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samedi 10 janvier 2015

Être ou ne pas être Charlie Hebdo ?

(par An’ Archy)
Quelles suites à attendre après l'attentat
perpétré le 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo ?


Derrière cet attentat à la liberté d'expression, une autre forfaiture attentatoire à la liberté de penser poursuit son chemin, insidieusement, sournoisement, au risque de conduire les Français vers une société décérébrée, totalement soumise au dictât de la pensée unique.


Tu as des doutes ?

Eh bien ! voyons comment les médias (internet inclus) permettent au pouvoir politique de confisquer notre libre pensée, en nous abreuvant de discours sur ce qui se passe ici, et ailleurs dans le monde :

Nous arrivons actuellement à un tel taux de désinformation par les voies auxquelles nous sommes les plus accoutumés – presse, radio, TV, internet – que rester lucide face à cette avalanche de données qui cachent leurs enjeux est un véritable défi à relever pour la conscience.

Jamais en effet dans l’histoire de l’humanité, nous n’avons reçu autant de messages envoyés sciemment avec l’intention de nous influencer au service d’intérêts cachés.

Avoir un haut niveau d’études ne met pas forcément à l’abri du manque de discernement.

Il incombe à chacun de redéfinir quelle est l’utilité d’une information :
  • À quoi sert une information ?
  • Qu’est-ce qu’une information ?
  • Pourquoi une information plutôt qu’une autre ?
  • Quels sont les critères qui font qu’un événement qui arrive mérite de devenir une information ?
  • Suis-je en accord avec ces critères ?
  • Étaient-ce bien là mes valeurs ?
En faisant l’impasse sur ces questionnements, fondamentaux et exigeants, nous risquons de devenir les pantins d’un dispositif d’information qui choisit à notre place ce que nous devons savoir ou ignorer et quel sens nous devons donner à tel ou tel événement.

Face à l’apparente complexité du monde engendrée par la mondialisation, quelle perte de pouvoir personnel pour chacun ?

Le sens de ce qui se passe dans ce Nouveau monde peut-il émerger de l’intérieur de nous-mêmes, ou bien faut-il déléguer à des spécialistes le soin d’extraire ce sens, et avec quels risques ?

Dans ce contexte, nos « modes de penser » peuvent être aisément instrumentalisés et manipulés pour favoriser le déni de la réalité, ce réel auquel nous n'avons accès qu'à travers les récits qu'en font les médias. La compréhension « par soi-même » du monde dans lequel nous vivons nous échappe.

Ériger les connaissances scientifiques actuelles par nature provisoires en nouveaux dogmes religieux ne saurait nous protéger de la peur de l’incertitude.

Il semble bien que le besoin le plus urgent soit tout simplement celui de ne pas se laisser abuser par les promesses, les illusions, les flatteries, le charisme, les espoirs vains...

Et le besoin de sécurité ne saurait se satisfaire du « tout contrôle » : une caméra à chaque coin de rue, une puce électronique sur chaque carte d’identité, un radar tous les 20 km sur les grandes routes, un accès à l’historique de nos communications téléphoniques de plus en plus aisé aux services de police, un recoupement de plus en plus serré de tous les fichiers informatiques qui contiennent des données qualitatives, etc.

Face à ce constat, nous réalisons facilement qu’aucune disposition extérieure ne pourra faire taire nos angoisses et nos peurs. Déléguant notre pouvoir personnel en désignant des maîtres pour nous gouverner ne conduira qu'à engendrer d’autres peurs.

 La façon dont nous sommes manipulés par les médias pour adhérer aux injonctions du pouvoir est inqualifiable. Les Français semblent suivre scrupuleusement les consignes dictées par le chef d’État et ses sbires... les Français font ce qu'on leur dit de faire, et votent comme on leur dit de voter.

Pourtant...
en détournant un peu les paroles de Daniel Balavoine, on peu chanter avec lui :

Il n'est pas un héros
Ses faux pas lui collent à la peau
Il n'est pas un héros
Faut pas croire ce que disent les journaux
Il n'est pas un héros


Le « il », tu l'auras compris, désigne le candidat pour lequel tu t'apprêtes à voter.

Les gentils moutons continueront à déléguer leur pouvoir personnel en désignant des maîtres pour les gouverner... et organiser le chaos qui secoue actuellement notre pays, et le monde... convaincus, les gentils moutons, que les candidats au pouvoir sont des serviteurs du peuple.

Et toi ? que décideras-tu ?
  • Continuer de te donner l'illusion d'être un « bon citoyen » en suivant scrupuleusement les consignes données par les médias pour approuver le système en participant aux élections de tes maîtres ?
  • Ou bien affirmer ta liberté de penser et de décider par toi-même et pour toi-même ta destinée et celle de la France ?
Si tu choisis ta liberté et ton autodétermination, tu as l'occasion de l'affirmer dès les prochaines élections en te présentant à ton bureau de vote muni d'une pancarte sur laquelle tu affirmes ton refus du système.


toi tu es Charlie ?
moi je suis libre !
et je n'élie pas des maîtres
pour me gouverner et me spolier

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http://blog.louprebel.fr/2015/01/etre-ou-ne-pas-etre-charlie-hebdo.html
An’ Archy


jeudi 1 janvier 2015

Es-tu libre de te soumettre ?

(par An’ Archy)
« Partout où un homme exerce une autorité,
il y a un homme qui résiste à l'autorité
 »
(Oscar Wilde)

On ne le dira jamais assez :
l’ordre sans le gouvernement, c’est la paix sans la violence.
C’est le contraire de ce qu'affirment les adeptes du pouvoir,
soit par ignorance,
soit par mauvaise foi.



L'élection, c'est la proclamation consentie des inégalités,
reconnaissant à quelques-uns plus de valeur qu'à tous les autres.

L'élection est un acte de soumission à un maître, concédant que
« l'homme n'est pas l'égale de l'homme »,


La liberté, c'est l'abstention électorale,
car l'élection est un acte de soumission
à une autorité dominante à laquelle l'électeur fait allégeance.
Le système électoral est une tromperie, un leurre, une illusion,
car la seule liberté que donne l'élection, c'est de se soumettre...!
Loin d’être un « non-acte » de démissionnaire,
l’abstention consciente est un acte responsable
de refus d’un système de domination où le droit de vote
constitue l’acte public d’allégeance du plus grand nombre
au pouvoir de quelques-uns.

L’histoire récente des social-démocraties
montre combien le rituel électoral,
qui devait garantir la liberté
et les moyens de vie pour chacun d’entre nous,
n’a fait que renforcer le pouvoir
d’une caste de possédants et l’exploitation
de l’immense majorité des êtres humains.


Un monde de solidarité et de partage,
riche de sa diversité, est pourtant possible.
Pour abolir le système électoral autoritaire
où la propriété et le profit servent de valeur morale,
la lutte contre le pouvoir
par l’abstention et l’action directe s'impose.

Il n'existe qu'un projet totalement révolutionnaire :
« Abolir le pouvoir, supprimer les gouvernements,
et condamner toute domination sur d'autres consciences.
Tout le reste consiste à remplacer une domination par une autre,
un pouvoir par un autre, et des escrocs par d'autres escrocs
 »

 Anselme Bellegarrigue,
auteur du premier manifeste anarchiste (1850)

Et puisqu'on en parle, c'est le moment de dire ce qu'est réellement l'anarchie :
L'anarchie condamne toute domination sur d'autres consciences.
Ce qui en fait le seul projet réellement humaniste,
par l'abolition de tout pouvoir, la suppression des gouvernements,
et l'instauration de l’ordre social par la responsabilisation et l'autogestion.
L'anarchiste qui prétend à la liberté ne peut être
qu'une personne consciente de l’existence des autres,
responsable, autonome, et sans déterminisme autoritaire.
Et il faut surtout dire ce que l'anarchie N'EST PAS : ce n'est pas le chaos,
ni la destruction de l'ordre, ni la suppression des règles.
Ça, c'est ce que voudraient faire croire les défenseurs du pouvoir,
habiles et rusés pour détourner et corrompre le sens des mots.


L'art du salop, c'est de détourner les mots pour en pervertir le sens
et tenter de faire passer sa victime (ou son ennemi) pour le salop.
Et ça, les escrocs au pouvoir savent le faire à la perfection...
preuve qu'ils sont des salops de la pire espèce.
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http://blog.louprebel.fr/2015/01/es-tu-libre-de-te-soumettre.html
An’ Archy