vendredi 21 novembre 2014

Pourquoi tous ces psychopathes au pouvoir ?

  • Comment reconnaître un candidat psychopathe ?
  • Comment éliminer les candidats psychopathes ?
  • Peut-on éviter les dérives perverses du pouvoir ?
  • Alternative pour désigner les représentants politiques
(Le billet de Loup Rebel)


Comment reconnaître un pervers psychopathe derrière son masque ?

Le masque du pervers psychopathe :
  • Charme de circonstance et bonne « intelligence »
  • Absence de délires ou de tout autre signe de pensée irrationnelle
  • Absence de manifestations psychonévrotiques
  • Sujet qui inspire confiance et en qui on croit pouvoir compter

Derrière le masque :
  • Loquacité et charme superficiel
  • Surestimation de soi
  • Propension au mensonge pathologique
  • Tendance à la mégalomanie
  • Duperie et manipulation
  • Absence de remords et de culpabilité
  • Affect superficiel
  • Insensibilité et manque d’empathie
  • Tendance au parasitisme
  • Violation ou détournement des lois
  • Diversité des illégalités commises par le sujet
  • Incapacité de planifier à long terme et de façon réaliste
  • Incapacité d’assumer la responsabilité de ses faits et gestes
  • Égocentrisme pathologique et incapacité d’aimer

Ne voyez-vous pas dans cette liste toutes les caractéristiques des élus au pouvoir ?

Allons plus loin dans la connaissance du pervers psychopathe :
Contrairement à la croyance populaire et à ce que véhiculent souvent les médias, la plupart des pervers psychopathes ne sont pas de grands criminels dans le sens littéral du terme, et encore moins des tueurs en série, des tueurs de bordée ou des tueurs de masse.

Au contraire, certains d’entre eux, de par leur structure de personnalité et une intelligence au-dessus de la moyenne (ce qui est souvent le cas), parviennent à se hisser au sommet de la pyramide sociale et occuper ainsi des rangs importants, au sommet de l'État par exemple, ou dans les plus grandes entreprises. Ces psychopathes-là commettent parfois des actes antisociaux en tant que tels, et posent dans tous les cas des actes que la morale réprouve :
  • Mensonge,
  • Manipulation,
  • Fourberie,
  • Séduction malveillante,
  • Charme hypocrite,
  • Escroquerie,
  • Corruption,
  • Égocentrisme pathologique,

Pour plus d’informations sur le pervers psychopathe, lire l’article détaillé de Geneviève Schmit, Thérapeute et Analyste comportementale : ⏩Le masque du psychopathe⏪

L'objectif de ce type de pervers psychopathes est de progresser dans une irrésistible ascension sociale et conquête de pouvoir et de reconnaissance. Une fois arrivés au pouvoir, ils entendent écrire la loi « à leur manière », de façon à se protéger contre toute condamnation pour les actes antisociaux qu'ils ont la ferme intention de commettre.

Leur absence d'empathie en fait de dangereux législateur
Une fois au pouvoir, et après avoir écrit les lois qui les mettent à l’abri de toute condamnation, ils sont prêts à pousser sans la moindre vergogne des millions de femmes et d'hommes dans la plus sordide misère. Et le pire de tout : ils le font avec la complicité desdits millions de victimes, grâce à leur imparable capacité à dissimuler cette absence d'empathie, par la tromperie et la simulation, leurs aptitudes à jouer la comédie, à faire semblant, à mentir sans sourcilier.

De nombreux philosophes l’on souvent répété : « Le pouvoir rend fou ». La folie ici se pare des habits du pervers psychopathe.

Mais il faut savoir qu’en réalité : 
Avant l’accès au pouvoir, les prédispositions à la perversion et à la psychopathie sont là.
Ce sont elles qui poussent le prédisposé à être candidat au pouvoir... pour épanouir et développer lesdites prédispositions.

Conclusion :
De fait, tout candidat au pouvoir est, par essence, un pervers psychopathe en puissance, avéré ou en devenir (1).
Il serait temps de désigner nos représentants parmi des femmes et des hommes qui n'ont jamais nourri l'objectif pervers d'accéder au pouvoir.

Les Grecs de l'antiquité avaient conscience de cette réalité. Leur grande lucidité les avait conduits à désigner les magistrats en charge de la république par tirage au sort.
Aujourd’hui, en France, le tirage au sort est le seul rempart contre la délinquance politique en bandes organisées.

La vidéo ci-dessous présente le cours magistral dirigé par Pierre Rosanvallon au Collège de France, sur la démocratie délibérative par tirage au sort, avec la participation de Yves Sintomer

Tirage au sort et politique :
de l’autogouvernement républicain à la démocratie délibérative

Cours magistral au Collège de France, dirigé par Pierre Rosanvallon
diplômé de l'École des Hautes Études Commerciales (HEC)
titulaire d'un Doctorat d’État en lettres et sciences humaines


Projet pour une VIe République
Quelques suggestions pour « constituer » une nouvelle démocratie.
En tout premier lieu, rédiger une « constitution », écrite par les citoyens, pour les citoyens, et approuvée par le peuple français.

Création d’une assemblée citoyenne
Dans cet objectif, une assemblée citoyenne sera constituée. Une « Assemblée Citoyenne Constituante », dont les membres seront désignés par tirage au sort sur les listes électorales.

Chaque citoyen inscrit sur la liste électorale de sa résidence principale est éligible à l’Assemblée Citoyenne Constituante.

Chaque citoyen est libre de décliner son éligibilité, s’il ne veut pas participer à cette assemblée citoyenne.

Le citoyen qui refuserait son éligibilité perd son droit à participer aux débats et aux décisions pour adopter la nouvelle constitution.

Conditions pour valider l’éligibilité des citoyens inscrits sur les listes électorales :
  • Virginité totale du passé judiciaire, pénal, et fiscal.
  • Zéro condamnation, même pour délits mineurs.
  • Disposer des droits civiques (acquis à l’âge de 18 ans), et ne jamais en avoir été déchu pour quel que cause que ce soit.
  • Ne pas faire l’objet d’un placement sous tutelle ou curatelle.
  • Conditions de santé physique et mentale à définir dans le cadre de dispositions approuvées par un comité d’experts indépendants du pouvoir actuel.

Il est temps que nous sortions de notre léthargie,
et de notre état d'hypnose devant la télé.
Écrivons nous-mêmes notre constitution !


Lien à ne pas manquer :
« Une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens »

 
(1)Je ne parle pas ici des femmes et des hommes bien intentionnés qui se mettent au service du bien commun (en zone rurale notamment), pour assurer la bonne gestion de la commune avec la complicité des habitants, et sous leur contrôle.
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Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

Lien à ne pas manquer :
« Une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens »


vendredi 7 novembre 2014

Le changement, c'est maintenant ?

Après les sans dents...
Les cent plus riches Français
et leur rente de 257 milliards €
(Le billet de Loup Rebel)
Si le changement c'est maintenant, eh bien allons-y !

On commence par nous présenter une crise financière, puis économique, sans précédent. Un fléau qui frappe les pays dits développés, entrainant le chômage et la récession.

On nous a dit dans un premier temps que la solution serait de partager le travail... Eh bien non, là n'est pas le changement qui permet d'éradiquer la pauvreté. Bien au contraire. En plus d'une grande désorganisation dans les institutions et les entreprises, les salariés se sont vus contraints de faire en 35 heures ce qui en demande 40. 

D'autres, au contraire, ont tenté le slogan : « Travailler plus pour gagner plus ». Bien tenté, mais un grand flop à l'arrivée. Avec une augmentation significative des cas de burn-out, histoire de tester les limites humaines... de l'inhumain ! 

De pire en pire : on nous dit ensuite qu'il faut augmenter la productivité... diminuer le cout du travail... redonner de la compétitivité aux entreprises... Là, c'est un outrage à notre l'intelligence, même en admettant qu'elle soit inférieure à celle des élites politiques qui prônent ces inepties. Ces propositions sont celles que tout bon capitaliste met en place pour accroître sa rente : le salarié devrait s'efforcer de lui coûter moins cher pour augmenter la rente de la propriété lucrative des actionnaires ! 

Entendre pareil discours dans la bouche des élus de droite n'étonne personne. Mais quand un gouvernement socialiste nous annonce que la compétitivité est le fondement même de son programme de réformes, on croit rêver... Notez qu'il l'avait dit : « je veux faire rêver les Français ! » 

Passons aux choses sérieuses, et parlons du partage de la richesse produite.

Pour comprendre le caractère ignoble des mécanismes qui lient le travail à l'emploi, puis l'emploi au salaire, une analyse en profondeur des réalités financières et économiques est indispensable. Cette analyse est clairement exposée dans les vidéos de Bernard Friot ci-dessous. Il peut être nécessaire de les écouter plusieurs fois, tant nos idées reçues sont profondément implantées dans nos esprits et soigneusement entretenues par les discours politiques.

On nous rabâche à longueur de soirées télés qu'il faut créer des emplois. Et que le rôle de l’État est d'aider les entreprises à créer des emplois. Mais l'emploi est une servitude aussi abjecte que le servage féodal du moyen âge. C'est la forme moderne de l'esclavage : soumettre et asservir le travailleur à son employeur, donnant à celui-ci le droit de vie et de mort sur l'emploi. L'employeur peut détruire à sa guise 10, 100, 1000 emplois ou plus, selon son bon vouloir. Et quand les demandeurs d'emploi sont en surnombre, l'employeur a la part belle pour organiser la mise aux enchères des emplois. Voilà pourquoi il faut abroger l'emploi, pour rendre au travail sa vraie valeur de production de richesse. 

Le salaire à vie, pour le travail et contre l'emploi !

Extraits d'une conférence de l'économiste et sociologue Bernard Friot,
professeur émérite à l'Université Paris Ouest, membre du Réseau Salariat
et de l'Institut Européen du Salariat, et auteur de « L'enjeu des retraites »
Abroger l’emploi, pour rendre au travail
sa vraie valeur de production de richesses
et assurer un revenu mensuel minimum

de 1500 €uros à vie à tous les Français
Oui, je sais, quand on fait ce type d'annonce, les bobos classes moyennes se mettent à ricaner bêtement, sans même chercher à savoir comment cela est possible. Ils redoutent avant tout qu'on s'en prenne à leur petit salaire, à peine plus élevé (pour les plus modestes) que les 1500 € annoncés. Qu'ils se rassurent, rien ne leur sera confisqué. 

À qui va-t-on bien pouvoir demander de partager, s'inquiètent les classes moyennes supérieures à qui l'impôt confisque déjà 20 à 30 % sur les 10 à 20 000 € de leur salaire mensuel ? Qu'ils se rassurent également, aucun supplément ne leur sera confisqué à eux non plus. 

Mais alors, à qui demander le partage ? 

Réponse : à une centaine de Françaises et Français...! Une centaine, qu'il convient d'appeler des « parasites », qui s'approprient chaque année une rente égale à plus d'un tiers de la richesse produite par le travail de millions d'hommes et de femmes.


Il suffirait que les cent Françaises et Français les plus riches abandonnent moins que la moitié de leurs pactoles pour éradiquer la pauvreté. 

Vous voulez des chiffres ? Des preuves ?
Juste 2 chiffres :
  • Total des salaires versés à 3,6 millions de salariés = 684 milliards €.
  • Total du pactole ramassé par les cents plus riches : 257 milliards €, soit plus du 1/3 de la richesse produite par le travail de 3,6 millions de Français... véritables esclaves au service des 100 parasites susnommés. 
Ceux qui aiment les chiffres et veulent aller à la source sont invités à suivre ces liens :
Question : Pourquoi les responsables mandatés par nous, électeurs, pour gérer et défendre nos intérêts, ont-ils choisi le camp des 100 plus riches ? Et pourquoi le chef de l'État, que nous avons mandaté pour être le garant de la justice sociale, nous a-t-il trahis en permettant aux cents plus riches d'accroître de plus de 10 % leur pactole ? Que sont devenues ses promesses, alors que les plus riches se gavent sans vergogne, dans un mépris cynique pour ceux qu'ils nomment en catimini les « sans dents » ?


Il est temps que nous sortions de notre léthargie,
et de notre état d'hypnose devant la télé.
Écrivons nous-mêmes notre constitution !

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« Une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens »

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Loup
Loup Rebel
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jeudi 6 novembre 2014

Lettre ouverte au Président François Hollande

  • Pour une sortie digne de la fonction
  • Pour se démettre en douceur du mandat présidentiel
  • Pour éviter l’humiliation de la destitution...
    ... et une défenestration manu populari !
(Le billet de Loup Rebel)

Monsieur le Président de la République,

Il semblerait que le glas de la Ve République ait sonné.
La grande majorité des Français souhaite en finir avec la politique des élites, par les élites, pour les élites.

Voilà les deux points essentiels à soumettre aux Français par référendum, dans le but de confirmer les sondages qui font de vous le plus impopulaire des Présidents de cette Ve République.

Pour ne pas perdre toute dignité, le peuple français attend de vous que soit organisé un référendum, peut-être le dernier, pour demander aux Français s’ils sont prêts à changer radicalement les règles de la vie politique.

Les nouvelles règles ne seront pas écrites par vos ministres, ni par les députés élus, mais par une assemblée citoyenne désignée par tirage au sort sur les listes électorales, selon des conditions à définir. Le projet ci-après donne quelques pistes pour permettre à la France de retrouver le chemin de la démocratie. Chemin quitté par TOUS les responsables politiques après De Gaule. En ce qui vous concerne, Monsieur le Président, vous avez donné le coup de grâce à la démocratie en accédant à la plus haute fonction de l’État sur de fausses promesses. Ce que le peuple considère comme une trahison. Une double trahison même, lorsque vous dites à ce peuple qui vous a mandaté pour le servir que vous continuerez à le trahir jusqu’au bout, et que de surcroit, le peuple vous doit le respect, parce que vous êtes le chef de l’État.

Mais vous, Monsieur le Président, avez-vous respecté le peuple ?

Un chef d’État qui trahit son peuple mérite-t-il le respect ?

Un président qui bafoue la démocratie se place en situation de manquement à ses devoirs, et ne mérite qu’une chose : la destitution, prévue dans l’article 68 de la constitution.

Vous mettez le peuple à votre service, Monsieur le Président, et lui demandez le respect, et la fidélité. La démocratie, c’est exactement le contraire : le peuple vous a désigné pour le servir, et la confiance qu’il a placée en vous exige que vous lui soyez fidèle.

C'est à nous que vous avez des comptes à rendre, Monsieur Hollande, et pas aux Dieux des marchés ni aux prélats de la religion capitaliste. En ne respectant pas les engagements de votre « profession de foi », vous êtes indignes de la fonction pour laquelle le peuple vous a mandaté.

Si le pouvoir vous a fait oublier les fondamentaux de la politique, je vous invite à une petite révision de vos connaissances. Ça ne vous prendra que quelques minutes... 

Le capitalisme pour les nuls en six leçons

Petites vidéos amusantes pour tout savoir sur l'histoire du capitalisme,
de sa préhistoire à nos jours, au fils des grands penseurs, philosophes et autres,
Adam Smith, David Ricardo, Karl Marx, le duo Keynes/Hayek, et Karl Polanyi

Lien vers une leçon de politique de gauche : Le changement, c'est maintenant ?

Projet pour une VIe République
Quelques suggestions pour « constituer » une nouvelle démocratie.
En tout premier lieu, rédiger une « constitution », écrite par les citoyens, pour les citoyens, et approuvée par le peuple français.

Création d’une assemblée citoyenne
Dans cet objectif, une assemblée citoyenne sera constituée. Une « Assemblée Citoyenne Constituante », dont les membres seront désignés par tirage au sort sur les listes électorales.

Chaque citoyen inscrit sur la liste électorale de sa résidence principale est éligible à l’Assemblée Citoyenne Constituante.

Chaque citoyen est libre de décliner son éligibilité, s’il ne veut pas participer à cette assemblée citoyenne.

Le citoyen qui refuserait son éligibilité perd son droit à participer aux débats et aux décisions pour adopter la nouvelle constitution.

Conditions pour valider l’éligibilité des citoyens inscrits sur les listes électorales :
  • Virginité totale du passé judiciaire, pénal, et fiscal.
  • Zéro condamnation, même pour délits mineurs.
  • Disposer des droits civiques (acquis à l’âge de 18 ans), et ne jamais en avoir été déchu pour quel que cause que ce soit.
  • Ne pas faire l’objet d’un placement sous tutelle ou curatelle.
  • Conditions de santé physique et mentale à définir dans le cadre de dispositions approuvées par un comité d’experts indépendants du pouvoir actuel.
En soumettant aux Français par voie de référendum ce projet d’Assemblée Citoyenne Constituante, vous retrouvez votre dignité en vous engageant formellement à vous démettre de votre mandat, quel que soit le résultat du vote :
  • Si le non l’emporte, il signe un désaveu de vos choix politiques qui ne correspondent ni à vos promesses électorales, ni aux attentes des Français.
  • Si le oui est majoritaire, votre mandat n’a plus aucune raison d’être dans la nouvelle démocratie, régie par une constitution écrite et approuvée par le peuple français.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, les respectueuses salutations du peuple.

Signé : au nom du Peuple

Il est temps que nous sortions de notre léthargie,
et de notre état d'hypnose devant la télé.
Écrivons nous-mêmes notre constitution !

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Loup Rebel
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dimanche 2 novembre 2014

Peut-on encore sauver la France ?

(Le billet de Loup Rebel)
Oui, on peut sauver la France, à condition de restaurer la démocratie, confisquée aux Nations par un pouvoir hégémonique, européen, au-dessus des États, sournoisement mis en place par les puissances financières et capitalistes.
La construction de l'Europe s'est faite sur les cadavres des Nations qui la composent.
En abolissant la souveraineté nationale, l'Europe a détruit la démocratie.
C'est le chemin à contresens de celui qu'avait emprunté De Gaule : « La démocratie pour moi se confond exactement avec la souveraineté nationale », disait-il.

On nous a répété à longueur de soirée télé : « la démocratie, c'est le suffrage universel ». Eh bien non, le suffrage universel n'est pas la démocratie. Au contraire, chercher à inculquer cette croyance est non seulement une vaste fumisterie, mais c'est la plus grande escroquerie républicaine commise depuis la Constitution du 24 juin 1793. Vous en voulez la preuve ? Souvenez-vous le vote au suffrage universel du 2 juin 2005 sur la Constitution Européenne : passé purement et simplement à la poubelle ! Pourtant, en votant "non" à ce référendum, les Français ne s'y sont pas trompés. Pour une fois, plus de 50 % des Français n'ont pas voté « comme on leur a dit à la télé »... ce qui a fait dire à la minorité pro-européenne « Les Français qui ont voté non sont cons ». Comment ose-t-on appeler ça la démocratie ?

La construction européenne a érigé un mur
entre les peuples et leurs représentants :
  • D'un côté du mur, une représentation sans pouvoir : les gouvernements des États.
  • De l'autre côté, un pouvoir sans représentation : les technocrates, les juges, et les lobbies à Bruxelles.
Pour forger l'Europe fédérale, il fallait abattre la souveraineté nationale, pour assurer la destruction de la démocratie.

http://blog.louprebel.fr/2014/11/peut-on-encore-sauver-la-france.html
La constitution européenne n'a pas été acceptée par les Français.
Le recours à la force pour la rejeter est légitime et justifié, si besoin.

Comment restaurer la démocratie ?
Certainement pas en continuant de signer – pour cinq ans – des chèques en blanc aux apôtres de la finance capitaliste, sourds et aveugles à la détresse d'un nombre croissant de Français.
Peut-on encore parler de démocratie quand les élus en viennent à utiliser la force pour appliquer des décisions refusées par ceux qui les ont désignés par leur bulletin de vote ? Les exemples ne manquent pas : Notre Dame des Landes et autres ZAD contre des GPI ici ou là, et surtout, les mandats donnés à des entreprises capitalistes pour s'enrichir en organisant le racket sur les biens publics : parkings (Vinci), autoroutes (Cofiroute), l'eau (Bouygues), Écotaxe (Ecomouv'), et j'en passe.
Les forces de résistances sont de plus en plus violentes, signe que le point de rupture entre les électeurs et les élus est franchi. 
Il faut le dire et le répéter : l'élection des représentants du peuple par le vote n'est qu'un vulgaire simulacre de démocratie, une parodie pathétique qui permet à quelques voyous de prendre le pouvoir avec la complicité intéressée de la puissance financière et ses moyens de corruption sans limites. Grâce aux médias, également corrompus, les électeurs sont "éduqués", on leur explique comment "bien voter", sous-entendu "pour qui ils doivent voter" : « Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira », affirmait tranquillement Alexis de Tocqueville, considéré comme l'un des grands penseurs de la démocratie représentative.

Fort de ce constat d'effondrement de la démocratie, que pouvons-nous faire ?
On en reste là ?
Ou bien on trouve une solution pour instaurer une authentique démocratie ?
Par exemple, on peut s'inspirer du modèle de la république athénienne, qui a fonctionné dans la Grèce antique durant plus de deux siècles.
Pour en apprendre plus sur l'histoire de la démocratie grecque :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Democratie_athenienne

La première chose à faire est sans doute la plus délicate, car la caste des élites actuellement au pouvoir ne se laissera pas docilement défenestrer des palais qu'elle occupe, Élysée, Bourbon, mais aussi les grands Hôtels du pouvoir, Hôtel Matignon, Hôtels du Département et autres Hôtels de Ville.

Le mot « démocratie » a-t-il encore un sens, et lequel ?
Pour restaurer la démocratie, notre tâche essentielle consistera à écrire notre constitution. C'est à nous de définir les règles de la République, pour donner le cadre que nous voulons aux lois qui ne seront plus décidées par les chiens de garde de la puissance financière et capitaliste. La démocratie, c'est ça. Un régime politique dans lequel le peuple est souverain. Le contraire du régime actuel, dans lequel la souveraineté a été confisquée par des voyous en bandes organisées dissimulés derrière le masque de la trahison, qui nous font miroiter de faux paradis pour cacher l'enfer qu'ils ont l'intention de nous imposer une fois élus.

Le mot démocratie vient du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, signifiant « souveraineté du peuple ». C'est la combinaison de δῆμος / dêmos, qui signifie « peuple », et κράτος / krátos, qui veut dire « pouvoir ». La démocratie est le régime politique dans lequel le peuple est souverain.

Selon la célèbre formule d'Abraham Lincoln, la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». C'est l'une des définitions canoniques le plus couramment retenues, mais systématiquement détournée, bafouée.

L'introduction de la Constitution de 1958 de la Cinquième République française est un exemple flagrant du détournement de sens du terme démocratie. Aussi bien quant à la signification concrète de la souveraineté populaire que pour son application pratique. La preuve est établie aujourd'hui, plus de deux siècles après la Révolution et l'instauration de la République française, que la démocratie ne peut être que directe. « La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu'elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale et la volonté générale ne se représente point. » (Jean-Jacques Rousseau)

Là prend fin mon propos. Pour la suite à donner, des penseurs beaucoup plus qualifier ont déjà indiqué le chemin à prendre pour instaurer la démocratie en France. Si toi aussi tu souhaites participer à cette future démocratie, rejoins les millions de Français déjà à l'œuvre dans ce projet.

Quelques vidéos pour découvrir et en apprendre plus :
https://www.youtube.com/playlist?list=PL14pGWXB43DvmvcXMExXhMzyERmJnKEw_
https://www.youtube.com/playlist?list=PL14pGWXB43DvN3ps49B2UJlAcb9iTBVLS
https://www.youtube.com/playlist?list=PL14pGWXB43DvSrjGCD-PW_E6vd2CP5npn

Le projet le plus avancé, pour une démocratie qui restitue au peuple sa souveraineté :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/presentations.php

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Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

samedi 25 octobre 2014

Vous avez dit… socialisme ?

(Le billet de Loup Rebel)
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Commençons par sortir de l'amalgame faussement établi entre deux allégations, deux mots dont le sens est différent : « libéralisme », et « capitalisme ». Car même s'il peut exister une parenté entre les deux, le libéralisme n'implique pas ipso facto le capitalisme et le capitalisme peut aussi exister en dehors du libéralisme.  

Qui est libéral ?
Être libéral, c'est :
  • Développer le sens de l'autonomie et de la responsabilité,
    tant au niveau individuel que collectif dans la société.
  • Faire preuve de maturité :
    • Dans le but de s’émanciper de toutes dépendances aliénantes.
    • Dans le respect des valeurs individuelles et collectives.
  • Se positionner en créateur :
    Être créateur, c'est prendre la liberté de s'échapper hors des limites de ce qui existe « maintenant » pour aller vers ce qui existera « après une action précise et volontaire ». Par exemple, un artiste peintre ne peut qu'être libéral (sauf s'il se contente de reproduire des œuvres existantes), l'écrivain également (sauf s'il fait du plagiat).
Le créateur d'une entreprise est un libéral qui a le projet de créer de la richesse, ou de la faire créer par un groupe d'hommes et de femmes... Et on voit bien là, en effet, poindre le spectre du capitalisme si ce libéral entend être propriétaire de la richesse ainsi créée par celles et ceux qui travailleront « à son service ». En revanche, si ce créateur d'entreprise (un libéral, donc) envisage la propriété partagée des richesses créées par le travail de tous, alors il n'est point capitaliste.

Qui est capitaliste ?
Une définition du capitaliste que j'aime bien :
« Individu qui maîtrise l'art de s'approprier et d'accumuler pour son profit personnel des richesses produites par le travail de ses semblables. »
Autrement dit, un fléau, organisé par une minorité de parasites qui vampirisent le plus grand nombre des hommes et des femmes qui produisent la richesse pour le compte de ladite minorité de vermines.
Être capitaliste, c'est :
  • Occuper une position purement personnelle dans la production collective de la richesse.
  • Occulter sa position sociale dans la production des richesses par le travail collaboratif. 
  •  S'approprier les richesses produites collectivement par l'exploitation des ressources humaines.
  • Exploiter lesdites ressources humaines en les aliénant par l'emploi, qui n'est autre que la forme moderne de l'esclavage. 
  • Enfin, coloniser les gisements d'emplois pour organiser le chantage à la précarité et au chômage.
  • À ce titre, le capitaliste est non seulement un parasite, mais un voyou qui spolie les salariés qui ont produit par leur travail la richesse.
En définitive, être capitaliste c'est s'approprier la richesse produite par le travail des salariés, pour en faire sa propriété lucrative personnelle.

Pourtant, une richesse produite par le travail collectif de tous est de fait une propriété collective qui ne peut être mise en mouvement que par l'activité commune de nombreux individus, et même, en dernière analyse, que par l'activité commune de tous les membres de la société.

Peut-on considérer que la richesse est une puissance ? Pourquoi pas, si cela vous enchante. Quand bien même on considérerait que la richesse est une puissance, elle ne saurait être une puissance personnelle. Elle serait alors une puissance sociale.

Dès lors, si la richesse est transformée en propriété commune appartenant à tous les membres de la société, ce n’est pas une propriété personnelle usurpée qui se change en propriété sociale. Non, c'est seulement le rétablissement légitime du caractère social de la propriété. La richesse produite par la société appartient à la société, et à elle seule.

Qui est socialiste ? 
Être socialiste, c'est :
  • Reconnaître que toute production de richesse est le fruit du travail de tous les membres de la société.
  • Cette reconnaissance implique, de fait, deux choses essentielles :
    • Dénoncer le capitalisme.
    • Condamner les capitalistes à restituer les richesses spoliées aux membres de la société.
  • Être socialiste, c'est donc le contraire de ce que fait actuellement le pouvoir en place.
Nos représentants actuellement au pouvoir se sont fait élire sur des engagements signés dans leur profession de foi*.
Cette profession de foi faisait état des valeurs socialistes, et on se souvient tous des envolées lyriques du candidat socialiste : « Moi président...!  Moi président...! Moi président...! »

Alors de deux choses l'une :
  • Soit nos représentants ont oublié (ou n'ont jamais appris ?) ce qu'est le socialisme, et leur ignorance en fait des idiots utiles à la solde des capitalistes. Ils en sont sans le savoir les complices... à l’insu de leur plein gré ! (selon la formule de Richard Virenque !)
  • Soit ils sont des traîtres qui ont détourné les valeurs du socialisme dans le seul but d'accéder au pouvoir. Bref, des voyous méprisants et méprisables, puisqu’ils nous ont méprisés, truandés, et pris pour des demeurés.
Dans un cas comme dans l'autre, leur volonté affirmée de se maintenir au pouvoir relève non seulement de l'imposture, mais aussi de la plus haute trahison, pire que le gouvernement de Vichy, qui agissait, lui, sous la contrainte militaire de l'occupant.

À moins que notre gouvernement actuel n'agisse, lui aussi, sous la contrainte des grandes puissances financières ? Alors qu'il le dise, si le courage ne lui manque pas d'en faire l'aveu.
* La profession de foi est un document réalisé par un candidat en campagne électorale pour présenter son appartenance politique et son programme, sur lesquels il s'engage une fois élu. Avant à son envoi à tous les électeurs (en même temps que le bulletin de vote), la profession de foi est validée par une Commission de propagande qui vérifie sa conformité avec la loi et des règles précises.
Liens à ne pas manquer :
« Bernard Friot - Quelques rappels sur ce qu'est le socialisme »
« Hollande démission »
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Loup
Loup Rebel
Loup Rebel


samedi 4 octobre 2014

Transformons la ploutocratie en démocratie

Non seulement c'est possible,
mais c'est plus facile que nous le croyons
(Le billet de Loup Rebel)
Le mot « ploutocratie » vient du grec ploutos, la richesse, et kratos, le pouvoir.

La ploutocratie est un système de gouvernement où l'argent constitue la base principale du pouvoir.

C'est un régime politique où les plus riches ont pris le pouvoir. Un système proche de l'oligarchie, mais qui a pour particularité de sélectionner les décideurs grâce à leur richesse.

C'est exactement le modèle de notre système électoral actuel, qui permet aux plus riches d'acheter le pouvoir. Il n'est pas abusif de parler de « prédation financière ». Ainsi, ces ploutocrates ont créé un système de gouvernance adapté à leurs intérêts ; comment pourrait-il en être autrement ? Ils ont donc écrit une « Constitution », qui pose les règles fondamentales du fonctionnement des institutions, de la république, et de l'élaboration des lois. Pour nous faire avaler la pilule, ils nous bonimentent en nous faisant croire qu'ils sont intronisés au pouvoir par la démocratie, après avoir posé une fois pour toutes le postula « la démocratie, c'est l'élection ». Aujourd'hui, seuls les ignorants, les naïfs, et les benêts croient en ce postulat. Les autres savent ce que signifie le mot démocratie : « souveraineté du peuple », du grec ancien δημοκρατία (dēmokratía). Ce que nous vendent les candidats au pouvoir, c'est une oligarchie, voire plus exactement une ploutocratie, en tout cas pas une démocratie.

Étienne Chouard : La France n'est pas une Démocratie


Une fois élus, les ploutocrates deviennent les maîtres chanteurs de l'emploi et de la dette. Le chantage du capitalisme, organisé par les plus riches pour mettre en esclavage les plus démunis.

Nous vivons un attentat à la démocratie
Comment peut-on demeurer dans une si grande immaturité, au point de croire encore que ces décideurs vont défendre « nos » intérêts avant les leurs ? Soit ils sont experts en manipulation (ils le sont !), soit nous sommes de grands nigauds convaincus que ces oligarques sont animés par des sentiments d'amour à notre égard ! Non ! Mais ils savent bien le besoin d'amour qui sommeille dans le cœur des hommes et des femmes, et ces salopards l'utilise en nous faisant de grandes déclarations : « Françaises, Français, je vous aime, alors votez pour moi ! Moi président, je vous protègerai des grands méchants banquiers... » Une fois élu, le « moi président » recrute un banquier comme conseiller à l’Élysée...!!

Merci, François, tu nous ouvres les yeux sur la réalité du système politique de la Ve république, en même temps que tu dévoiles la quintessence de ta véritable personnalité.

La dette :
L'arme fatale des ultra-riches pour nous mettre en esclavage
La dette est un coup d'État bancaire organisé par les ultra-riches pour affaiblir les États, et par voie de conséquence les peuples, si l'on considère que le rôle d'un État est de protéger le peuple.

Dans la vidéo ci-dessous, Paul Grignon nous livre toute la vérité sur « L'Argent Dette » : Plus la dette des gouvernements, des entreprises et des ménages atteint des proportions astronomiques, plus les puissances financières s'en réjouissent, car c'est l'argent-dettes qui les enrichit !
D'où vient l'argent ?

« Si le peuple comprenait notre système bancaire et monétaire, il y aurait une révolution avant demain » (Henry Ford)

En plus de la dette, la deuxième arme fatale des puissances financières a été d'imposer la règle du libre-échange, avec si possible une visée mondiale. Dans l'histoire de l'humanité, tous les pays qui ont dans le passé appliqué le libre-échange, tous sans exception se sont ruinés. Les exemples les plus flagrants sont ceux de la colonisation : les empires ont imposé le libre-échange dans les colonies conquises, pour mieux s'approprier les richesses des pays colonisés, ces derniers étant condamnés à être purement et simplement dépouillés, et conduit tôt ou tard à la ruine.

Tout va très mal pour les plus démunis et les classes moyennes,
mais tout va très bien pour les grandes puissances financières !



Revenons sur la « Constitution » : dans une démocratie, son objectif est de protéger les intérêts du peuple. Croyez-vous que les plus riches défendront nos intérêts avant les leurs ? Or ce sont eux qui ont écrit « notre » Constitution... pardon, « leur » Constitution... Souvenez-vous du référendum pour approuver la constitution européenne : les Français ont voté « non ».

Ce vote a-t-il été pris en considération ? Bien sûr que non ! Nous avons été prix pour des cons juste bons à mettre sous curatelle... Que l'on ne s'étonne pas, après pareille duperie, que les électeurs désertent les urnes ! Quand nous croyons élire notre chef d’État pour qu'il s'occupe de nos intérêts, en réalité nous désignons celui qui sera le fidèle chien de garde des banquiers et des grandes puissances financières. En cette fin d'année 2014, il semble qu'une majorité de Français ait compris ça.

Proclamons la grève électorale, et refusons de voter
Puisque nous avons compris que l'élection n'est pas la démocratie, ne nous arrêtons pas en chemin. Aux prochaines élections, refusons d'aller voter. N'acceptons plus de mandater des escrocs pour nous protéger des bandits. Pour le jour des élections, organisons des manifestations, envahissons les rues de nos villes et de nos villages. Si la majorité (plus un) refuse de voter, le système politique actuel perd ipso facto toute légitimité, et la Ve République tombe, sans passer par la case « révolution », ce qui éviterait un bain de sang.

Si nous voulons instaurer une démocratie, la première chose à faire est d'apprendre à écrire « notre » Constitution. Ce n'est pas aussi compliqué que veulent nous le faire croire les ploutocrates pour tenter de nous en dissuader. Car même quand l'un d'eux, dans sa campagne de séduction (appelée hypocritement « électorale »), nous jure ses grands Dieux qu'il va faire les choses « pour notre bien », plus personne aujourd'hui ne peut le croire, sauf les grands naïfs, les benêts, et les esprits immatures qui attendent encore la venue du père Noël.

Donc, surtout, ne laissons pas les plus riches décider de ce qui est bon ou pas bon pour nous, en leur interdisant d'écrire notre Constitution. C'est à nous de le faire. Et c'est à nous de décider les lois de la république.

Il est temps que nous sortions de notre léthargie, et de notre état d'hypnose devant la télé. Écrivons nous-mêmes notre constitution !

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Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

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« Une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens »