vendredi 22 avril 2016

Le gouvernement et les pouvoirs qui le gouvernent


(Le billet de Loup Rebel)
Un message qui s'adresse aux électeurs
dont l'intelligence a été trompée,
et qui ne veulent plus cautionner
un système pernicieux en donnant
leur voix à des imposteurs d'un
faux pouvoir déguisé en démocratie.
Au moment de déposer son bulletin dans l'urne, l'électeur est convaincu du pouvoir que lui donne son "droit de vote".
Et au nom de ce droit sacré qu'il considère comme un privilège inestimable, à l'abri des regards dans l'isoloir, il éprouve une jouissance toute particulière à glisser le bulletin portant le nom du candidat en qui il place toute sa confiance dans l'enveloppe, avant de glisser fièrement le tout dans l'urne. Son geste est suivi d'une annonce solennelle à son adresse qui lui procure une deuxième jouissance : "a voté !"



Malheureusement pour l'électeur, la force du pouvoir absolu, c'est de ne jamais montrer son visage. Laisser croire aux populations que leur gouvernement détient la plus haute autorité permet aux pouvoirs de l'ombre d'agir en toute impunité.



Voilà pourquoi les campagnes électorales ne sont qu'une pitoyable mise en scène, car pour se faire élire le candidat fait des promesses qu'il n'est pas en son pouvoir de tenir. Le vainqueur d'une élection sera toujours le plus habile dans l'art du mensonge et de la tromperie.


Le pouvoir absolu du capitalisme ainsi exercé par le biais des gouvernements successifs sur les populations semble moins barbare qu'au moyen âge, mais cette apparence ne le rend pas plus acceptable ni moins infâme que le pouvoir féodal reposant sur l'existence de fiefs et de domination des seigneurs sur ses vassaux. Il faut être naïf pour ne pas le voir.


Et pourtant, les populations ne semblent pas se rendre compte où se situe réellement le pouvoir, et l'électeur demeure dans la croyance qu'à la prochaine élection il aura, lui, le pouvoir de faire changer les choses en donnant sa voix à un nouveau candidat dont les promesses seront tenues, cette foi-ci.



Quand tu protestes contre les lois assassines décrétées par ton gouvernement, tu te cognes contre sa milice armée qui te fait taire à coup de matraque.
C'est celui qui te donne un coup de matraque sur la gueule qui décrète que tu mérites ce coup de matraque.



Et avec le mandat de quelle instance populaire accomplit-il ce geste...? Avec le mandat des électeurs qui ont fait sortir des urnes les représentants du pouvoir. Croyant en toute bonne foi désigner son représentant, l'électeur donne en réalité sa voix à un porte-flingue de la mafia capitaliste.


La duperie du système représentatif est démasquée. Elle sera dénoncée sans relâche, et de façon exponentielle.
Soyons optimistes : selon les premières estimations, la majorité des Français disposerait d'une intelligence suffisamment éclairée pour comprendre ça, et comprendre qu'ils ont été trompés. Le nombre d'abstentionnistes aux prochaines élections le confirmera... ou pas...!

Seuls les plus attardés, et les larbins du pouvoir continueront à le défendre.
Et une nouvelle fois dans son histoire, la France connaitra des moments noirs comme au temps où elle était divisée en trois :
  • Les collabos, qui soutiennent le pouvoir et son système répressif.
  • Les résistants, qui s'opposent au régime et à ses milices armées.
  • Les lâches, qui se rangent toujours du côté du plus fort.

La débilité des par­rains du capi­ta­lisme, c'est de croire que les sala­riés qu'ils licen­cient ne sont pas les "clients" qu'ils cher­chent à séduire pour con­som­mer les mar­chan­dises désor­mais produites par les ma­chi­nes et les robots. Mais... n'est-ce pas ce qu'on appelle "scier la branche sur laquelle on est assis"...?
« L'idéologie capitaliste privilégie l’image à la chose, la copie à l’original, la représentation à la réalité, l’apparence à l’être.
L'organisation sociale qui en découle est une société du spectacle et du fétichisme de la marchandise, où le vrai est un moment du faux.
 »   (Guy Debord)

Si les pouvoirs qui nous gouvernent ne sont pas des pouvoirs élus, à quoi sert l'élection...?
Et à quoi sert l'électeur ?
Pourquoi n'enseigne-t-on pas ça dès l'école primaire ?
Pourquoi, à l'école, on nous a appris à croire que les élus représentent le peuple, alors qu'ils représentent les acteurs de l'ombre qui dirigent le monde ?
Et pourquoi l'Éducation enseigne-t-elle des fausses croyances, plutôt que la réalité ?

La dictature des faussaires de la démocratie
Avec la complicité de l'Éducation nationale, nous avons tous cru que la France était une démocratie. En creusant un peu le sujet, nous découvrons l'imposture...

Ces escrocs qui se font élire
Les professionnels de la politique, bien que supposés représenter les électeurs 
qui les ont portés au pouvoir, ne représentent pas les Français.

« Mouseland », le pays des souris
Quand les souris élisent des chats pour les gouverner...




Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

mercredi 13 avril 2016

Il était une fois...
les Panama papers...


(Le billet de Loup Rebel)
Un épisode de l'Histoire
qui se déroule au cœur
de la société du spectacle.
En nous dévoilant un morceau de la peau du monstre, les médias se donnent la bonne conscience apparente dont ils ont besoin pour nous faire croire que leur mission serait de nous informer de la réalité du monde.

En réalité, les médias nous donnent à voir l'arbre qui cache la forêt. Encore une fois, le spectacle montré sur la scène politique cache l'envers du décor : « un monde où l'illusion est sacrée, et la vérité devient profane ». Et pour s'assurer la mise au secret de la réalité, quiconque dénonce la tromperie est accusé de propager de fausses vérités et de faux complots.


La société du spectacle dans laquelle nous vivons depuis plus d'un demi-siècle a besoin d'intrigues pour tenir en haleine les spectateurs passifs. Et pendant ce temps-là, la servitude volontaire reste en dessous du niveau de la conscience collective et individuelle, afin que perdure l'esclavage moderne au service des souverains, à la tête du cartel mondial de la finance.

Mais que font les politiques "au pouvoir", rouscailleront les indignés ? Il serait temps pour ces protestataires naïfs de s'apercevoir que les chefs d'État et de gouvernement jouent le rôle qui leur a été attribué par les parrains du cartel, grands manitous de la mise en scène du spectacle planétaire, à savoir un rôle de figurant.

À voir pour comprendre les manipulations de masse par les médias :
Des vidéos avec Noam Chomsky, linguiste et philosophe connu du grand public par son parcours engagé dans la mouvance anarchiste :
Extrais des vidéos ci-dessus :
« Notre point de vue est que les médias, entre autres fonctions, jouent le rôle de serviteurs et de propagandistes des puissants groupes qui les contrôlent et les financent. Les porteurs de ces intérêts ont des objectifs précis et des principes à faire valoir, ils sont aussi en position d'infléchir et d'encadrer l'orientation des médias. Cela ne s'opère généralement pas au moyen d'interventions directes et grossières, mais plutôt grâce à un personnel politiquement aux normes et l'intériorisation par les rédacteurs et les journalistes des priorités et des critères définissant ce qu'est une information valable en conformité avec les politiques de l'establishment. »

Dans ces quatre vidéos, Noam Chomsky s'appuie sur ses réflexions réunies dans ses deux récents ouvrages « illusions nécessaires » et « la Fabrication du consentement ». Ces vidéos montrent comment les sociétés démocratiques, dont les populations non contraintes par la force, sont soumises à des formes plus subtiles d'oppression idéologique. Sont examinés le pouvoir de l'information et les forces qui s'exercent sur sa formulation et sa propagation dans la société.

À lire également :



Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

dimanche 3 avril 2016

Les médias au service de la gouvernance
pour la « Fabrication de l'opinion »


(Le billet de Loup Rebel)
On le sait, les journalistes et les médias de masse sont utilisés
pour agir comme de véritables agents de la propagande politique.
Mais jusqu'à quel point, et comment s'opèrent les manipulations ?
On dit souvent des médias qu'ils jouent un rôle important dans la gouvernance politique d'un pays, alors que ce que nous attendons d'eux, c'est qu'ils nous informent sur les faits, en nous rapportant les évènements de la façon la plus objective possible.

Malheureusement, ce n'est pas souvent le cas, même s'il existe des journalistes parfaitement honnêtes et intègres dans leur travail d'investigation.

La question qui se pose alors, est de savoir par qui, et comment, les médias sont-ils manipulés ?

Pour comprendre les rouages de la propagande, il faut déjà savoir que « les pouvoirs qui nous gouvernent ne sont pas les pouvoirs élus. Ce sont les marchés financiers, ce sont les grandes entreprises, ce sont les "acteurs de l'ombre" qui ne sont en aucun cas en position de responsabilités politiques », comme le précise Loïc Blondiaux dans son dernier livre, « La fabrique de l'opinion ».

Le véritable pouvoir qui dirige le monde est un gouvernement invisible. La puis­sance de sa domination, c'est la manipu­lation médiatique des masses, véritable arsenal moderne et sophistiqué de propa­gande. L'objectif est de per­su­ader les populations de participer (sans qu'ils le sachent) à l'enrichissement personnel des membres de ce gouvernement invisible.

Mais qu'est-ce donc que ce gouvernement invisible ?
Ce gouvernement invisible est un cartel rassemblant les parrains de la finance, les barons de l'industrie et des médias, les institutions indépendantes mondiales, le tout étant alimenté par l'impuissance des élus. C'est une oligarchie invisible qui accapare le pouvoir pour ses propres intérêts. La liste des membres de ce cartel n'est plus un secret aujourd'hui, et si votre curiosité vous pousse à y jeter un œil, il vous suffit de consulter la liste des participants aux meetings annuels du Bilderberg-Groupe (à voir également, cette petite vidéo sur le Bilderberg-Groupe).


Les acteurs de l'ombre du gouvernement invisible utilisent des techniques de gouvernance "silencieuses", invisibles et sournoises : la manipulation des populations et des responsables politiques, voire la corruption si besoin. Et l'une des meilleures façons d'influencer et persuader les gens, c'est de les toucher au niveau des émotions, en s'attaquant à leurs instincts, et à leur inconscient. Pas besoin de relater les faits, il suffit de leur faire peur, de frapper leur imaginaire avec de la violence, par exemple, des attentats qui tuent des innocents au hasard...

Pour cela, les évènements marquants sont "exploités" par les médias. En l'absence d'évènements réels, le gouvernement invisible peut en créer pour alimenter la machine communicante qui s'engouffre dans la brèche émotionnelle du scoop qui sortira le badaud de sa torpeur nonchalante.

En France, le régime politique est organisé autour de trois pouvoirs :
La croyance est que les médias seraient un quatrième pouvoir... En réalité, les médias sont instrumentalisés et il serait plus juste de dire qu'ils n'ont aucun pouvoir autonome, mais qu'ils sont l'instrument par excellence du gouvernement invisible, celui-ci se gardant bien de détromper le public sur sa fausse croyance. En cas de problème, c'est l'instrument du pouvoir qui est accusé, est non le pouvoir lui-même.

Si les médias avaient le pouvoir que le public imagine, leur devoir serait de contrôler les trois pouvoirs du régime en place, et d'en rendre compte au public.

Dans les faits, cela ne se passe pas du tout ainsi. Les journalistes et les dirigeants des grands médias de masse, des principales chaines de télévision notamment, sont utilisés pour agir comme de véritables agents de la propagande. Certains remplissent cette mission de propagande en toute connaissance de cause, d’autres font l’autruche, feignant ignorer les marionnettistes pour qui ils travaillent, d’autres encore ne le savent même pas, et n'ont pas conscience qu'ils servent la cause des acteurs de l'ombre qui les utilisent à leur insu. À son insu, le journaliste devient l'idiot utile du gouvernement invisible... pour faire de nous, à notre insu également (mais de moins en moins), les serviteurs des acteurs de l'ombre.

Et si les acteurs de l'ombre du gouvernement invisible jugent nécessaire pour leurs intérêts de déclencher une guerre, leur objectif sera alors de persuader les populations réticentes de participer à la guerre. 
Lorsqu'un chef d'État a l'intention d'entrer en guerre, il va devoir la vendre à son peuple. Une fois le peuple convaincu, la guerre devient une évidence, car elle est envisagée comme la meilleure solution pour résoudre tous les problèmes : chômage, pauvreté, coup du travail, perte des valeurs morales, migration, etc.

À lire aussi : 
Un exemple typique de manipulation dans Le Figaro du 1er avril 2016, commenté et publié dans une page Facebook :
À voir également : 
Des vidéos avec Noam Chomsky, linguiste et philosophe connu du grand public par son parcours engagé dans la mouvance anarchiste :
Extrais des vidéos ci-dessus :
« Notre point de vue est que les médias, entre autres fonctions, jouent le rôle de serviteurs et de propagandistes des puissants groupes qui les contrôlent et les financent. Les porteurs de ces intérêts ont des objectifs précis et des principes à faire valoir, ils sont aussi en position d'infléchir et d'encadrer l'orientation des médias. Cela ne s'opère généralement pas au moyen d'interventions directes et grossières, mais plutôt grâce à un personnel politiquement aux normes et l'intériorisation par les rédacteurs et les journalistes des priorités et des critères définissant ce qu'est une information valable en conformité avec les politiques de l'establishment. »

Dans ces quatre vidéos, Noam Chomsky s'appuie sur ses réflexions réunies dans ses deux récents ouvrages « illusions nécessaires » et « la Fabrication du consentement ». Ces vidéos montrent comment les sociétés démocratiques, dont les populations non contraintes par la force, sont soumises à des formes plus subtiles d'oppression idéologique. Sont examinés le pouvoir de l'information et les forces qui s'exercent sur sa formulation et sa propagation dans la société.


Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

dimanche 27 mars 2016

De la servitude volontaire à l'imposture du pouvoir


(Le billet de Loup Rebel)
Le pouvoir pose un principe d'inégalité entre les Hommes.
Si aucun pouvoir n'est conforme à l’équité, alors, pas plus les aristocrates que le peuple ne peuvent y prétendre.
Riche ou pauvre, personne n'est légitime à détenir le pouvoir.

Entendons-nous bien sur ce mot "pouvoir" :
  1. Il y a le verbe pouvoir : tu peux, je peux, nous pouvons, ils peuvent, etc. Ce mot flaire bon la liberté et la possibilité d'agir ! 
  2. Et puis il y a le substantif, "LE" pouvoir, généralement associé a un verbe possessif (avoir, prendre) : tu as le pouvoir de... ils ont le pouvoir de..., etc. Ou encore : tu as pris le pouvoir sur ton frère... mais... en vertu de quoi te l'es-tu approprié ce pouvoir ? Comme ce mot est abject, oppressif dans ce qu'il sous-tend de domination et de soumission.
Oh combien le verbe "pouvoir" est prometteur, dans les possibles réalisations qu'il sous-tend. Quand tu le conjugues à la première personne, il te donne un sentiment de liberté... 

Quant au second, le substantif, il désigne un pouvoir qui se prend, se perd, se reprend, par la force ou la ruse, la tromperie ou la séduction, la trahison ou la corruption. Quand ce pouvoir s'exerce sur toi, il te contraint, te confisque ta liberté, et même ta vie si tu n'y prends pas garde. Un pouvoir de dupe.
À moins que tu t'y soumettes, par gout ou par intérêt ?
Dans ce cas, ta servitude volontaire te conduit tout droit à l'avilissement de ta personne.

En politique, puisqu'on en vient toujours à la politique, aucun pouvoir ne peut se revendiquer d'une quelconque légitimité à s'exercer sur autrui. Ce pouvoir-là, c'est le symptôme de la relation qui lie le psychopathe à ceux qui se soumettent à lui, voire qui l'adulent avec condescendance et génuflexion.

Toujours, le pouvoir est une emprise exercée par un dominateur qui se prétend le maître de son semblable qu'il considère comme son larbin soumis à des obligations d'allégeance envers lui.

Le chien se couche quand son maître le lui demande, le chat, non. D'aucuns diront peut-être que je suis "chat"...? Et toi, es-tu chien ou chat ?

Je suis et resterai un athée du pouvoir et de toute domination arbitraire, héritage toxique légué par les théocraties, avec le droit divin, et les monarchies qui se référaient au même asservissement divin par procuration.

Rien, ni personne, n'aura le pouvoir (encore lui...!) de changer mon positionnement, ni de me contraindre à me soumettre à quoi que ce soit ni qui que ce soit qui revendiqueraient un pouvoir.

La servitude volontaire, ce n'est pas ma tasse de thé. Aucun pouvoir ne saurait être légitime, car le pouvoir est la domination d’un imposteur qui se déclare supérieur à son semblable qu’il subordonne arbitrairement.
Cela dit, je ne fais que donner ici mon point de vue, sachant pertinemment qu'il y aura toujours, quelque part, des soumis face à des psychopathes, convaincus l'un comme l'autre que le pouvoir est un mal nécessaire.

Pour n'appartenir ni aux uns, ni aux autres, efforce-toi de suivre les dix comman­dements du citoyen libre si tu veux en devenir un... 

Lecture : relire (ou lire) "La République" de Platon, ça peut aider à comprendre que le pouvoir rend fous... non seulement ceux qui le détiennent, mais aussi ceux qui veulent le prendre... Et lorsque le pouvoir arrive à l’apogée de sa folie, on peut s'attendre à voir la psychose gagner également les sujets soumis à sa domination...


Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

lundi 8 février 2016

La prostitution à l'ère du
fétichisme de la marchandise


(Le billet de Loup Rebel)
La sexualité est l'activité qui a le
plus fort pouvoir de réduire l'agressivité
et la violence au sein d'une population.

« Faites l'amour, pas la guerre »
Un sujet brulant qui divise le monde. La première question qui se pose à un esprit critique, c'est de chercher à comprendre pourquoi la prostitution est une activité criminelle dans certains pays, et pourquoi elle est une activité légale et réglementée dans d'autres pays, dont l'Autriche, l'Allemagne, la Grèce, les Pays-Bas, la Suisse, le Mexique, l'Australie, la Colombie, et beaucoup d'autres.

La prostitution aurait débuté il y a environ 4 à 5 000 ans, en même temps que l'apparition des "marchés", où s'organisait le commerce entre les humains. Il devenait alors possible de se procurer des marchandises et des services sur ces marchés. La loi de l'offre et de la demande trouve son origine à cette même époque. Le monde actuel s'est érigé autour de ce principe, porté à son apothéose depuis qu'il a été "introduit en bourse"... Au cours du XIXe siècle, il a donné naissance à une nouvelle religion incarnée par le capitalisme, avec son nouveau Dieu — l'argent —, et le fétichisme de la marchandise.

Dans cette nouvelle religion, tout se raconte avec des chiffres. Tout se conte en "valeur", non pas valeur morale, mais valeur marchande. Les contes deviennent les comptes, les récits sont remplacés par les statistiques, et les humains par des "produits" qu'on peut louer, acheter, et vendre sur le marché de l'emploi. Tout est organisé en "marchés", sur lesquels on achète, on vend, et on loue toutes les sortes de marchandises. Par exemple, vous pouvez louer un être humain pour lui faire produire de la "valeur", sous forme de marchandises ou de service, que vous irez vendre sur les marchés.

Selon les pays et les régimes politiques qui les gouvernent, certaines marchandises sont prohibées, certains services également. Dans ces pays, le commerce de ces produits et services prohibés passe sous le contrôle des criminels. Les taxes sur les transactions ne pouvant pas être perçues par les gouvernements, ceux-ci déclarent l'activité illégale et criminelle. Parmi les plus grands marchés tenus par ces hors-la-loi, citons celui de la cocaïne, 70 milliards de $*, et celui du sexe, 60 milliards de $*. Un jour, une loi peut transformer un criminel en honnête commerçant, comme ce fut le cas en 1933 aux États-Unis quand le 21e amendement annula la prohibition de la consommation d'alcool.
* Chiffres pour les États-Unis.

Aborder la prostitution sous l'angle des statistiques et des chiffres au niveau mondial, c'est prendre le risque de la réduire à une activité criminelle, puisqu'elle est prohibée ici, et pas là. Les plus virulents détracteurs n'hésitent pas à crier haut et fort leur utopie : l'éradication pure et simple de toute activité sexuelle tarifée, par la répression. Mais l'expérience montre que la répression est impuissante à contrôler la prohibition des pulsions incoercibles (alcool, drogue, sexe, etc.). Si c'était le cas, ne pourrait-on pas prohiber la guerre...? Mais en réprimant la guerre par la guerre, on obtient le résultat contraire : on met le monde à feu et à sang.

Les chiffres de la prostitution n'en permettent pas une analyse philosophique et humaniste, car les études statistiques de cette activité la réduisent à sa dimension criminelle. Certes, la criminalité est très importante, comme elle l'était pour le trafic de l'alcool au temps de la prohibition. Mais à partir du moment où le commerce d'un produit — ou d'un service — n'est plus prohibé, la criminalité liée à son trafic illégal disparait, ou du moins devient marginale.

Ne dit-on pas que la prostitution est le "plus vieux métier du monde" ? Et ne l'oublions pas, la sexualité est l'activité qui a le plus fort pouvoir de réduire l'agressivité et la violence au sein d'une population. Cette remarque peut être mise en lien avec deux observations :
  • Dans les pays où la culture impose une forte répression sexuelle (abstinence, virginité avant le mariage, interdit des relations sexuelles hors mariage, etc.), les violences sociales sont plus élevées, et les pouvoirs politiques sont généralement plus proches de la dictature que de la démocratie. La répression est omniprésente pour tenter de contenir les "forces du mal"... Comme si la répression était la solution pour contraindre les êtres humains à se soumettre à des règles et des lois inhumaines...
  • Les études menées sur les singes bonobos démontrent que ceux-ci portent haut le slogan « faites l’amour, pas la guerre ». Un comportement exacerbé dans leur milieu naturel, au cœur de la République démocratique du Congo.

Fétichisme de la marchandise oblige, venons-en aux statistiques et aux chiffres. Les images qui suivent et leurs légendes rendent compte de l'état du marché du sexe.
(Chiffres publiés par Tuxboard en 2010).
















Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

mardi 5 janvier 2016

Du suicide des esclaves à
l'auto-destruction des maîtres...


(Le billet de Loup Rebel)
La naïveté est la faiblesse de l'esclave.
La cupidité est l'infirmité des maîtres.
Ensemble, ils courent à leur perte.
Que devient l'esclave quand ses maîtres décident
de le remplacer par des machines et des robots ?

Que devient l'esclave quand la croissance et la prospérité des maîtres riment avec le déclin et la faillite des esclaves ?
On le sait, les philosophes en débattent depuis l'antiquité, un maître a autant besoin de son esclave que l'esclave de son maître. Les deux forment un couple inséparable, du moins tant qu'il existe des intérêts qui nourrissent équitablement le lien qui les unit.

L'esclave moderne n'est plus celui qui porte des chaînes aux pieds.
Ses chaînes sont celles de toutes les dépendances auxquelles il souscrit, sous la pression de la “marchandisation” de tout ce dont il a besoin, mais aussi de tout ce dont il n’a pas besoin et que le monde moderne met à sa disposition. Cet esclave-là est conditionné pour être un consommateur enchaîné à ses addictions marchandes et aux objets inutiles qu’il consomme.

Bien nourri, cet esclave-là aime ses maîtres. Sa naïveté le pousse à croire que ses maîtres sont vertueux, car ils lui offrent des primes pour services rendus, le protègent, veillent sur sa santé, prennent soin de lui jusqu'à l'âge de sa retraite et même au-delà.
Parce qu'il ne voit pas la perversité de ses maîtres, ou refuse de la voir, l'esclave sert ses maîtres avec enthousiasme et prend leur défense en toute circonstance. C'est un esclave prêt à dénoncer son collègue moins dévoué que lui aux maîtres, dans l'espoir d'en retirer une faveur.
Bref, l'esclave moderne parfait est celui qui se sacrifie pour ses maîtres sans limites. Un esclave capable de nourrir la cupidité de ses maîtres jusqu'à les aider à trouver les moyens de se passer d'esclaves pour s'enrichir toujours plus.
Ainsi, l'esclave des "30 glorieuses" a participé activement au suicide collectif de sa caste en collaborant activement au grand projet conduit par ses maîtres : "délivrer les esclaves des labeurs harassants, avilissants, et inhumains".


Présenté comme "humanitaire", ce projet avait en réalité pour seul objectif de réduire les coûts de production en remplaçant les esclaves par des machines et des robots.
Les maîtres sont très rusés : ils savaient bien que s'ils avaient révélé leur objectif, les esclaves auraient refusé de collaborer à la réalisation d'un projet qui aurait tué leur statut privilégié d'esclave, les maîtres n'ayant plus besoin d'esclaves pour la croissance de leur fortune.
Oui, car ce que les maîtres appellent la "croissance" ne peut que passer par le remplacement des esclaves par des machines et des robots. Ainsi, la croissance des uns entraine la décroissance des autres.
L'apagogie des maîtres les auraient-ils transformés en citrouilles creuses ? Comment n'ont-ils pas compris que, certes, ils peuvent se passer de "main d'œuvre" pour produire les richesses, mais ces marchandises produites sont consommées à 90% par les esclaves...
Des esclaves privés de pouvoir d'achat, exclus du système marchand... L'aberration est si inconséquente qu'elle ne peut conduire qu'à l'effondrement du système économique supposé apporter la croissance (lire "croissance des maîtres", cupides et stupides).
En collaborant activement à un projet aussi absurde, l'esclave s'est "suicidé", victime de sa faiblesse — la naïveté — en plus de subir les conséquences de l'inconséquence des maîtres et de leur infirmité : la cupidité.
Voilà en quelques mots comment ce couple millénaire "maîtres et esclaves" court à sa perte avec le concours des deux.
Glisser de l'humain dans l'inhumain (Francis Cousin)

Extrait du documentaire "L'oligarchie et le sionisme 2ème partie :
La déroute de la mondialisation" (2013)


Loup
Loup Rebel
Loup Rebel