du comportement passé et présent de la personne
Les psychopathes expriment un comportement faussement spontané et audacieux. Ils semblent se comporter en dehors du cadre des normes sociales et peuvent faire des choses bizarres, risquées ou scandaleuses sans mesurer les conséquences de leurs actes.
  • Les psychopathes ne sont pas tous des criminels, tant s’en faut. En revanche, ils sont experts en escroquerie, avec des capacités illimitées à toutes sortes de malversations, de l’abus de confiance à la piraterie, en passant par la spoliation, la tromperie, l’usurpation, l’extorsion, la fraude, le racket, la kleptomanie, le cambriolage, le vol à main armée, etc., et potentiellement le meurtre. Certains sociopathes sont des criminels, ou susceptibles de le devenir.
  • Les psychopathes sont des menteurs professionnels. Ils inventent des histoires et font des déclarations aussi exotiques que mensongères, mais grâce à leur assurance et à leur audace, ils sont capables de donner de la crédibilité à leurs mensonges.
3– Observez les relations qu’entretient cette personne avec les autres.
Comme les psychopathes ont un tempérament de chef, ils sont généralement capables d’attirer un certain type de personnes. Ces dernières ont tendance à être des individus plus faibles et plus passifs qui ont été intoxiqués par le charme du psychopathes, ou fascinés par son charisme, son bagou, ou son opiniâtreté.
  • Les psychopathes sont incapables de ressentir de la culpabilité ou de la honte pour ce qu’ils ont fait. Ils s’excusent rarement pour leur comportement et ne sont pas conscients des conséquences émotionnelles, physiques et finan­cières de leurs actes. Ils finissent par trahir, menacer et blesser les personnes de leur entourage sans éprouver aucun remords.
  • Les psychopathes sont manipulateurs. Ils essayent constamment d’influ­encer et de dominer les gens autour d’eux et ont tendance à rechercher des situations où ils peuvent exercer un pouvoir.
  • Les psychopathes sont incapables de ressentir de l’amour et ont été susceptibles de ne pas avoir entretenu de relations amoureuses saines et heureuses dans le passé. Ils ne se préoccupent que de leurs propres intérêts et se servent de la compassion comme d’un outil pour manipuler les autres, mais ne sont pas sincèrement compatissants.

Pour plus d’informations sur le pervers psychopathe, lire l’article détaillé de Geneviève Schmit, Thérapeute et Analyste comportementale : ⏩Le masque du psychopathe⏪

L'objectif de ce type de pervers psychopathes est de progresser dans une irrésistible ascension sociale et conquête de pouvoir et de reconnaissance. Une fois arrivés au pouvoir, ils entendent écrire la loi « à leur manière », de façon à se protéger contre toute condamnation pour les actes antisociaux qu'ils ont la ferme intention de commettre.

Leur absence d'empathie en fait de dangereux législateur
Une fois au pouvoir, et après avoir écrit les lois qui les mettent à l’abri de toute condamnation, ils sont prêts à pousser sans la moindre vergogne des millions de femmes et d'hommes dans la plus sordide misère. Et le pire de tout : ils le font avec la complicité desdits millions de victimes, grâce à leur imparable capacité à dissimuler cette absence d'empathie, par la tromperie et la simulation, leurs aptitudes à jouer la comédie, à faire semblant, à mentir sans sourcilier.

De nombreux philosophes l’on souvent répété : « Le pouvoir rend fou ». La folie ici se pare des habits du pervers psychopathe.

Mais il faut savoir qu’en réalité : 
Avant l’accès au pouvoir, les prédispositions à la perversion et à la psychopathie sont là.
Ce sont elles qui poussent le prédisposé à être candidat au pouvoir... pour épanouir et développer lesdites prédispositions.

De fait, tout candidat au pouvoir est, par essence, un pervers psychopathe en puissance, avéré ou en devenir(2).
Alternative pour désigner les représentants politiques :
Il serait temps de désigner nos représentants parmi des femmes et des hommes qui n'ont jamais nourri l'objectif pervers d'accéder au pouvoir.

Les Grecs de l'antiquité avaient conscience de cette réalité. Leur grande lucidité les avait conduits à désigner les magistrats en charge de la république par tirage au sort.
Aujourd’hui, en France, le tirage au sort est le seul rempart contre la délinquance politique en bandes organisées.

La vidéo ci-dessous présente le cours magistral dirigé par Pierre Rosanvallon au Collège de France, sur la démocratie délibérative par tirage au sort, avec la participation de Yves Sintomer

Tirage au sort et politique :
de l’autogouvernement républicain à la démocratie délibérative
Cours magistral au Collège de France, dirigé par Pierre Rosanvallon diplômé de l'École des Hautes Études Commerciales (HEC) titulaire d'un Doctorat d’État en lettres et sciences humaines
Projet pour une VIe République
Quelques suggestions pour « constituer » une nouvelle démocratie. En tout premier lieu, rédiger une « constitution », écrite par les citoyens, pour les citoyens, et approuvée par le peuple français.

Création d’une assemblée citoyenne
Dans cet objectif, une assemblée citoyenne sera constituée. Une « Assemblée Citoyenne Constituante », dont les membres seront désignés par tirage au sort sur les listes électorales. Chaque citoyen inscrit sur la liste électorale de sa résidence principale est éligible à l’Assemblée Citoyenne Constituante. Chaque citoyen est libre de décliner son éligibilité, s’il ne veut pas participer à cette assemblée citoyenne. Le citoyen qui refuserait son éligibilité perd son droit à participer aux débats et aux décisions pour adopter la nouvelle constitution. Conditions pour valider l’éligibilité des citoyens inscrits sur les listes électorales :
  • Virginité totale du passé judiciaire, pénal, et fiscal.
  • Zéro condamnation, même pour délits mineurs.
  • Disposer des droits civiques (acquis à l’âge de 18 ans), et ne jamais en avoir été déchu pour quel que cause que ce soit.
  • Ne pas faire l’objet d’un placement sous tutelle ou curatelle.
  • Conditions de santé physique et mentale à définir dans le cadre de dispositions approuvées par un comité d’experts indépendants du pouvoir actuel.

Il est temps que nous sortions de notre léthargie, et de notre état d'hypnose devant la télé. Écrivons nous-mêmes notre constitution !


Lien à ne pas manquer : « Une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens »

(1) Échantillon d'une douzaine de représentants du pouvoir sous la Ve République (liste non exhaustive).

(2)Je ne parle pas ici des femmes et des hommes bien intentionnés qui se mettent au service du bien commun (en zone rurale notamment), pour assurer la bonne gestion de la commune avec la complicité des habitants, et sous leur contrôle.

Parole de Psy
Loup Rebel
Parole de Psy
Lien à ne pas manquer : « Une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens »