lundi 16 janvier 2017

Entre la paix sociale et l'insoumission...?
Il faut choisir...!


(Le billet de Loup Rebel)
La classe dominante a longtemps cru qu'elle pourrait
instaurer la paix sociale par une simple injonction :

Soumets-toi, et tais-toi !


Si la classe dominante a longtemps cru qu'elle pourrait instaurer la paix sociale par cette injonction, "soumets-toi, et tais-toi", c'était sans compter avec la violence des inégalités imposées par cette exigence de soumission pour conserver les privilèges des dominants sur les dominés. Et ne croyez pas que réduire les inégalités serait une condition suffisante pour assurer la paix sociale. Car réduire, ce n'est pas supprimer.

Parler d'égalité entre tous et œuvrer pour le maintien des privilèges est l'imposture politique de TOUS les gouvernements. 
Non, réduire les inégalités ne fait que donner bonne conscience à la classe dominante, qui espère ainsi imposer de façon autoritaire, encore une foi, une apparente paix sociale tout en maintenant les inégalités.
Dans la réalité, la paix sociale ne sera acquise que lorsque les inégalités seront totalement éradiquées.

Exercer l'autorité produit l'effet contraire de celui attendu pour instaurer la paix sociale. L'autorité est l'affirmation de la plus grande inégalité, celle qui divise la société en donnant un statut social différent aux uns et aux autres. Le fondement de l'autorité affirme que des individus sont supérieurs aux autres, et que cette supériorité leur confère un droit de domination et de soumission.

C'est tout simplement inacceptable.


Des voix s'élèvent alors pour demander :
« Mais quelle serait l'alternative capable de remplacer cette imposture démocratique et politique par une organisation sociale garantissant à la foi l'égalité entre tous et la liberté de tous ? »
Le seul projet capable d'instaurer la paix sociale, c'est celui des anarchistes. Car l'exercice du pouvoir est l'affirmation d'une inégalité ségrégationniste, pour ne pas dire raciste, entre les dominants et les dominés, les premiers se prétendant supérieurs aux seconds.

L'anarchisme, c'est la "bête noire" qui fait peur à la classe dominante, et il y a de quoi leur faire peur, à ces voyous, car ils y perdront leurs privilèges et leurs biens mal acquis.

Essayons de définir l'anarchisme en quelques lignes compréhensibles par tous :
L'anarchisme est un courant politique développé depuis le XIXe siècle sur un ensemble de fondements et de pratiques d'égalité sociale non autoritaires. Il ne peut y avoir de paix sociale tant que des inégalités divisent la société. L'Histoire montre que l'autorité de quelques-uns sur les autres est le premier facteur d'inégalité et de division de la société, les dominants d'un côté, et les dominés de l'autre. La lutte des classes qui en résulte entre dominants et dominés est donc bien la principale cause du désordre social.

Ainsi, contrairement à la croyance entretenue par la classe dominante, la paix sociale ne peut être acquise que par l'abolition de toute autorité, car l'autorité est l'une des sources principales du chaos social.

Le terme libertaire est souvent utilisé comme synonyme, ce qui en souligne le caractère égalitaire de l'organisation sociale des anarchistes.

Le second pilier sur lequel se fonde l'anarchisme est l'abolition de la propriété privée, également source d'inégalités et de division de la société, les possédants d'un côté, les démunis de l'autre. Propriété et autorité vont de paire, la classe dominante étant aussi celle qui possède. Sans la propriété, la convoitise et le vol n'existent plus, les prisons se vident, et l'autorité n'est plus le privilège de quelques-uns, mais devient le fait de chacun et de tous.

Fondé sur la négation du principe d'autorité et de propriété dans l'organisation sociale, l'anarchisme incarne le refus de toute contrainte découlant des institutions basées sur l'autorité et la propriété, dans le but de développer une société sans domination et sans exploitation, où les individus-producteurs coopèrent librement dans une dynamique d'autogestion et de fédéralisme.

Aujourd'hui, qui sont les fossoyeurs de la paix sociale ?

À n'en point douter, ce sont les deux plus grandes mafias mondiales. Deux organisations criminelles qui se soutiennent l'une l'autre pour dépouiller la planète et ses habitants :
  • Le capitalisme, défenseur de la propriété lucrative.
  • Le gouvernement et son autorité, défenseur du capitalisme.
La paix sociale réside dans la disparition de ces deux fossoyeurs que sont le capitalisme et le gouvernement, artisans criminels des inégalités, des guerres civiles, et des guerres entre les peuples.


En guise de conclusion...
  • L'anarchiste qui prétend à la liberté ne peut être qu'une personne consciente de l’existence des autres, responsable, autonome, et sans déterminisme autoritaire.
  • Et il faut surtout rappeler ce que l'anarchie N'EST PAS :
    • Ce n'est pas le chaos,
    • Ce n'est pas la destruction de l'ordre,
    • Ce n'est pas la suppression des règles.
  • Ça, c'est ce que voudraient faire croire les défenseurs du pouvoir, habiles et rusés pour détourner et corrompre le sens des mots.




Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

mercredi 11 janvier 2017

Karl Marx et Jacques Lacan... De la psychanalyse subversive au passage à l'acte révolutionnaire 


(Le billet de Loup Rebel)
Marx et Engels ont entrouvert la porte
qui mène de la subversion à la révolution.

Lacan, lui, a ouvert le passage du subversif,
de l’acte analytique à l’acte révolutionnaire.


Comment distinguer une subversion d’une révolution ?
La subversion, c'est aller au-delà des apparences, c’est entendre une autre version des faits racontés : la "sub"-"version", c'est-à-dire ce qui se cache sous ce qui est dit ou montré.

La psychanalyse, par essence, est subversive, car elle donne à voir et à entendre une autre version que celle de la conscience. Elle donne la parole à l'inconscient, dissimulé sous la surface des mots et des actes. C'est la "sub"-"version" de nos actes et de nos paroles.

La subversion pousse irrésistiblement vers la révolution, quand la prise de conscience provoque un bouleversement de l'ordre établi dans les croyances du sujet, une révolution intérieure qui lui donne une nouvelle lucidité sur le réel extérieur, cause de sa servitude et de sa double aliénation :
  • Aliénation à une autorité arbitraire contraignante et illégitime. 
  • Aliénation de son désir, refoulé au tréfonds de son inconscient.
Sur le chemin vers sa liberté, si elle existe, l'individu qui rencontre la psychanalyse et s'y engage prend le risque de la trouver. L'acte analytique fera voler en éclat ses croyances conservatrices qui le rassuraient jusque là, pour les transformer en de nouvelles convictions subversives.

Cette lucidité permet d'entendre, derrière la version "officielle" de chaque discours politique, la version officieuse, c'est à dire la "sub"-"version".
C'est ainsi, par exemple, que sont décernés des prix Nobel de la paix aux plus grands artisans de la guerre, le discours officiel les présentant comme des artisans de la paix.
Ce qui est un comble, quand on sait qu'en 2016 les États-Unis ont largué dans le monde 26.171 bombes, et 23.144 en 2015. Ce qui fait du prix Nobel de la paix le champion su monde de la guerre.

La question :
Y a-t-il une relation entre la révolte des masses voulue par le marxisme et la subversion du sujet à laquelle conduit la psychanalyse ?
Toute la difficulté est de donner une valeur à ce qui sort du champ de la mesure et du calcul :
  • le travail de l'ouvrier pour Marx 
  • le désir du sujet pour Lacan.
Silvia Lippi et Patrick Landman ont tenté de répondre à cette question, dans un ouvrage publié aux Éditions Érès en 2013 :

L’acte révolutionnaire de Marx
C’est à partir de la dialectique du maître et de l’esclave, lutte de pur prestige, que se lit l’argument premier de Marx. L’interdépendance de l’esclave et du maître, l’un ayant besoin de l’autre pour être reconnu, engendre une lutte pour que l’autre le reconnaisse, et s’ensuit comme effet une forme d’aliénation au désir de l’autre. La lutte des classes s’ordonne autour de ce désir de reconnaissance, que la valeur objective du travail ne suffit pas à satisfaire.

La raison tient au fait que si le travail fourni par un ouvrier suffisait à le qualifier, eh bien il n’y aurait pas de nécessité de lutte. Chaque quantum de travail serait payé à sa juste valeur. Mais justement, la valeur n’est pas qu’objective. En cela, Marx est amené à distinguer deux valeurs : la valeur d’usage et la valeur d’échange.

La valeur d’usage est la valeur concrète, objective de la marchandise : il coûte tant d’heures de travail pour produire un bien de première nécessité, telle la baguette du boulanger, et dont le prix devrait correspondre à ces heures de travail.

Une seconde donnée intervient, la valeur d’échange. Pour Marx cette valeur d'échange est abstraite. Pour lui, elle résulterait d'une plus-value appliquée à la valeur d'usage. Cette plus-value correspondrait à la force de travail impliquée dans la production d’un bien et qui serait propre à l’être humain, par exemple sa motivation, ses facultés intellectuelles.

La loi du marché et sa falsification
En réalité, pour les maîtres du Capital, la valeur d'échange est tout autre, et elle est très concrète, car elle est déterminée par la loi du marché, loi de l'offre et la demande. Cette loi semble avoir échappé à Marx dans son raisonnement, tandis qu'elle est le fondement de l'enrichissement des maîtres du Capital.
Ces gangsters sont d'ailleurs allés encore plus loin, pour organiser un racket à l'échelle mondiale : au XXe siècle, une science a été créée pour falsifier cette loi. C'est le marketing, et son corolaire, la publicité, pudiquement appelée science de la communication, qu'il faut traduire par science de la manipulation... Les meilleurs experts sont passés par Harvard ou HEC. Ils sont formés pour détourner, via la publicité, les désirs inconscients des consommateurs vers des produits inutiles.

Quant à la valeur d'échange, elle n'est plus fixée par la loi de l'offre et de la demande, mais calculée par les experts de cette nouvelle science selon une méthode qui consiste faire des enquêtes auprès des populations pour déterminée le prix que le consommateur est prêt à payer pour acheter le produit.

L'erreur de Marx est ici, car cette plus-value n'est plus récupérable par l'ouvrier comme il le prônait, puisqu'elle est confisquée par le Capital et les marchés.

L’acte révolutionnaire de Lacan
Lacan revisite Freud qui avait fondé la psychanalyse sur une conception du sujet reposant sur la certitude de l’inconscient, une authentique révolution, solidaire d’une conception nouvelle du sujet, non plus sujet seulement de la science, mais sujet divisé par le désir inconscient.

Aveugles face à notre inconscient que nous ne voyons pas, nous sommes comme la chauve-souris dans la lumière face au réel qu'elle ne peut voir.
Cet invisible à nos yeux, c'est notre inconscient, pourtant bien "réel"...

Lacan pose là un autre acte de fondement théorique concernant le sujet et qui répond à une conception de l’inconscient en tant qu’inconscient "réel". Le sujet est alors le produit causé par un réel qui lui est propre, c’est-à-dire que dans son rapport singulier à la jouissance, ce réel de sa jouissance lui est soustrait (c'est là l'origine de la frustration, expérience que chacun connaît).

À partir de la plus-value de Marx, Lacan forge le concept superposable de plus-de-jouir. Le pas de plus qu’il fait consiste à dévoiler la vérité issue de la plus-value : la plus-value (marxienne) recouvre une béance, cette béance que Lacan nomme alors manque-à-jouir (une autre façon de nommer la frustration). La plus-value est conçue comme un objet, l'objet petit a défini par Lacan, et en tant que tel, extérieur au sujet et qui vient non seulement le causer, mais aussi le diviser. Le sujet devient un pur moment d’advenu, pris entre existence et non-existence, entre sens et hors sens, conformément à une conception de l’inconscient pulsatile, entre fermeture et ouverture.

L’apport de Lacan dans sa conception du sujet, ce n’est pas qu’une nouvelle subversion de l’inconscient, même si ce fait est indéniable, mais c’est d’avoir concep­tualisé, au travers de l’objet (petit a), le réel du sujet. Lacan a fait du signifiant, qui pousse au langage, un discours plongé dans le réel. C’est expres­sément sur l’erreur de Marx que Lacan fonde son concept du discours réel, assimilable à un objet réel (petit a).

L’erreur de Marx consistait à croire que l’ouvrier pourrait récupérer la plus-value, à refuser qu’elle soit une cause foncièrement perdue. La psychanalyse lacanienne, elle, doit permettre qu’on puisse désirer, désirer sans s’attacher à un objet plus-de-jouir, désirer en pure perte.

L’acte révolutionnaire de Lacan est concomitant à une conception nouvelle du sujet. Le sujet, chez Lacan, est fondé sur le sujet de l’inconscient "réel", divisé entre un "réel-cause" et un "désir-sans-objet". Cette coupure épistémologique conduit à une révolution dans la civilisation : c’est l’avènement d’un siècle lacanien. Nous sommes nombreux à le penser, Élisabeth Roudinesco l’a écrit : Le XXe siècle était freudien, le XXIe siècle est d’ores et déjà lacanien.

Reste à l’Histoire de nommer ce réel (petit a) que Lacan nous a transmis, mais qui d’ores et déjà nous propulse bel et bien au cœur d’une révolution.

[...]
L’acte révolutionnaire est solidaire, dépendant d’une conception inédite du sujet. Le réel en jeu pour un homme, c’est-à-dire son caractère singulier qui ne vaut que pour un, trouve un destin universel, un savoir qui vaudra pour tous. C’est ce passage de la vérité toujours singulière au savoir du réel qui fait révolution : le réel dialectisé entre savoir et vérité devient une figure du destin qui vaut pour une époque.

Descartes fonde la science sur la certitude du sujet, Freud fonde la psychanalyse sur la certitude de l’inconscient, Marx le capitalisme sur la plus-value, et Lacan sur l’éthique d’un savoir-faire avec le réel (petit a).
[...]
Comme l’ont montré Descartes, Freud, Marx et Lacan, une révolution, plus qu’une subversion, suppose qu’un acte révolutionnaire permette un franchissement de la structure d’une époque pour passer à une autre structure de discours, alors inédite.

Ainsi, le désir de l’analyste est une chauve-souris qui n’a pas idée de faire la révolution, de se prendre pour Batman, mais qui aime et travaille tranquillement… dans sa grotte. Si par un heureux hasard, il y avait révolution, aveugle de naissance, elle n’en saurait rien de la part qu’elle a pu jouer.

La psychanalyse lacanienne, de par son orientation tournée vers la passion du réel, est sans doute une voie qui aujourd’hui pourrait permettre à tous les Batman de recouvrer la vue. Et de retrouver aussi cette parole qui, dans les flammes du péché de non-dit, s’est évanouie de la réalité. Ces cendres déversées dans l’inconscient entachent le cœur meurtri de Batman. Désormais, cette odeur froide et dérangeante des cendres commémore le réel du symptôme de notre homme chauve-souris.
À se révéler à sa conscience, Batman, sur le divan, pourrait récupérer ce qui en reste, ce petit bout réel de lettres assemblées en mots, ce "petit a" qui lui est à la fois extérieur et qui le concerne au joint le plus intime de son être, ce "petit a" qui lui est "extime".

Sans doute est-ce dans ce que Batman fera de ce "petit a", que l’avenir de Gotham City, noyée dans les flots du capitalisme, pourra se relever. Certainement. Mais auparavant, Batman devra d’abord se sortir des foudres du réel qui se sont abattues sur lui, l’homme de tous les biens, riche, reconnu, célébré, fort, beau… Il devra assumer sa castration, autrement dit faire de cette perte la perte qui traverse tout amour, et rendre le deuil possible.

Alors peut-être verrons-nous l’avènement d’une nouvelle époque, avec un Batman analyste contemporain, une cité dans laquelle œuvreront dans l’ombre du jour une communauté de chauve-souris.


Une véritable révolution, ce serait la transformation du plomb de "petit a" en l’or d’une nouvelle ère, une ère qui met en jeu la dignité politique de l’humain, sous les auspices d’une beauté égarante, celle de la chauve-souris.

Source :
Le texte présenté ici est inspiré du livre de Silvia Lippi et Patrick Landman :


Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

lundi 26 décembre 2016

Soumission consentie et servitude volontaire... tristes scories du pouvoir


(Parole de Psy)
Effets pervers et aliénants
d'une civilisation coercitive :
la “soumission consentie”
et la “servitude volontaire”.

Origines, causes, et conséquences.


Une empreinte matricielle dans la petite enfance...
... « Mon papa, ce héros qui m'aime ! »...
Pour l'enfant, son père est son héros préféré. Il voit en lui celui qui lui donne amour et protection. L'enfant voue à son père toute son admiration, et ce souvenir restera gravé dans son inconscient “ad vitam æternam”.

Quand vient l'adolescence, le jeune adulte se rebelle contre ce père, à cause de son autorité qui le prive des libertés qu'il convoite, ou du moins les restreint. C'est à ce moment-là que doit mourir le père idéal de l'enfance. Ce “meurtre symbolique” du père est nécessaire pour permettre à l'adulte de se délivrer de l'autorité du père.
En prenant conscience que l'autorité est l'ennemi de sa liberté, deux choix s'offrent alors au jeune adulte :
  1. Renoncer à sa liberté pour rester dans la nostalgie d'un père idéalisé, gravé dans l'inconscient, et consentir à l'autorité d'un père symbolique personnifié par le pouvoir.
    • Pouvoir politique.
    • Pouvoir religieux.
    • Ou mieux encore, pouvoir militaire.
    Le prix à payer pour cette soumission consentie, c'est la servitude volontaire, qui implique de renoncer à la liberté.
  2. Renoncer définitivement à la protection et l'amour d'un père, sans chercher à lui trouver un substitut dans un père symbolique idéalisé. Le prix à payer pour ce renoncement, c'est d'assumer sa responsabilité, en échange de la liberté.
    En deux mots, c'est “devenir anarchiste”...! (1)

La résurgence de la “matrice du père” :
La nostalgie pour le père explique donc l’énigme de la servitude volontaire et de la soumission consentie.
Un père symbolique vient se substituer au père “réel”, pour le remplacer dans l'inconscient individuel. Cet inconscient individuel et ce père symbolique peuvent alors fusionner dans l'inconscient collectif pour former un “père idéal”, commun à tous, désigné par l’élection au suffrage universel, et à qui chacun se soumettra “librement et volontairement”.
Ainsi, la servitude volontaire d’une partie du peuple permet au psychopathe de prendre la place du père symbolique pour soumettre les “"nostalgiques” du père et obtenir leur servitude volontaire.

Incarnation de la matrice du père par le pouvoir :
C'est exactement ce qui se produit dans les situations politiques postrévolutionnaires, sur un modèle de fonctionnement identique à celui des sectes et des partis politiques. Cette situation n'est pas sans provoquer un certain nombre de “résistances”, comme les appellent les psychanalystes. Car la servitude volontaire se double toujours d’une servitude involontaire reposant sur la crainte du pouvoir et souvent sur la terreur qu’il organise.

Avant le meurtre symbolique du père,
le meurtre réel du chef de la horde primitive...
Rien ne prouve que les premiers humains aient vécu en hordes dominées par un seul mâle, ni que le meurtre de ce dernier ait produit les sociétés égalitaires de la fin de l’ère glaciaire, ni que ce meurtre, incertain, forcément bien plus reculé que ne l’a cru Freud, a laissé des traces dans l’inconscient de tous les hommes.
Le refoulement du désir pour le père, en cause dans la nostalgie et le transfert sur un “père symbolique” qui le représente et le remplace dans l'inconscient, doit être distingué du déni de la réalité du meurtre, en cause dans la fondation de la civilisation.

Pour résumer en une phrase :
Tuez le tyran qui gouverne, le peuple ne tardera pas
à en réclamer un autre pour prendre sa place.

Dit autrement...
versus l’imposture démocratique de l’élection :
Tuez “symboliquement” le dictateur élu “légalement”, 
le peuple en élira un autre pour prendre sa place.

Dieu et les religions :

L’invention de Dieu relève également de cette “nostalgie du père”, Dieu venant symboliquement prendre la place du “Père idéal”, mais surtout d'un père idéalisé. Les religions, par la volonté de leurs magistères, ont parfaitement su exploiter cette “nostalgie du père” pour soumettre leurs adeptes et mettre à leur service la servitude volontaire qui en découle, pour servir les intérêts et le pouvoir du clergé.


Sur cette dernière image, la citation de Freud illustre parfaitement oh ! combien nous pouvons être victimes de nos illusions, “en toute bonne foi”, mais toujours par faiblesse, pour (tenter de) fuir les réalités qui nous déplaisent et nous contrarient.

Source : Un article de Gilbert Diatkine
(Revue Française de Psychanalyse)

Plan de l'article :

Servitude volontaire et terreur.
La horde primitive.
Le déni du meurtre du père.
Le meurtre fondateur de la civilisation.
_________________________

(1)
Définition de l'anarchie
Ne pas confondre
“anarchie” avec “anomie”.

L’anarchie, du grec ἀναρχία / anarkhia, composé de an, préfixe privatif (absence de), et arkhê, hiérarchie, commandement. Désigne l'état d'un milieu social sans gouvernement, la situation d’une société où il n’existe pas de chef, pas d’autorité unique, autrement dit où chaque sujet ne peut prétendre à un pouvoir sur l’autre. Il peut exister une organisation, un pouvoir politique ou même plusieurs, mais pas de domination unique ayant un caractère coercitif.

* Le terme anomie (du grec ἀνομία / anomía, du préfixe ἀ- a- “absence de” et νόμος / nómos “loi, ordre, structure”) est un concept qui caractérise, en sociologie, l'état d'une société dont les normes réglant la conduite de l'humain et assurant l'ordre social apparaissent comme inefficientes.

(Source : Wikipédia)
_________________________

L'anomie, comme désordre social, n'est donc pas à confondre avec l'anarchie.
L'anarchie renvoie étymologiquement à l'absence de hiérarchie, et désigne, au sens strict, une organisation sociale et politique sans autorité coercitive.
Le mot "anomie" se réfère à l'absence de règles, de structure, d'organisation.

Attention à la manipulation du pouvoir :
L'idée selon laquelle l'anarchie mènerait nécessairement à l'anomie est frauduleusement et intentionnellement répandue par les gouvernements qui exercent leur pouvoir sur le peuple, car les dirigeants politiques redoutent la volonté du peuple de se passer des “professionnels du pouvoir”, ce qui ruinerait toute ambition de carrière politique.

En réalité, l'anarchiste, c’est la terreur des psychopathes usurpateurs du pouvoir, et on les comprend...! Ils ont de quoi avoir la trouille, car avec l’épidémie des consciences qui se réveillent, il leur sera de plus en plus difficile de se maintenir dans cette imposture du pouvoir, et de continuer à exercer l’autorité arbitraire qui en découle.

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Parole de Psy
Loup Rebel
Parole de Psy

samedi 17 décembre 2016

La plus grande escroquerie politique depuis plus de deux siècles... Quelle alternative à cette imposture ?


(Le billet de Loup Rebel)
L'élection des gouvernants
au suffrage universel est plus
qu'une imposture démocratique,
c'est la plus grande escroquerie
depuis plus de deux siècle. 

"Nos" élus sont hypocritement appelés "nos" représentants.
C'est là le premier mensonge fondateur de la plus grande escro­querie poli­tique depuis deux siècles, qui porte le nom de "démo­cratie repré­sen­tative", régime politique où lesdits repré­sen­tants sont élus au suffrage universel.
La France n'est pas une démocratie, et ne l'a jamais été.


Pourquoi la plus grande escroquerie ?

Parce qu'en réalité, l'élu n'est pas le représentant du peuple, il ne l'a jamais été. L'élu n'est jamais le représentant de l'électeur qui se rend aux urnes pour le désigner par son bulletin de vote.

Les élus sont les représentants des grandes puissances financières et économiques qui dominent le monde, des grandes entreprises et de leurs actionnaires. Ils sont donc les représentants des maîtres du monde, ce petit nombre de gens ultras riches qui bâtissent leur fortune sur le dos du plus grand nombre (nous...!).


Donc, TOUT candidat, quel que soit son discours de campagne, une fois élus, appli­quera la même doctrine. Les élus appli­que­ront tous la doctrine des maîtres dont ils sont tous les servi­teurs dévoués. Le discours de campagne n'est que l’embal­lage trom­peur et mensonger, pour donner à l'électeur l'illusion qu'il fait un vrai choix en déposant son bulletin dans l'urne.


Quelques idées pour un modèle de démocratie

“Ce n'est pas la Constitution qui crée le peuple,
mais le peuple qui crée la Constitution”
Vivre ensemble n’est pas naturel. D’où la nécessité d'un “Contrat social”, défini par Jean-Jacques Rousseau en 1762 : "La vie en société résulte d’un contrat social, c’est-à-dire un accord de volonté qui engage des individus, par nature indépendants, libres et égaux, qui forment un ensemble politique – la nation – et acceptent de se soumettre au pouvoir collectif. Ce pouvoir ne doit léser aucun de ses membres."

La démocratie arrive dans la suite logique du contrat social.

Elle est initiée par une “Constitution :

« La démocratie naît de l’union des hommes jouissant, en tant que société organisée, d’un droit souve­rain sur tout ce qui est en leur pouvoir. De même que ce n’est pas la religion qui crée l’homme, mais l’homme qui crée la religion, ce n’est pas la Constitution qui crée le peuple, mais le peuple qui crée la Constitution. La démocratie est, en quelque sorte, à toutes les autres formes de l’État, ce que le christianisme est à toutes les autres religions. Le christianisme est la religion par excellence, l’essence de la religion, l’homme déifié considéré comme une religion particulière. De même, la démocratie est l’essence de toute Consti­tu­tion politique : l’homme socialisé considéré comme Constitution politique particulière... L’homme n’existe pas à cause de la loi, c’est la loi qui existe à cause de l’homme : c’est une existence humaine, tandis que dans les autres formes politiques l’homme est l’existence légale. Tel est le caractère fondamental de la démocratie. »
(Karl Marx, Berlin 1841)


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Ce que les médias ne vous disent jamais :

L'élection engage l'électeur.
En signant le registre électoral au moment du vote, qu'il soit blanc, rouge, vert, ou bleu marine, l'électeur signe son adhésion totale et sans réserve au régime représentatif.

Article L62-1 du code électoral :
« Le vote de chaque électeur est constaté par sa signature apposée à l'encre en face de son nom sur la liste d'émargement. »

L’élection, d’une certaine manière, est à regarder comme une pétition dans laquelle on demanderait aux électeurs de renouveler leur approbation de la Constitution. Ils sont invités à signer pour confirmer qu’ils approuvent le système électoral tel qu’il est en vigueur sous la V° République.

On peut même dire que les élections représentent les plus grandes pétitions jamais égalées, celles qui recueillent jusqu'à 40 à 50 millions de signatures. Et elles sont organisées par le gouvernement, tous les cinq ans.
Les foules se déplacent en nombre pour se rendre dans des bureaux réquisitionnés pour cette pétition, et y apposer leur signature sur un registre spécialement dédié, appelé "registre électoral".
Mais vous avez le droit de refuser de signer.
Quel que soit le résultat de l’élection, la responsabilité de l’électeur ayant signé sur le registre est engagée, et le vote étant anonyme, il n’a pas la possibilité d’opposer le fait qu’il n’a pas voté pour le candidat élu, car il est impossible d’en apporter la preuve. Le piège électoral se referme sur chaque électeur ayant voté et signé.

En revanche, l’abstentionniste peut faire valoir qu’il n’a pas participé à l’élection, l’absence de sa signature sur le registre électoral en est la preuve irréfutable. Sa responsabilité n’est donc pas engagée dans la politique menée par les élus. Un électeur qui déposerait son bulletin dans l’urne sans signer le registre serait dans cette même situation... De quoi donner des idées aux boycotteurs... (voir plus bas, "boycotter les élections"...).

L'élection engage l'électeur.
C'est un engagement à sens unique que l'électeur valide par sa signature sur le registre électoral :
« Je reconnais par cette signature me placer sous la tutelle des représentants élus. Je renonce donc à toute volonté de faire entendre ma voix autrement que par mon bulletin de vote, donnant les pleins pouvoirs aux candidats élus pour prendre toutes les décisions politiques à ma place et pour l'élaboration des lois, y compris la Constitution et les règles du pouvoir. »

Sans oublier que participer à l'élection du chef d’État, c'est signer pour la guerre, puisque le chef d’État est également le chef des armées. C'est lui qui décide des guerres. L'électeur lui donne les pleins pouvoirs pour décider en son nom de tuer des milliers de gens, voire des millions, détruire des villes, dévaster des pays...

L’électeur signe donc également pour ça :
« Je donne les pleins pouvoirs au Président élu pour organiser selon son bon vouloir les actes de guerre dont j'ai parfaitement conscience qu'ils mettent en danger la vie des Françaises et des Français. »

Par sa signature sur le registre électoral, l'électeur se rend coupable de complicité pour les milliers de morts (voire des millions), les villes détruites, et les pays dévastés par les guerres.


L'abstentionniste, par son refus de signer sa soumission aux criminels qui décident les guerres, affirme son désaccord et sa désapprobation du régime politique représentatif qui permet aux gens du pouvoir de commettre ces horreurs.

En signant sur le registre électoral, l’électeur donne son accord inconditionnel de soumission au régime politique représentatif. Régime qui laisse toute latitude aux élus de commettre le pire... 
La signature engage l’électeur.
En a-t-il pleinement conscience ?
Le rôle des médias ne serait-il pas de l'informer ?
Ils ne le font pas ?
Faisons-le !

L’électeur qui participe par son vote à la constitution d’un gouvernement de corrompus, de renégats, d’imposteurs, de voleurs et de traîtres n’est pas victime, il est complice.
Les abstentionnistes sont souvent accusés de manquer à leur devoir de citoyen, ou bien de favoriser tel ou tel candidat. Ces arguments ne font qu’en rajouter à l’infondé du système électoral, prêt à ignorer une partie des citoyens qui n’ont aucun moyen de faire entendre leur voix pour dire qu’ils ne souhaitent approuver aucun des candidats, le vote blanc n’ayant aucune valeur sur le résultat de l’élection. L’imposture démocratique est flagrante. Si le vote blanc “ne compte pas”, si l’abstention ne compte pas, que reste-t-il comme moyen pour faire entendre sa voix ?
Le boycotte de l’élection devient le dernier recours pour faire entendre sa voix, quand aucun des candidats ne correspond aux aspirations souhaitées par l’électeur.


Vous avez parfaitement le droit de refuser de signer le registre électoral...
Que se passe-t-il si vous refusez ?
La réponse est surprenante, voire inquiétante. "En cas de refus, la personne chargée des émargements le fera à votre place"(1). On croit rêver... Le président du bureau de vote n'a pas le droit de toucher de ses mains l'enveloppe que vous devez glisser vous-même dans l'urne, mais le préposé au registre électoral peut signer à votre place...!

Au-delà de ce tour de passe-passe ubuesque et litigieux, si plusieurs millions d'électeurs décident de ne pas signer le registre, la légitimité de l'élection en prend un sale coup, ouvrant la porte au doute sur la validité des signatures apposées par des préposés non assermentés.

_____________________________
(1) source : Ministère de l'Intérieur

Fonctionnement d'un bureau de vote.
[...]
L'opération de vote se déroule en plusieurs étapes.
  1. L'électeur se présente à la table où sont déposés les bulletins et les enveloppes. Son inscription sur les listes électorales est vérifiée, il prend une enveloppe, un bulletin de vote de chaque liste ou candidat. Il est important qu'il prenne plusieurs bulletins de vote afin de préserver la confidentialité de son choix. L'électeur peut également se rendre au bureau de vote avec les documents électoraux qui lui ont été envoyés à son domicile.
  2. L'électeur se rend à l'isoloir. Le passage par l'isoloir est obligatoire dans tous les cas afin de garantir le caractère secret et personnel du vote.
  3. Il se présente devant l'urne où le président du bureau ou son suppléant vérifie son identité en lisant à voix haute la pièce d'identité ou la carte électorale qu'il lui présente.
  4. Le président ou son suppléant constate que l'électeur n'a qu'une enveloppe, mais il ne doit en aucun cas la toucher. L'électeur introduit lui-même l'enveloppe dans l'urne.
  5. Il signe alors la liste d'émargement en face de son nom. La personne chargée de contrôler les émargements se trouve généralement à côté de l'urne afin de faciliter les opérations de vote. Si un électeur n'est pas en mesure de signer lui-même, un électeur de son choix peut signer pour lui avec la mention manuscrite : " l'électeur ne peut signer lui-même ".
    Si un électeur qui a voté refuse de signer, c'est la personne chargée du contrôle des émargements qui signera à sa place.
    Il en sera porté mention sur le procès-verbal des opérations de vote et il sera indiqué les noms des électeurs concernés.
  6. La carte de l'électeur ou son attestation sont rendues à leur détenteur après que l'assesseur a apposé un timbre à la date du scrutin sur l'emplacement prévu à cet effet. Ce timbre n'est pas apposé si l'électeur n'a pas présenté sa carte électorale.
[...]
_____________________________
Annexe

Conseil constitutionnel :
[...]
« La cause la plus fréquente des annulations de suffrages par le Conseil constitu­tionnel porte sur des discor­dances [...] entre le nombre des émargements et celui des bulletins et enveloppes trouvés dans l'urne. »

Article L62-1 du code électoral :
« Le vote de chaque électeur est constaté par sa signature apposée à l'encre en face de son nom sur la liste d'émargement. »




Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

D'où vient l'argent ?


(Le billet de Loup Rebel)
Pour le commun des mortels,
le concept même de la création
de l'argent relève du mystère,
ou de la science-fiction. 


Création de monnaie :

Les crédits sont aujourd'hui la source exclusive de la création de la monnaie. La banque ne ponctionne pas dans ses réserves quand elle prête de l'argent, elle le crée par un simple jeu d'écriture...

Incroyable, non ?

Le processus par lequel les banques créent de l'argent est si simple que l'esprit résiste à y croire.


Le mécanisme de création de la monnaie trouve donc son origine dans les crédits accordés par les banques.

Explications :

Concrètement, lorsqu'une banque consent un crédit à un client (Dupond, Durant, Martin, vous, moi...), cette banque met à disposition du client un dépôt à vu sur son compte, égal au montant X de la somme prêtée. En contrepartie de ce dépôt à vu, la banque acquiert une créance sur le client qui signe une reconnaissance de dette au bénéfice de la banque. Il y a donc création de monnaie, puisque la banque n'a pas ponctionné dans ses réserves pour prêter le montant X à son client... Elle a juste inscrit une créance dans son bilan.

Mais que devient cet argent ainsi créé, comme une fausse monnaie "sortie du chapeau" du banquier...?

Lorsque le client rembourse le crédit X, la banque efface la créance de son bilan, au fur et à mesure des remboursements. Il y a donc à ce moment destruction de la monnaie précédemment créée. Cette création de monnaie n'aura été que provisoire. Sauf pour les intérêts payés en sus par le client, qui représentent la valeur prélevée par la banque sur les richesses produites par le travail de son client, dont une toute petite partie lui revient sous forme de salaire. Et c'est ce salaire qui permet à l'emprunteur de verser à la banque les remboursements plus les intérêts avec de l'argent "vrai", correspondant à une réelle production de richesses issue du travail de l'emprunteur.

En bon français, cela s'appelle du racket...
Le rôle de la banque étant de créer de l'argent fictif, c'est à dire de la fausse monnaie créée virtuellement et mise à disposition du client qui remboursera avec le produit des richesses créées par son travail.

La vidéo pédagogique de Paul Grignon montre comment les banques privées en sont arrivées à créer l’argent en faisant des prêts sans puiser 1 centime dans leurs réserves.

L'Argent Dette – Paul Grignon
Le processus par lequel les banques créent de l'argent est si simple que l'esprit résiste à y croire.

“Donnez-moi le droit d'émettre et de contrôler l'argent d'une Nation, et alors, peu m'importe qui fait ses lois, j'aurai le contrôle de cette Nation”

Cette déclaration du fondateur de la dynastie banquière des Rothschild, Mayer Amschel Rothschild, alias Mayer Amschel Bauer(1), ne semble inquiéter personne, alors qu’aujourd’hui les banques privées disposent de ce droit exclusif dans toutes les Nations européennes et américaines.
En France, l’accord passé entre L’État et les banques a été signé par Valéry Giscard d’Estaing en 1973. Et cet accord interdit à L’État d’émettre sa monnaie, le franc au moment de la signature. Cet accord était un préliminaire indispensable pour le projet d’une monnaie unique, l’euro.

Le pouvoir des banques privées
est aujourd’hui absolu et despotique.

Dès que vous avez compris “d’où vient l’argent”, ainsi que le privilège exclusif des banques privées dans le processus de la création de l’argent, à partir de rien, vous ne pouvez plus voir le monde avec les mêmes yeux. Vous savez que les gouvernements élus n’ont aucun pouvoir et sont soumis au despotisme des banques.

En clair, nos gouvernants sont
les larbins des mafias bancaires.

Que vous votiez pour un candidat de droite ou de gauche, l’élu n’aura aucun pouvoir autre que celui de faire appliquer le programme décidé et imposé par les banques.


Alors ?
Avez-vous encore le sentiment que votre bulletin de vote vous donne du pouvoir...?
Êtes-vous toujours décidé à participer à l’élection ?


Non, je ne vote pas ~ Raja Vibes
Marchand de rêves des temps modernes, Vous me faites gerber avec vos balivernes,
Cauchemar de notre quotidien de martyr, Je largue les amarres et préfère m’abstenir
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Suivre ce lien pour lire la suite :

La privatisation de l’Etat...

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(1) Ce qu'il faut savoir sur les origines de la famille Rothschild...

Mayer Amschel Rothschild (1744 – 1 812) est le fondateur de la dynastie banquière des Rothschild.

Mayer Amschel Rothschild est né Mayer Amschel Bauer le 23 février 1744 dans le ghetto juif de Francfort-sur-le-Main dans l'ouest de l'Allemagne, fils de Moses Amschel Bauer. Il changea son nom en Rothschild, que l'on peut traduire en français par "bouclier" ou "écusson rouge", en référence au bouclier rouge, symbole de la maison familiale puis devenu celui de la banque et du commerce de prêt sur gage créé par son père Moses Amschel Bauer.

Plus de détails sur Wikipédia...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mayer_Amschel_Rothschild


Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

lundi 12 décembre 2016

Abstention... vote blanc... boycotte...?

(Le billet de Loup Rebel)
À chacun de choisir...
mais...
en connaissance de cause !


Ce que les médias ne vous disent jamais :

L'élection engage l'électeur.

En signant le registre électoral au moment du vote, qu'il soit blanc, rouge, vert, ou bleu marine, l'électeur signe son adhésion totale et sans réserve au régime représentatif.

Article L62-1 du code électoral :
« Le vote de chaque électeur est constaté par sa signature apposée à l'encre en face de son nom sur la liste d'émargement. »

L’élection, d’une certaine manière, est à regarder comme une pétition dans laquelle on demanderait aux électeurs de renouveler leur approbation de la Constitution. Ils sont invités à signer pour confirmer qu’ils approuvent le système électoral tel qu’il est en vigueur sous la V° République.

On peut même dire que les élections représentent les plus grandes pétitions jamais égalées, celles qui recueillent jusqu'à 40 à 50 millions de signatures. Et elles sont organisées par le gouvernement, tous les cinq ans.
Les foules se déplacent en nombre pour se rendre dans des bureaux réquisitionnés pour cette pétition, et y apposer leur signature sur un registre spécialement dédié, appelé "registre électoral".
Mais vous avez le droit de refuser de signer.
Quel que soit le résultat de l’élection, la responsabilité de l’électeur ayant signé sur le registre est engagée, et le vote étant anonyme, il n’a pas la possibilité d’opposer le fait qu’il n’a pas voté pour le candidat élu, car il est impossible d’en apporter la preuve. Le piège électoral se referme sur chaque électeur ayant voté et signé.

En revanche, l’abstentionniste peut faire valoir qu’il n’a pas participé à l’élection, l’absence de sa signature sur le registre électoral en est la preuve irréfutable. Sa responsabilité n’est donc pas engagée dans la politique menée par les élus. Un électeur qui déposerait son bulletin dans l’urne sans signer le registre serait dans cette même situation... De quoi donner des idées aux boycotteurs... (voir plus bas, "boycotter les élections"...).

L'élection engage l'électeur.
C'est un engagement à sens unique que l'électeur valide par sa signature sur le registre électoral :
« Je reconnais par cette signature me placer sous la tutelle des représentants élus. Je renonce donc à toute volonté de faire entendre ma voix autrement que par mon bulletin de vote, donnant les pleins pouvoirs aux candidats élus pour prendre toutes les décisions politiques à ma place et pour l'élaboration des lois, y compris la Constitution et les règles du pouvoir. »

Sans oublier que participer à l'élection du chef d’État, c'est signer pour la guerre, puisque le chef d’État est également le chef des armées. C'est lui qui décide des guerres. L'électeur lui donne les pleins pouvoirs pour décider en son nom de tuer des milliers de gens, voire des millions, détruire des villes, dévaster des pays...

L’électeur signe donc également pour ça :
« Je donne les pleins pouvoirs au Président élu pour organiser selon son bon vouloir les actes de guerre dont j'ai parfaitement conscience qu'ils mettent en danger la vie des Françaises et des Français. »

Par sa signature sur le registre électoral, l'électeur se rend coupable de complicité pour les milliers de morts (voire des millions), les villes détruites, et les pays dévastés par les guerres.


L'abstentionniste, par son refus de signer sa soumission aux criminels qui décident les guerres, affirme son désaccord et sa désapprobation du régime politique représentatif qui permet aux gens du pouvoir de commettre ces horreurs.

En signant sur le registre électoral, l’électeur donne son accord inconditionnel de soumission au régime politique représentatif. Régime qui laisse toute latitude aux élus de commettre le pire... 
La signature engage l’électeur.
En a-t-il pleinement conscience ?
Le rôle des médias ne serait-il pas de l'informer ?
Ils ne le font pas ?
Faisons-le !

L’électeur qui participe par son vote à la constitution d’un gouvernement de corrompus, de renégats, d’imposteurs, de voleurs et de traîtres n’est pas victime, il est complice.
Les abstentionnistes sont souvent accusés de manquer à leur devoir de citoyen, ou bien de favoriser tel ou tel candidat. Ces arguments ne font qu’en rajouter à l’infondé du système électoral, prêt à ignorer une partie des citoyens qui n’ont aucun moyen de faire entendre leur voix pour dire qu’ils ne souhaitent approuver aucun des candidats, le vote blanc n’ayant aucune valeur sur le résultat de l’élection. L’imposture démocratique est flagrante. Si le vote blanc “ne compte pas”, si l’abstention ne compte pas, que reste-t-il comme moyen pour faire entendre sa voix ?
Le boycotte de l’élection devient le dernier recours pour faire entendre sa voix, quand aucun des candidats ne correspond aux aspirations souhaitées par l’électeur.


Vous avez parfaitement le droit de refuser de signer le registre électoral...
Que se passe-t-il si vous refusez ?
La réponse est surprenante, voire inquiétante. "En cas de refus, la personne chargée des émargements le fera à votre place"(1). On croit rêver... Le président du bureau de vote n'a pas le droit de toucher de ses mains l'enveloppe que vous devez glisser vous-même dans l'urne, mais le préposé au registre électoral peut signer à votre place...!

Au-delà de ce tour de passe-passe ubuesque et litigieux, si plusieurs millions d'électeurs décident de ne pas signer le registre, la légitimité de l'élection en prend un sale coup, ouvrant la porte au doute sur la validité des signatures apposées par des préposés non assermentés.

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(1) source : Ministère de l'Intérieur

Fonctionnement d'un bureau de vote.
[...]
L'opération de vote se déroule en plusieurs étapes.
  1. L'électeur se présente à la table où sont déposés les bulletins et les enveloppes. Son inscription sur les listes électorales est vérifiée, il prend une enveloppe, un bulletin de vote de chaque liste ou candidat. Il est important qu'il prenne plusieurs bulletins de vote afin de préserver la confidentialité de son choix. L'électeur peut également se rendre au bureau de vote avec les documents électoraux qui lui ont été envoyés à son domicile.
  2. L'électeur se rend à l'isoloir. Le passage par l'isoloir est obligatoire dans tous les cas afin de garantir le caractère secret et personnel du vote.
  3. Il se présente devant l'urne où le président du bureau ou son suppléant vérifie son identité en lisant à voix haute la pièce d'identité ou la carte électorale qu'il lui présente.
  4. Le président ou son suppléant constate que l'électeur n'a qu'une enveloppe, mais il ne doit en aucun cas la toucher. L'électeur introduit lui-même l'enveloppe dans l'urne.
  5. Il signe alors la liste d'émargement en face de son nom. La personne chargée de contrôler les émargements se trouve généralement à côté de l'urne afin de faciliter les opérations de vote. Si un électeur n'est pas en mesure de signer lui-même, un électeur de son choix peut signer pour lui avec la mention manuscrite : " l'électeur ne peut signer lui-même ".
    Si un électeur qui a voté refuse de signer, c'est la personne chargée du contrôle des émargements qui signera à sa place.
    Il en sera porté mention sur le procès-verbal des opérations de vote et il sera indiqué les noms des électeurs concernés.
  6. La carte de l'électeur ou son attestation sont rendues à leur détenteur après que l'assesseur a apposé un timbre à la date du scrutin sur l'emplacement prévu à cet effet. Ce timbre n'est pas apposé si l'électeur n'a pas présenté sa carte électorale.
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Annexe

Conseil constitutionnel :
[...]
« La cause la plus fréquente des annulations de suffrages par le Conseil constitu­tionnel porte sur des discor­dances [...] entre le nombre des émargements et celui des bulletins et enveloppes trouvés dans l'urne. »

Article L62-1 du code électoral :
« Le vote de chaque électeur est constaté par sa signature apposée à l'encre en face de son nom sur la liste d'émargement. »




Loup
Loup Rebel
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