jeudi 28 mai 2015

Les “parrains” de l’ordre Mondial
et leur haine à l’égard des peuples


(Le billet de Loup Rebel)
• As-tu déjà entendu parler du groupe Bilderberg ?
• Découvres-tu ce nom ici pour la première fois ?
• Dans tous les cas, tu seras surpris en lisant ça.

Depuis les années 1950, une centaine de milliardaires se sont regroupés dans une organisation secrète dans le but de diriger le monde. Se situant entre la secte et la maffia, ce cartel est à considérer comme la plus puissante alliance criminelle sur notre planète. Un certain nombre de dirigeants Français (dont Manuel Valls) y participent, ou y ont participé, comme indiqué dans la liste (non exhaustive) présentée plus bas.

Bien que ses premières origines remontent aux années 1910, l’ordre mondial réalise sa véritable expansion depuis 1954, avec le groupe Bilderberg, sous l’égide de David Rockefeller, son fondateur.

En mai 1954, une soixantaine d’hommes influents provenant du domaine de la politique, de la finance mondiale et de l’élite aristocratique européenne s’est réunie à l’Hôtel Bilderberg, à Oosterbeek en Hollande.

Cette première rencontre suscita un tel enthousiasme des participants qu’ils décidèrent de tenir une conférence similaire chaque année. Dès lors, le groupe se nomme Bilderberg en l’honneur de son premier lieu de rencontre.

La vidéo ci-dessous apporte des explications simples sur le concept du groupe Bilderberg. Au cours de ses réunions, des décisions stratégiques essentielles y sont prises, hors des institutions démocratiques au sein desquelles ces débats devraient normalement avoir lieu, et à l’abri des regards, violant ainsi l’éthique journalistique. Ces orientations conditionnent ensuite les décisions des institutions subalternes comme le G8, les gouvernements des États, mais aussi les directions des marchés, l’évolution des conflits et des guerres... etc.

Outre les membres permanents de cette organisation maffieuse, les participants à ces réunions sont des personnalités “triées sur le volet”, cent à deux cents invités choisis pour leur pouvoir d’influences sur les grandes décisions politiques : Parlementaires, Ministres, patrons de banques, milliardaires et responsables occidentaux... l’objectif étant de déterminer l’avenir du monde et resserrer leur contrôle sur les rouages des organismes supranationaux.
Le concept du groupe Bilderberg

Tout se passe hors des institutions démocratiques : Décisions prises par les gouvernements des États, mais aussi les directions des marchés, l’évolution des conflits et des guerres...
Les réunions sont “secrètes” et interdites aux journalistes. Chaque participant prend l’engagement solennel de ne pas divulguer ni évoquer dans la presse l’existence même de ces réunions, au non du principe : “les grandes choses se font avec discrétion”... Ce qui rappelle l’aphorisme de Coluche : “On ne peut pas dire la vérité à la télé, il y a trop de monde qui regarde”.
En réalité, seules les “choses criminelles” ont besoin de se faire avec discrétion. Tenir les populations à l’écart des décisions politiques est un déni de démocratie qui perpétue l’aversion des maîtres du monde pour la démocratie, et la haine qu’ils éprouvent contre le peuple.
Diagramme de l’organisation mondiale autour du Bilderberg-Groupe
(passer la souris sur l’image pour l’agrandir)

De nombreux dirigeants français ont participé ces dernières années aux journées Bilderberg (la liste ci-après n’est pas exhaustive) :

• Manuel Valls, membre du Parlement, Premier ministre
• Jean-Pierre Jouyet, ministre des Affaires européennes
• François Fillon, Premier ministre
• Valérie Pécresse, Membre du Parlement (UMP)
• Christophe Margerie, PDG de Total
• Jean-Dominique Senard, PDG du Groupe Michelin
• Paul Hermelin, Président et PDG du Groupe Capgemini
• Olivier de Bavinchove, Commandant du Corps européen (Eurocorps)
• Nicolas Baverez, Avocat à la Cour d’appel de Paris et associé du Cabinet Gibson, Dunn & Crutcher LLP (également Conseiller Référendaire à la Cour des Comptes)
• Henri de Castries, président du conseil d’administration et chef de la direction, AXA
• Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales
• François Pérol, secrétaire général adjoint en charge des affaires économiques
• Bertrand Collomb, Président honoraire, Lafarge
• Hélène Rey, Professeur d’économie à la London Business School
• Christine Ockrent, directrice générale service mondial de télévision française
• Bassma Kodmani, membre du bureau exécutif et chef des affaires étrangères pour le Conseil National Syrien

La liste complète des invités qui ont participé aux journées Bilderberg en 2013 est disponible en suivant ce ►lien

(Voir ci-dessous la liste complète des invités qui ont participé aux journées Bilderberg 2008)



source :

Rue 89 du 11 juin 2008

Infowars du 6 juin 2008

Liste des invités ayant participé en 2008 :
(Traduit avec Google-traduction)

DEU = Ackermann Josef, Président du Directoire et du Comité Exécutif du Groupe, Deutsche Bank AG
CAN = Adams John, Sous-ministre associé de la Défense nationale et le Chef de la sécurité des télécommunications Canada
USA = Ajami Fouad, Directeur Programme Moyen-Orient Études, École Paul H. Nitze des études internationales avancées de l’Université Johns Hopkins
USA = Alexander Keith B., Directeur National Security Agency
INT = Almunia Joaquín, Commissaire Commission européenne
GRC = Alogoskoufis George, Ministre de l’Economie et des Finances
USA = Altman Roger C., président, Evercore Partners Inc.

TUR = Babacan Ali, ministre des Affaires étrangères
NLD = Balkenende Jan Peter, Premier ministre
PRT = Balsemão Francisco Pinto, Président et chef de la direction, IMPRESA, SGPS ; L’ancien Premier ministre
FRA = Nicolas Baverez, Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP
ITA = Bernabè Franco, PDG Telecom Italia Spa
USA = Bernanke Ben S., président, Conseil des gouverneurs, Système fédéral de réserve
SWE = Bildt Carl, ministre des Affaires étrangères
FIN = Blåfield Antti, principal éditorialiste, Helsingin Sanomat
DNK = Bosse Stine, PDG, TrygVesta
CAN = Brodie Ian, chef d’état-major, le Cabinet du premier ministre
AUT = Bronner Oscar, éditeur et rédacteur, Der Standard
FRA = Henri de Castries, président du conseil d’administration et chef de la direction, AXA
ESP = Juan Luis Cebrian, PDG, PRISA
CAN = Clark, président et chef de la direction Edmund, Groupe Financier Banque TD
GBR = Clarke Kenneth, membre du Parlement
NOR = Clemet Kristin, Directeur Général, Civita
USA = Collins Timothy C., Directeur général principal et chef de la direction, Ripplewood Holdings, LLC
FRA = Bertrand Collomb, Président honoraire, Lafarge
PRT = Costa António, Maire de Lisbonne
USA = Crocker James R., Chester A. professeur Schlesinger des études stratégiques

USA = Daschle Thomas A., ancien sénateur américain et la majorité au Sénat
CAN = Desmarais Jean-Paul, Président et co-chef de la direction, Power Corporation du Canada
GRC = Diamantopoulou Anna, membres du Parlement
USA = Donilon Thomas E,. Partner, O'Melveny & Myers
ITA = DraghiMario, gouverneur Banca d’Italia

AUT = Ederer Brigitte, chef de la direction Siemens AG Österreich
CAN = Edwards N. Murray, Vice-président, Candian Natural Resources Limited
DNK = Eldrup Anders, président DONG A/S
ITA = Elkann John, vice-président Fiat SpA

USA = Farah Martha J., Directeur, Center for Cognitive Neuroscience ; Walter H. Annenberg professeur en sciences naturelles de l’Université de Pennsylvanie
USA = Feldstein Martin S., président et chef de la direction, Bureau national de recherche économique
DEU = Fischer Joschka, ancien ministre des Affaires étrangères
USA = Ford Harold E. Jr., vice-président, Merill Lynch & Co., Inc.
CHE = Forstmoser Peter, Professeur de civil, et Corporation Capital Markets Law, Université de Zürich

IRL = Gallagher Paul, Procureur général
USA = Geithner Timothy F., président et chef de la direction, Banque fédérale de réserve de New York
USA = Gigot Paul, éditorialiste en chef, The Wall Street Journal
IRL = Gleeson Dermot, président, AIB Group
NLD = Goddijn Harold, PDG TomTom
TUR = GoGuS Zeynep, journaliste; Fondateur, EurActiv.com.tr
USA = Graham Donald E., Président et chef de la direction, The Washington Post Company

NLD = Halberstadt Victor, Professeur d’économie, Université de Leiden ; L’ancien Secrétaire général honoraire de Bilderberg Réunions
USA = Holbrooke Richard C., Vice-président, Perseus, LLC
FIN = Honkapohja Seppo, membres du Conseil, de la Banque de Finlande
INT = Hoop Scheffer Jaap G., de secrétaire général, de l’OTAN
USA = Hubbard Allan B., président, E & A Industries, Inc.
BEL = Huyghebaert Jan, Président du Conseil d’administration, Groupe KBC

DEU = Ischinger Wolfgang, ancien ambassadeur au Royaume-Uni et des États-Unis

USA = Jacobs Kenneth, Vice-président, chef de Lazard US, Lazard Frères & Co. LLC
USA = Johnson James A., Vice-président, Perseus, LLC (l’homme d’Obama chargée de sélectionner son colistier)
SWE = Johnstone Tom, président et directeur général, AB SKF
USA = Jordan Vernon E. Jr., Directeur général principal, Lazard Frères & Co. LLC
FRA = Jean-Pierre Jouyet, ministre des Affaires européennes

GBR = Kerr John, Membre de la Chambre des Lords ; Vice-président, Royal Dutch Shell plc.
USA = Kissinger Henry A., Président, Kissinger Associates, Inc.
DEU = Eckart von Klaeden, porte-parole de la politique étrangère CDU /CSU
USA = Kleinfeld Alcoa, président Klaus et COO
TUR = Koç Mustafa, président, Koç A.S.
FRA = Kodmani Bassma, Directeur Arab Reform Initiative
USA = Kravis Henry R., Associé fondateur, Kohlberg Kravis Roberts & Co.
USA = Kravis Marie-Josée, Senior Fellow, Hudson Institute, Inc.
INT = Kroes Neelie, la commissaire Commission européenne
POL = Kwasniewski Aleksander, ancien président

AUT = Leitner Andritz, CEO Wolfgang,
ESP = León Gross Bernardino, Secrétaire général Cabinet du Premier ministre

INT = Mandelson Peter, commissaire, Commission européenne
FRA = Christophe Margerie, PDG de Total
CAN = Martin Roger Dean, Joseph L. Rotman School of Management, Université de Toronto
HUN = Martonyi János, professeur du droit commercial international ; Partner, Baker & McKenzie ; Ancien ministre des Affaires étrangères
USA = Mathews Jessica T., Président, Carnegie Endowment for International Peace
INT = McCreevy Charlie, Commissaire, Commission européenne
USA = McDonough William J., vice-président et conseiller spécial du président, Merrill Lynch & Co., Inc.
CAN = McKenna Frank, président suppléant, Groupe Financier Banque TD
GBR = McKillop Tom, président, The Royal Bank of Scotland Group
FRA = Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales
ITA = Monti Mario, Président, Universita Commerciale Luigi Bocconi
USA = Mundie Craig J., Chef de la recherche et de la stratégie de la direction, Microsoft Corporation
NOR = Myklebust Egil, Ancien Président du Conseil d’Administration SAS, Norsk Hydro ASA

DEU = Nass Matthias, rédacteur en chef adjoint, Die Zeit
NLD = H.M., la Reine des Pays-Bas

FRA = Christine Ockrent, directrice générale service mondial de télévision française et Présidente du FMI
FIN = Ollila Jorma, président, Royal Dutch Shell plc
SWE = Olofsson Maud, ministre de l’Entreprise et de l’énergie ; Vice-Premier Ministre
NLD = Orange, le Prince de H.R.H.
GBR = Osborne George, Chancelier de l’Échiquier Ombre
TUR = Öztrak Faik, membre du Parlement

ITA = Padoa-Schioppa Tommaso, ancienne ministre des Finances ; Président de Notre Europe
GRC = Papahelas Alexis, Journaliste, Kathimerini
GRC = Papalexopoulos Dimitris, PDG Titan Cement Co. SA
USA = Paulson Henry M., Secrétaire au Trésor
USA = Pearl Frank H., président et chef de la direction, Perseus, LLC
USA = Perle Richard N., Resident Fellow, American Enterprise Institute for Public Policy Research
FRA = François Pérol, secrétaire général adjoint en charge des affaires économiques
DEU = Perthes Volker, directeur Stiftung Wissenschaft und Politik
BEL = Philippe, H.R.H. Prince
CAN = Prichard J. Robert S., président et chef de la direction, Torstar Corporation

CAN = Reisman Heather, M. le président et chef de la direction, Indigo Books & Music Inc.
USA = Rice Condoleezza, Secrétaire d’État
PRT = Rio Rui, maire de Porto
USA = Rockefeller David, Ancien Président, Chase Manhattan Bank
ESP = Rodriguez Inciarte Matias, Vice Président exécutif, Grupo Santander
USA = Rose Charlie, Producteur, Rose Communications
DNK = Rose Flemming, Editor, Jyllands Posten
USA = Ross Dennis B., Conseiller et Ziegler émérite, L’Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient
USA = Rubin Barnett R., Directeur des Études et Senior Fellow, Centre de coopération internationale, Université de New York

TUR = Sahenk Ferit, président, Dogus Tenir A.S.
USA = Sanford Mark, gouverneur de Caroline du Sud
USA = Schmidt Eric, Président du Comité Exécutif et CEO, Google
AUT = Scholten Rudolf, Membre du Conseil d’administration, Oesterreichische Kontrollbank AG
DNK = Schur Fritz H., Fritz Schur Gruppen
CZE = Schwarzenberg Karel, ministre des Affaires étrangères
USA = Sebelius Kathleen, gouverneur du Kansas
USA = Shultz, George P., Thomas W. et Susan B., Ford Distinguished Fellow, Hoover Institution, université de Stanford
ESP = H.M., la reine d’Espagne
CHE = Spillmann Markus, rédacteur en chef et chef du Directoire, Neue Zürcher Zeitung AG
USA = Summers Lawrence H. Charles W. Eliot, Professeur, Université de Harvard

GBR = Taylor J. Martin, Président, Syngenta International AG
USA = Thiel Peter A., Président, Clarium Capital Management, LLC
NLD = Timmermans Frans, ministre des Affaires européennes
RUS = Trenin Dmitri V., Sous-directeur et associé principal, Centre Carnegie de Moscou
INT = Trichet Jean-Claude, Président de la Banque centrale européenne

USA Vakil Sanam, professeur adjoint de Middle East Studies, L’École Paul H. Nitze des études internationales avancées de l’Université Johns Hopkins
FRA = Valls Manuel, membre du Parlement, Premier ministre
GRC = Varvitsiotis Thomas, Co-Fondateur et Président, V + O Communication
CHE = Vasella Daniel, L. président et chef de la direction, Novartis AG
FIN = Väyrynen Raimo, Directeur, l’Institut finlandais des affaires internationales
FRA = Védrine Hubert, Hubert Védrine Conseil
NOR = Vollebaek Knut, Haut Commissaire pour les minorités nationales, l’OSCE

SWE = Wallenberg Jacob, Président, Investor AB
USA = Weber J., PDG Vin, Clark & ​​Weinstock
USA = Wolfensohn James D., président Wolfensohn & Company, LLC
USA = Wolfowitz Paul, Visiting Scholar, American Enterprise Institute for Public Policy Research

INT = Zoellick, Robert B. Président, Le Groupe de la Banque mondiale

Rapporteurs :
GBR = Bredow, Vendeline Correspondant aux affaires, The Economist
GBR = Wooldridge, Adrian D. Foreign Correspondant, The Economist

AUT = Autriche
BEL = Belgique
CAN = Canada
CHE = Suisse
CZE = République tchèque
DEU = Allemagne
DNK = Danemark
ESP = Espagne
FIN = Finlande
FRA = France
GBR = Grande-Bretagne
GRC = Grèce
HUN = Hongrie
INT = international
IRL = Irlande
ITA = Italie
NOR = Norvège
NLD = Pays-Bas
PRT = Portugal
POL = Pologne
RUS = Russie
SWE = Suède
TUR = Turquie
USA = États-Unis d’Amérique


Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

dimanche 17 mai 2015

La vérité n’est pas toujours ce que tu crois,
quand la conspiration n’en est pas une...


(Le billet de Loup Rebel)
• Qui parle de “conspiration” ?
• Et pour stigmatiser qui ?

“Il a dit la vérité,  il doit être exécuté”

Ces paroles de Guy Béart sont hors du temps, toujours d'actualité.
A écouter et réécouter sans modération.
Si tu entends ricaner lorsque tu dis quelque chose de sensé, c’est probablement que tes propos sont porteurs d’une vérité qui dérange les bien-pensants... Avec toute l’arrogance de l’ignorance, ils te diront avec mépris que tu es “conspirationniste”.

Le mépris est une arme redoutable pour disqualifier un “porteur de vérité” qui dérange. Alors ils utilisent “frauduleusement” le mot conspiration, après en avoir détourné le sens originel (voir la définition officielle du mot ► conspiration)

Le mot “conspiration“ est utilisé indûment pour décrédibiliser la vérité : c’est une contrefaçon linguistique (une de plus), exploitée par les politiques et relayée par les intoxiqués de la télé qui gobent les mensonges et autres sornettes des gangsters au pouvoir.

Ainsi, est taxé de “conspirationniste” tout récit “alternatif” qui contredit de manière significative le récit “officiel” d’un événe­ment.

Par exemple :
  • Dans son allégorie de la caverne qui remet en cause les certitudes de son temps, Platon serait aujourd’hui cloué au pilori du conspirationnisme.
  • Lorsqu’il a avancé la thèse héliocen­trique, Galilée défiait la lecture “offi­cielle” du monde de son époque. On parlerait aujourd’hui d’une “conspi­ration” contre la Bible... Or là, en l’occur­rence, le pouvoir ecclésiastique de l’époque se trouvait dans le négation­nisme, car c’est au IIIᵉ siècle av. J.-C. qu’Ératosthène apportait la preuve que la terre était sphérique, en même temps que celle de l’hélio­cen­trisme de notre système solaire (►lien Wikipédia). Platon, sans le démontrer, affirmait 2 siècles plus tôt déjà que la terre était ronde.

Qui accuse-t-on de “conspirationnisme” ?

Aux yeux des dirigeants politiques, les “conspirationnistes” sont les citoyens qui s’opposent à la toute-puissance de l’État (sic). Mais... le principe de la démocratie n’implique-t-il pas que l’État, c’est nous, les citoyens ? L’État, dans une démocratie, ce n’est pas ceux qui sont supposés nous représenter. Donc, on ne voit pas comment un citoyen pourrait s’opposer à lui-même... En réalité, ledit “conspirationniste” s’oppose aux instances qui le représentent et qui cherchent à imposer “leur récit” des faits, refusant tout contrôle par les citoyens quant aux faits rapportés dans le récit qui en est proposé.
Quand dire la vérité est devenu un crime

Bienvenue dans ce monde ou la vérité est un crime , où le système se défend,
et dans cette réalité ou les lanceurs d'alerte sont importants
Pour faire court, l’accusation de conspirationnisme est une critique facile qui ne coûte rien à celui qui la porte. Une allégation de ceux qui ne veulent pas que tu réfléchisses à ce qui se passe vraiment.

À toi de voir ce que tu veux en faire.


Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

vendredi 1 mai 2015

Quand la démocratie impose au
peuple d'élire ses dictateurs...


(La démocratie en question)
• Dérive démocratique
• Démocratophobie
• Contrefaçon linguistique
• Fraude des mots
  • Considérer qu’une démocratie est un régime politique où les élus représentent le peuple, c’est permettre aux dictateurs de se faire élire.
  • Demander au peuple de voter pour élire ses dictateurs, ce n’est pas franchement le signe d’une démocratie. 
  • Mais quand les élus susnommés décident d’imposer au peuple de les élire, il n’y a plus aucun doute sur la nature du régime politique : c’est une dictature qui cherche à se déguiser en démocratie, c’est une imposture démocratique avouée.
Si le régime démocratique ne trouve plus aujourd’hui de définition com­muné­ment admise, c’est parce que la réalité que sous-­tend une démocratie fait très peur à la classe dirigeante, et ce dans tous les régimes politiques sans exception.

Commençons par un petit inventaire des régimes politiques en vigueur à ce jour aux quatre coins de la planète, histoire d’accorder les violons. Sur 193 pays, 136 sont des républiques, 34 des royaumes ou sultanats, 3 des principautés et 9 des unions ou fédérations qui peuvent mélanger plusieurs formes d’États.

Dans les républiques contemporaines, il existe trois principaux régimes politiques, plus un quatrième dont le statut est cor­rompu par deux siècles de mensonges, en­se­veli sous une montagne d’hypo­cri­sies. La contre­façon linguistique est implantée de­puis plus de deux siècles, si bien que tout le monde croit aujourd’hui que l’élec­tion des dirigeants politiques constitue « LE » signe absolu et exclusif de la démo­cratie. Ce qui bien entendu est tota­le­ment faux, puisque l’élection permet aux dicta­teurs d’accéder au pouvoir ; l’histoire l’a sans cesse prouvé, comme il sera montré une fois encore dans la suite de ce billet.

Voyons d’abord quels sont ces quatre régimes politiques :

• Régime présidentiel
• Régime parlementaire
• Régime fédéraliste
• Le quatrième, c’est le régime démo­cra­tique, objet de con­tro­verses et de con­tre­façon en tout genre.
  1. Régime présidentiel :
    Régime politique dans lequel il existe une séparation des pouvoirs exécutif et législatif, avec un Parlement qui fait les lois, mais dans lequel le chef de l’exécutif est fort et stable. On parle de présidentialisme lorsque l’équilibre entre les pouvoirs est rompu, et que le régime consiste en l’hégémonie du président et la réduction des pouvoirs du Parlement.
    ► Lien Wikipédia pour en savoir plus
  2.  Régime parlementaire :
    À l’inverse, on parle de régime parlementaire, lorsque les pouvoirs exécutifs et législatifs sont séparés, mais exercent une influence mutuelle et équilibrée l’un sur l’autre (le Parlement peut engager la responsabilité politique du gouvernement et, à l’inverse, le gouvernement peut dissoudre le parlement) ; sa déviance est appelée régime d’assemblée, qui confère plus de pouvoir à une assemblée qu’une autre.
    ► Lien Wikipédia pour en savoir plus

  3. Régime fédéraliste :
    Système d’organisation, d’administration et de gouvernement dans lequel l’État est organisé en fédération et partage avec les États fédérés les diverses compétences constitutionnelles : législatives, juridictionnelles et administratives.
    Lien Wikipédia pour en savoir plus
    Ces trois premiers régimes politiques se distinguent les uns des autres et s’opposent entre eux, comme le montrent les définitions résumées ci-dessus. Pour plus de détail, suivre les liens vers l’encyclopédie Wikipédia.
  4. Régime démocratique :
    C’est le quatrième régime de la liste. La réalité que sous-tend le mot “démocratie” fait très peur à la classe dirigeante de tous les régimes politiques en vigueur sur la planète. D’où les contrefaçons et les impostures de la classe dirigeante pour corrompre le sens de la démocratie et l’empêcher d’advenir. Et ils y ont tellement bien réussi qu’elle ne trouve plus aujourd’hui de définition communément admise.
    Stricto sensu, le régime démocratique est celui qui donne au peuple la souveraineté, et le pouvoir de faire les lois. C’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Pour Jean-Jacques Rousseau, « la souveraineté du peuple ne peut pas être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée, car elle consiste essentiellement dans la volonté générale et la volonté générale ne se représente point ».
Un très lourd contentieux linguistique a fait suite à la Révolution française de 1789. La bourgeoisie à l’origine du complot révolu­tion­naire était foncièrement hostile à la démocratie, redoutant avant tout que le peuple s’empare du pouvoir. À tel point que traiter quelqu’un de démocrate était une insulte. En claire, dès que les bourgeois se sont emparés du pouvoir, ils se sont montrés ostensiblement démocratophobe. C’est ce qui ressort du discours d’Emmanuel Joseph Sieyès prononcé le 7 septembre 1789 :
« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté parti­cu­lière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »
De cette citation de Sieyès, on peut déduire une définition de la démocratie, avant les contrefaçons linguistiques qui en ont perverti le sens. Le but était d’amener le peuple à croire que c’est l’élection des dirigeants qui donne au régime politique sa qualité de “démocratie”. Ce qui est une énorme supercherie, bien évidemment. Et la fraude des mots et la contrefaçon lin­guis­tique éclatent au grand jour dans la con­tra­diction entre les articles deux et trois de la constitution :

art.2 
 • La devise de la République est “Liberté, Égalité, Fraternité”.
 • Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

art.3
 • La souveraineté nationale appartient au peuple [qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum].

Si la souveraineté d’un peuple se définit par son pouvoir de déterminer lui-même son statut politique et d’écrire ses lois, on ne voit pas par quel tour de passe-passe une souveraineté pourrait s’exercer par des représentants, comme l’avait si justement souligné Rousseau.

Quant au référendum, le dernier en date (29 mai 2005) démontre que la souveraineté n’appartient qu’aux prétendus représentants du peuple : à la question « Ap­prouvez- vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ? », le « non » a recueilli 54,68 % des suffrages exprimés. Ce référendum n’a en rien empêché les dirigeants politiques français de ratifier ledit traité.

Conclusion :
La France n’a jamais été une démocratie. Pire encore, la cinquième république est une dictature si bien déguisée en démocratie que (presque) tous les Français sont persuadés vivre dans un pays démocratique. C’est oublier – ou ignorer – que pendant la Révo­lution française, le peuple était considéré par la bourgeoisie comme incapable de se gou­ver­ner lui-même.

En est-il autrement aujourd’hui ?

Non, les choses n’ont pas changé. Peut-être même ont-elles empiré. Ce qui fait la différence, c’est le niveau de vie de la classe moyenne qui donne l’illusion que “tout va bien dans le meilleur des mondes”. Les neuf millions de Français vivant sous le seuil de pauvreté sont pourtant une triste réalité, malheureusement “invisible” dans le paysage où chacun lute pour ne pas perdre son emploi.

Ainsi, la démocratophobie des dirigeants politiques passe inaperçue, tandis que les écrits de la révolution rapportent que le mot “démocrate” était à cette époque un terme péjoratif, une insulte pour désigner les extrémistes qui voulaient donner le pouvoir au peuple. Les démocrates n’ont jamais remporté la partie, notre constitution est née sur un système qui n’était pas du tout voulu comme une démocratie, bien au contraire. 

La bourgeoisie l’a emporté, et plus tard, lorsque le peuple a tenté à deux reprises une nouvelle insurrection (1830 et 1848), les émeutiers ont été durement réprimés dans des bains de sang. Depuis, la République française oscille entre régime parlementaire et régime présidentiel, sans que le peuple n’ait jamais eu gain de cause.  

Aujourd’hui moins encore qu’hier, la classe dirigeante n’est pas du tout disposée à donner la souveraineté au peuple.

À lire sur le même sujet :
Des pervers psychopathes au pouvoir :
  • Comment démasquer un candidat psychopathe ?
  • Différence entre un psychopathe et un sociopathe ?
  • Signes révélateurs pour reconnaître un psychopathe
  • Alternative pour désigner les représentants politiques


la démocratie en question

Paul Dussert
Paul Dussert

lundi 20 avril 2015

Le capitalisme ? Un racket organisé par la classe dominante, avec la complicité de la classe politique dévoyée et corrompue par les racketteurs

Al Capone... le retour !

(Le billet de Loup Rebel)
Et pendant ce temps-là,
nos dirigeants politiques rampent 
devant l’empire de la finance.

D'aucuns n’hésitent pas à se prélever une part sur le butin du racket,
et on en voit courir dans les paradis fiscaux cacher leur trésor.

L’entreprise et sa gestion sont aujourd’hui au service exclusif de l’action­naire. L’idée d’un intérêt commun propre aux diffé­rents parte­naires de l’entreprise a disparu. Les salariés sont devenus la variable d’ajus­tement, les dirigeants ayant désor­mais pour mission première de satisfaire le désir d’enri­chis­sement des actionnaires et lui seul.

Ces pratiques semblent directement inspi­rées des méthodes d’Al Capone, le tsar du crime organisé aux États unis dans les années 1920. Aujourd’hui, ce néo­capi­ta­lisme aboutit au constat de l’impensable : des pauvres de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux, à cause de la crise, nous dit-on, mais une crise qui permet aux plus riches de s’enrichir toujours plus ! Les chiffres sont accablants... mais des chiffres qui ne parlent qu’à ceux qui veulent bien les entendre, pendant que d’autres font l’autruche et refusent de voir la réalité en face :

En 2015, les quelques 1 % des habitants les plus riches de la planète possèdent la moitié des richesses, 99 % de la population mondiale se partageant l’autre moitié.

Pensez-vous qu’il soit abusif de comparer le capitalisme du XXIe siècle à l’époque féodale des princes et des rois ?

Non, le retour à une féodalité revisitée par la toute-­puissance industrielle et finan­cière est une réalité :
Actuellement, les 85 personnes les plus riches du monde possèdent à elles seules autant que 3 milliards et demi de personnes, soit la moitié de la population mondiale...!

L’actualité économique, politique et sociale, nous indique que, dans notre société, le titre de propriété d’un outil de travail qui produit de la richesse donne à son détenteur des droits issus de la féodalité :
  • droit de captation de toute la ri­chesse pro­duite,
  • droit de vie et de mort sur les hommes et les femmes qui pro­dui­sent cette richesse.

Il faut savoir qu’en moyenne, un SDF meurt à 49 ans. Un chiffre bien éloigné de l’espérance de vie moyenne de la population française qui s’établit à 77 ans (en 2011).

Le chômage conduit en effet à une pauvreté grandissante, tuant chaque jour des hommes et des femmes : 390 en 2012, 453 en 2013, et plus de 500 en 2014. À ces chiffres « officiels », il faudrait ajouter les victimes indirectes, non comptabilisées, notamment les décès dus à l’impossibilité économique d’accéder aux soins (plus de 10 millions de pauvres en France en 2015, soit prochainement 25 % de la population).
« Un régime de subordination absolue
de la classe politique à la domination capitaliste »
On peut donc assimiler le néo-capitalisme à une domination « féodale », en totale infraction avec les droits fondamentaux de l’homme et du citoyen. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 prévoit 2 choses essentielles qui justifient à elles seules le recours à la violence pour lutter contre cette domination criminelle :
  • Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit (Art. 1er)
  • La résistance à l’oppression est un droit naturel et imprescriptible (Art. 2)

Entendons-nous bien, l’esprit de domination n’est pas une invention du capitalisme. On le retrouve à l’œuvre partout, dans la fonction publique comme ailleurs, y compris dans les organisations qui se disent anticapitalistes.

Mais si la lutte doit se mener sur plusieurs fronts, le premier est celui de la domination patriarcale, matrice de la propriété lucrative qui constitue le fondement du capitalisme, lui-même creuset de toutes les autres dominations « en cascade » dans l’échelle des classes sociales, en miroir de la hiérarchie et de l’autoritarisme.

Le modèle hiérarchisé du « grand chef » jusqu’au « petit chef » n’est pas non plus une invention du capitalisme. Néanmoins, avec le remplacement croissant de la main-d’œuvre par les machines et les robots, le caractère féodal de la domination patriarcale (et son corollaire : la propriété lucrative), a donné au néo-capitalisme une nouvelle puissance qui peut-être qualifiée de criminelle : droit de vie et de mort de l’employeur sur ses employés, ceux-ci n’ayant pas d’autres choix pour survivre que d’accepter la subordination « sans condition » à l’actionnaire propriétaire de l’outil de production.
La lutte des classes relève du même impératif que toutes
les autres luttes contre les inégalités et discriminations
(femmes/hommes, racisme, etc...)
La domination de quelques-uns pour subordonner les autres est la première inégalité que les responsables politiques ont le devoir de combattre. Les gouvernants ayant choisi la trahison du peuple, la lutte contre toutes les formes de domination ne se fera que par des actes de rébellion, en bandes organisées pour plus d’efficacité. Faute de dialogue, la violence est le dernier recours.

Si vous avez envie d’en apprendre plus sur la domination capitaliste, celle qui laisse aux plus riches le pouvoir de décider de vos conditions de vie, allez à la source : lisez les textes fondateurs de Karl Marx. Vous trou­ve­rez ci-dessous une liste de livres traduits en français et disponibles en télé­char­ge­ment gratuit (PDF, doc, ou HTML).
Les fans de Karl Marx y trouveront leur bonheur, autant que les néophytes. Si vous ne deviez lire qu’un seul livre, lisez le premier de la liste, indispensable pour comprendre en quoi le « le travail subor­donné »(1), corollaire du capita­lisme, est un véritable fléau qui détruit toute idée de fraternité, car il s’oppose à l’égalité autant qu’à la liberté :

(1) Travail subordonné : expression politiquement correcte pour dire escla­vage.

Le travail subordonné, c’est aussi celui de tout salarié lié à un employeur par un contrat de travail : l’entreprise, propriétaire de l’outil de production, « achète » le travail fourni par le salarié pour produire de la richesse... au profit des actionnaires rentiers.

Explications :
Dans un système capitaliste, le contrat de travail est en réalité un contrat de subor­di­na­tion à la rente du capital :
  1. l’outil de production est la propriété lucrative des actionnaires,
  2. le salarié est subordonné à la rentabilité, profitable aux actionnaires,
  3. plus les coûts de production sont élevés, plus la rentabilité baisse,
  4. pour réduire les coûts et optimiser la rente, la variable d’ajus­te­ment consiste à réduire les salaires, et/ou le nombre de salariés.
Franck Lepage et Gaël Tanguy ont mis en scène des petits contes politiques et autres récits non autorisés : « Travail libre – Travail subordonné : Travailler moins pour gagner plus » ou l’impensé inouï du salaire... une autre histoire du travail et de la protection sociale... »
La vidéo est disponible sur YouTube (https://youtu.be/cqIcOaKAX4k) _________________________________________________
Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

lundi 13 avril 2015

Comprendre la démocratie pour les nuls


(Le billet de Loup Rebel)
  • Démocratie
  • Contrat social
  • Constitution
“Ce n'est pas la Constitution qui crée le peuple,
mais le peuple qui crée la Constitution”
Vivre ensemble n’est pas naturel. D’où la nécessité d'un “Contrat social”, défini par Jean-Jacques Rousseau en 1762 : "La vie en société résulte d’un contrat social, c’est-à-dire un accord de volonté qui engage des individus, par nature indépendants, libres et égaux, qui forment un ensemble politique – la nation – et acceptent de se soumettre au pouvoir collectif. Ce pouvoir ne doit léser aucun de ses membres."

La démocratie arrive dans la suite logique du contrat social. Elle est initiée par une “Constitution” :

« La démocratie naît de l’union des hommes jouissant, en tant que société organisée, d’un droit souve­rain sur tout ce qui est en leur pouvoir. De même que ce n’est pas la religion qui crée l’homme, mais l’homme qui crée la religion, ce n’est pas la Constitution qui crée le peuple, mais le peuple qui crée la Constitution. La démocratie est, en quelque sorte, à toutes les autres formes de l’État, ce que le christianisme est à toutes les autres religions. Le christianisme est la religion par excellence, l’essence de la religion, l’homme déifié considéré comme une religion particulière. De même, la démocratie est l’essence de toute Consti­tu­tion politique : l’homme socialisé considéré comme Constitution politique particulière... L’homme n’existe pas à cause de la loi, c’est la loi qui existe à cause de l’homme : c’est une existence humaine, tandis que dans les autres formes politiques l’homme est l’existence légale. Tel est le caractère fondamental de la démocratie. » (Karl Marx, Berlin 1841)
Le socialisme ne viendra pas d’un gouvernement.
Les dirigeants du parti socialiste sont des imposteurs.
« Le socialisme est devenu une nécessité, non seulement parce que le prolétariat ne veut plus vivre dans les conditions matérielles que lui réservent les classes capitalistes, mais aussi parce que nous sommes tous menacés de disparition si le prolétariat ne remplit pas son devoir de classe en réalisant le socialisme.
[...]
La lutte pour le socialisme ne peut être menée que par les masses, dans un combat corps à corps contre le capitalisme, dans chaque entreprise, opposant chaque salarié à son employeur. Alors seulement il s’agira d’une révolution socialiste. »
(Rosa Luxemburg, 31 décembre 1918, extraits du « Discours sur le pro­gra­m­me ».)

Lien : ►le concept de la démocratie socialiste chez Marx

Karl Marx, fondateur de la pensée socialiste-libertaire...?

Après la première tentative d’une critique radicale des théories du capital (inédits jusqu’en 1932), Marx formule une conception de la démocratie où il va beaucoup plus loin que dans les articles qu’il avait publiés quelques mois auparavant dans la Rheinische Zeitung, pour livrer bataille à la censure prussienne : en s’attaquant aux fondements réels de l’autorité politique, à la propriété lucrative, et à la bureau­cratie, Karl Marx rejoint la philosophie libertaire des anarchistes.

Si vous avez envie d'en apprendre plus sur la démocratie, la vraie, celle qui ne laisse pas aux plus riches le pouvoir de décider à votre place, allez à la source : lisez les textes fondateurs de Karl Marx. Vous trou­ve­rez ci-dessous une liste de livres traduits en français et disponibles en télé­­char­­ge­ment gratuit (PDF, doc, ou HTML).
Les fans de Karl Marx y trouveront leur bonheur, autant que les néophytes. Si vous ne deviez lire qu'un seul livre, lisez le premier de la liste, indispensable pour comprendre en quoi le “le travail subor­donné(1), corollaire du capita­lisme, est un véritable fléau qui s'oppose à la démocratie :

(1) Travail subordonné : expression politiquement correcte pour dire escla­vage.

Le travail subordonné, c’est aussi celui de tout salarié lié à un employeur par un contrat de travail : l’entreprise, propriétaire de l’outil de production, « achète » le travail fourni par le salarié pour produire de la richesse... au profit des actionnaires rentiers.

Explications :
Dans un système capitaliste, le contrat de travail est en réalité un contrat de subor­di­na­tion à la rente du capital :
  1. l'outil de production est la propriété lucrative des actionnaires,
  2. le salarié est subordonné à la rentabilité, profitable aux actionnaires,
  3. plus les coûts de production sont élevés, plus la rentabilité baisse,
  4. pour réduire les coûts et optimiser la rente, la variable d'ajus­te­ment consiste à réduire les salaires, et/ou le nombre de salariés.
Franck Lepage et Gaël Tanguy ont mis en scène des petits contes politiques et autres récits non autorisés : « Travail libre – Travail subordonné : Travailler moins pour gagner plus » ou l’impensé inouï du salaire... une autre histoire du travail et de la protection sociale... »

La vidéo est disponible sur YouTube (https://youtu.be/cqIcOaKAX4k)
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Loup
Loup Rebel
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dimanche 29 mars 2015

La psychanalyse conduit-elle à l'anarchie ?

(Paroles de Psy)

Une « éducation » réussie sera celle qui aura su proposer
les moyens d'émanci­pation pour échapper à la tutelle...
de l'éducateur... et de son autorité.

Éduquer, disait Lacan, est « impossible ».
C'est sur cet impossible, autant que sur les « impasses de l'enseignant » et sa capacité à tenir une place subjective, que l'éducation érige la réussite... (ou l'échec !) d'un futur incertain de l'apprenant, être humain en devenir, adulte, éclairé et libre. Par « enseignants », il faut entendre parents, profs, éducateurs, et autres éveilleurs de conscience...

Là où l'éducation a échoué dans son rôle émancipateur, la question se pose de savoir si la psychanalyse nous fait évoluer de l'inconscient chaotique et insociable vers le conscient structuré, domestiqué, dompté, maîtrisé, disci­pliné... ou bien vers une conscience libertaire ? 

La rumeur urbaine affirme que, à notre conscience structurée, s'oppo­se­rait un inconscient chaotique. Il peut paraître en effet séduisant de définir l’incons­cient comme anarchiste et de réduire la psychanalyse à un simple rôle de normalisation. En gros, une fois soigné, le révolutionnaire deviendrait soumis à l'autorité de la pseudo-démocratie. Avec Jacques Lesage de La Haye, anar­chiste militant, psychanalyste, écrivain, ancien taulard, on est invité à une réflexion un peu plus nuancée, au-delà des apparences et des idées reçues.

L’inconscient est en chacun de nous un univers de pulsions, de désirs, d'émotions, d'affects et de sentiments enfouis et refoulés qui semblent se jouer de toute règle sociale. Cet inconscient obéit à des principes de fonctionnement primaires qui échappent aux lois les plus élémentaires de la vie en collectivité.

Cela peut se traduire par « moi d'abord » ! Ou encore : « Je n'accepte aucun interdit ». Ensuite : « je veux tout, tout de suite, et tout le temps ». Enfin : « J'élimine tout ce qui se trouve en travers de ma route ».

Nous retrouvons un peu l'espèce animale, seulement plus élaborée, affirmée, pré-conscientisée ou verbalisée. Ce n'est pas cela que l'on appelle l'anarchie. Cette théorie politique implique l'auto­discipline, l'ordre, sans la hiérarchie et l'autorité qui en découle bien sûr, mais avec la gestion directe, qui est essentiel­lement collective et consensuelle.

Évidemment, l'inconscient fait preuve de violence, de colère, de révolte, d'esprit de contestation et même de subversion. Cela survient, lorsqu'il est frustré. Nous retrouvons bien là les immenses capacités de création, mais aussi de destruction de l'être humain. La pulsion de vie devient parfois malade, morbide, agresse autrui ou se retourne contre elle-même et s'automutile.

C'est ce qui a poussé Freud à croire en l'existence d'une pulsion de mort. Cela traduit surtout son pessimisme radical, alors qu'il s'agit seulement d'une évolution patho­logique de la pulsion de vie.

En tout cas, l'anarchisme ne se réduit pas à la violence, à la révolte, à la contestation et à la révolution. La violence peut-être raciste, la révolte religieuse intégriste, la contestation fasciste et la révolution marxiste-léniniste. Limiter l'anarchisme à ces critères revient à tomber dans le panneau classique où il n'est question que de désordre, de violence et de chaos. Ce schéma sert le pouvoir en place. Il suffit de lire ou d'écouter les journalistes et les hommes politiques, lorsqu'ils parlent d'anarchie.

L’inconscient, dans ce sens, n’atteint pas un niveau suffisant d’organisation, de conscience (et pour cause !), ni de prise en compte de la dimension collective, pour parvenir à des comportements réellement libertaires.

Pourtant, nous pouvons admettre que l'inconscient paraît libertaire, au sens primaire du terme qui implique le refus de toute contrainte. Mais nous savons bien qu'il s'agit là d'un cliché populaire ne correspondant en rien à la véritable définition de l'anarchisme. Il s'agit tout de même d'un projet de société faisant appel au sens le plus élevé de la responsabilité humaine, ce qui n'est le cas ni du communisme, ni du libéralisme, ni même de la social-démocratie. Ces sys­tèmes sont basés sur l'autorité, la con­trainte, et l'exploitation de l'homme par l'homme. La langue de bois et la phrasé­ologie idéologique leur servent d'alibi et de rideau de fumée.

Nous sommes bien là dans le principe de plaisir de l'élite au détriment du plus grand nombre. Le principe de réalité de l'anar­chisme ne privilégie personne et s'applique à produire le bien-être de tous, ou en tous cas de le favoriser.

Un dernier point reste à aborder : la psycha­nalyse, qu'elle soit exclusi­vement verbale, ou bien émotion­nelle et corpo­relle, vise à libérer l'individu de ses con­traintes intérieures et de ses inhibi­tions. Par ailleurs, elle nous amène à nous différencier de l'autre et donc à prendre son désir en considé­ration. Il ne s'agit plus de vouloir tout, tout de suite, et tout le temps. Le sujet devient donc libre et respectueux de la liberté d'autrui. Ce qui est profon­dément libertaire.

Les patients ne deviennent pas tous libertaires en fin d'analyse. Sans doute en raison de leurs limites personnelles, leurs inhibitions, et surtout à cause du respect insuffisant d'autrui. Mais bien plus encore par ailleurs, ne l'oublions pas, à cause de leur psychanalyste qui, tout à fait inconsciemment, leur aura transmis ses propres limites, théoriques, dogmatiques, philosophiques, politiques ou idéologiques.

Le psychanalyste, attentif à ne pas interrompre le processus d'éveil de son patient, lui permet d'aller jusqu'au bout de lui-même et de s'ouvrir pleinement à la vie. L’analysé sera désormais totalement libre et respectueux également de la liberté d'autrui. Il pourra même aller jusqu'à se sentir vraiment libre seulement si l'autre l'est aussi complètement. Cela ne signifie pas qu'il rencontrera les théories anarchistes sur son chemin. Mais son comportement sera, en réalité, profondément libertaire.


Parole de psy
Paul Dussert
Paul Dussert