vendredi 7 novembre 2014

Le changement, c'est maintenant ?

Après les sans dents...
Les cent plus riches Français
et leur rente de 257 milliards €
(Le billet de Loup Rebel)
Si le changement c'est maintenant, eh bien allons-y !

On commence par nous présenter une crise financière, puis économique, sans précédent. Un fléau qui frappe les pays dits développés, entrainant le chômage et la récession.

On nous a dit dans un premier temps que la solution serait de partager le travail... Eh bien non, là n'est pas le changement qui permet d'éradiquer la pauvreté. Bien au contraire. En plus d'une grande désorganisation dans les institutions et les entreprises, les salariés se sont vus contraints de faire en 35 heures ce qui en demande 40. 

D'autres, au contraire, ont tenté le slogan : « Travailler plus pour gagner plus ». Bien tenté, mais un grand flop à l'arrivée. Avec une augmentation significative des cas de burn-out, histoire de tester les limites humaines... de l'inhumain ! 

De pire en pire : on nous dit ensuite qu'il faut augmenter la productivité... diminuer le cout du travail... redonner de la compétitivité aux entreprises... Là, c'est un outrage à notre l'intelligence, même en admettant qu'elle soit inférieure à celle des élites politiques qui prônent ces inepties. Ces propositions sont celles que tout bon capitaliste met en place pour accroître sa rente : le salarié devrait s'efforcer de lui coûter moins cher pour augmenter la rente de la propriété lucrative des actionnaires ! 

Entendre pareil discours dans la bouche des élus de droite n'étonne personne. Mais quand un gouvernement socialiste nous annonce que la compétitivité est le fondement même de son programme de réformes, on croit rêver... Notez qu'il l'avait dit : « je veux faire rêver les Français ! » 

Passons aux choses sérieuses, et parlons du partage de la richesse produite.

Pour comprendre le caractère ignoble des mécanismes qui lient le travail à l'emploi, puis l'emploi au salaire, une analyse en profondeur des réalités financières et économiques est indispensable. Cette analyse est clairement exposée dans les vidéos de Bernard Friot ci-dessous. Il peut être nécessaire de les écouter plusieurs fois, tant nos idées reçues sont profondément implantées dans nos esprits et soigneusement entretenues par les discours politiques.

On nous rabâche à longueur de soirées télés qu'il faut créer des emplois. Et que le rôle de l’État est d'aider les entreprises à créer des emplois. Mais l'emploi est une servitude aussi abjecte que le servage féodal du moyen âge. C'est la forme moderne de l'esclavage : soumettre et asservir le travailleur à son employeur, donnant à celui-ci le droit de vie et de mort sur l'emploi. L'employeur peut détruire à sa guise 10, 100, 1000 emplois ou plus, selon son bon vouloir. Et quand les demandeurs d'emploi sont en surnombre, l'employeur a la part belle pour organiser la mise aux enchères des emplois. Voilà pourquoi il faut abroger l'emploi, pour rendre au travail sa vraie valeur de production de richesse. 

Le salaire à vie, pour le travail et contre l'emploi !

Extraits d'une conférence de l'économiste et sociologue Bernard Friot,
professeur émérite à l'Université Paris Ouest, membre du Réseau Salariat
et de l'Institut Européen du Salariat, et auteur de « L'enjeu des retraites »
Abroger l’emploi, pour rendre au travail
sa vraie valeur de production de richesses
et assurer un revenu mensuel minimum

de 1500 €uros à vie à tous les Français
Oui, je sais, quand on fait ce type d'annonce, les bobos classes moyennes se mettent à ricaner bêtement, sans même chercher à savoir comment cela est possible. Ils redoutent avant tout qu'on s'en prenne à leur petit salaire, à peine plus élevé (pour les plus modestes) que les 1500 € annoncés. Qu'ils se rassurent, rien ne leur sera confisqué. 

À qui va-t-on bien pouvoir demander de partager, s'inquiètent les classes moyennes supérieures à qui l'impôt confisque déjà 20 à 30 % sur les 10 à 20 000 € de leur salaire mensuel ? Qu'ils se rassurent également, aucun supplément ne leur sera confisqué à eux non plus. 

Mais alors, à qui demander le partage ? 

Réponse : à une centaine de Françaises et Français...! Une centaine, qu'il convient d'appeler des « parasites », qui s'approprient chaque année une rente égale à plus d'un tiers de la richesse produite par le travail de millions d'hommes et de femmes.


Il suffirait que les cent Françaises et Français les plus riches abandonnent moins que la moitié de leurs pactoles pour éradiquer la pauvreté. 

Vous voulez des chiffres ? Des preuves ?
Juste 2 chiffres :
  • Total des salaires versés à 3,6 millions de salariés = 684 milliards €.
  • Total du pactole ramassé par les cents plus riches : 257 milliards €, soit plus du 1/3 de la richesse produite par le travail de 3,6 millions de Français... véritables esclaves au service des 100 parasites susnommés. 
Ceux qui aiment les chiffres et veulent aller à la source sont invités à suivre ces liens :
Question : Pourquoi les responsables mandatés par nous, électeurs, pour gérer et défendre nos intérêts, ont-ils choisi le camp des 100 plus riches ? Et pourquoi le chef de l'État, que nous avons mandaté pour être le garant de la justice sociale, nous a-t-il trahis en permettant aux cents plus riches d'accroître de plus de 10 % leur pactole ? Que sont devenues ses promesses, alors que les plus riches se gavent sans vergogne, dans un mépris cynique pour ceux qu'ils nomment en catimini les « sans dents » ?


Il est temps que nous sortions de notre léthargie,
et de notre état d'hypnose devant la télé.
Écrivons nous-mêmes notre constitution !

Lien à ne pas manquer :
« Une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens »

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Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

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