samedi 30 juillet 2016

Ainsi est né le terrorisme,
ou l'art de la guerre masquée.


(Le billet de Loup Rebel)
« Si le peuple avait la moindre idée de ce que nous faisons,
ils nous traineraient dans la rue et nous lyncheraient. »
Georges W. Bush, 1992
« Face à une conspiration monstrueuse, l’individu se
trouve si démuni qu’il ne peut pas croire qu’elle existe. »
Hedgar Hoover, ex-directeur du FBI
Un nouveau concept de la guerre est né. Sorti tout droit de quelques cerveaux malades des experts en stratégie politico-militaire, avec l'appui désintéressé des marchands d'armes pour éviter tout conflit... d'intérêts !
Celles et ceux qui sont accusés de "complotisme" accusent le Capital et ses valets de fomenter des guerres "masquées" et des complots.

Des complots qui souvent dépassent les fomentateurs qui finissent par en perdre le contrôle. Pour éviter l'apocalypse, il est temps que les consciences sortent de leur état léthargique conditionné par les manipulateurs qui nous gouvernent.

Des complots pour mener des actes malveillants et des guerres, dans l'espoir d'atteindre deux objectifs :
  • Imposer l'idéologie capitaliste sur toute la planète.
  • Créer la dictature mondiale du Capital, pudiquement nommée le "Nouvel Ordre Mondial".

Terrorisme et terreur,
deux mots qui vont de pair. 

 Accessoirement, dans les pays déjà soumis au Capital, les complots visent à mettre en place une "stratégie de la terreur" (cf. Gladio et la série d'attentats durant 30 ans, jusque dans les années 1990, et Daesh plus récemment). Le but est double :
  • Éliminer toute idéologie qui menacerait le Capital, tout en masquant la déconfiture sociale dont le Capital est responsable. Les moyens : organisation d'actes terroristes sous fausse bannière (les communistes, les anarchistes, et plus récemment une fraction de la religion islamique sous le nom de Daesh, nom de code d'un pseudo État islamique qui se trouve être en définitive une armée mercenaire au service de l'empire du Capital).
  • Tenter (désespérément) de maintenir en vie le Capital, jusqu'à l’instauration définitive et radicale du Nouvel Ordre Mondial.
Si ces objectifs ne sont pas atteints par la soumission volontaire des populations, alors ils le seront par les armes.

Et les armes ont déjà commencé à entrer en action : les stratèges politico-militaires ont mis au point un nouveau concept de la guerre, en deux étapes.

1. La déclaration de guerre :

Le pays dont le chef d'État ne se soumet pas aux exigences du Capital est ciblé, puis il est présenté au monde comme un dictateur, et/ou détenant des armes nucléaires susceptibles de menacer les pays dit démocratiques (lesquels sont en réalité les pays sous dictature du régime capitaliste).

2. La guerre proprement dite... mais salement faite ! :

La dictature capitaliste envoie dans le pays ciblé des "agents spéciaux" formés à la manipulation mentale, chargés de créer sur place une dissidence armée contre le régime. Ces agents spéciaux fournissent les armes et la formation de combattants rebelles aux recrues locales engagées pour renverser le pouvoir en place (voir la vidéo du Projet MK-ULTRA).

C'est ainsi que les véritables dirigeants de l'empire du Capital ont créé Daesh, et placé à sa tête des stratèges militaires, des érudits, des universitaires, des scientifiques, et surtout des laïques qui boivent du vin et mangent du porc.

C'est une armée mercenaire capable de se mettre au service des pays qui veulent faire des guerres masquées, pour "imposer" le modèle démocratique de la dictature du capital... Et surtout pour éviter toute désapprobation massive des peuples qui ne veulent plus entendre parler de guerres, au grand dam des marchands d'armes !

C'est ça, le nouveau "concept" de la guerre, depuis que les populations en général désapprouvent fortement et ouvertement les guerres. Un concept qui permet de contourner la volonté des peuples hostiles à la guerre.

Daesh combat dans tous les camps, et contre tous les camps. Dans le désordre, et pour n'en citer que quelques-uns : USA, Russie, Israël, Arabie saoudite, et sans aucun doute les pays de l'OTAN, Royaume Uni, Allemagne, France, etc.

Et pendant ce temps, dans leur grande fourberie, les valets du Capital, c'est-à-dire les gouvernements des États membres de l'empire du Capital, font croire aux populations qu'ils font la guerre contre Daesh.

Quelques citations choisies pour illustrer le propos :


 Vidéos en lien avec ce billet :




Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

vendredi 22 juillet 2016

L'État islamique n'existe pas,
il est l'arbre qui cache la forêt


(Le billet de Loup Rebel)
Non, l’État islamique n'existe pas.
Oui, il est l'arbre imaginaire qui cache la forêt. 
Avec un titre comme celui-là, mes ennemis vont chercher à m'intimider avec l'arme absolue contre toute mise en cause du discours offitciel : « tu es complotiste », vont-ils s'écrier. Peu importe, ma tasse de thé n'est pas la gloire, mais plutôt de remplacer dans les esprits les illusions par la vérité. 
Définitions :
– islam avec un i minuscule désigne l'ensemble des religions musulmanes.
– Islam avec un I majuscule désigne l'ensemble des peuples musulmans.

Dans le contexte géopolitique, considérons le mot "islamisme" comme un générique qui désigne plusieurs religions qui se font la guerre entre elles depuis des siècles. Des guerres de pouvoir. Exactement comme le mot "christianisme" désigne des religions qui se sont combattues dans des rivalités sanglantes, entre les catholiques et les protestants en particulier ; la saint Barthélemy, ça vous rappelle quelque chose ?

Allez dire à un protestant qu'il est catholique... vous aurez droit à une quenelle...! On ne mélange pas les serviettes et les torchons, vous répondra-t-il. Et pour compliquer les choses, chez les catholiques il y a les réformistes et les intégristes. 

Et bien c'est la même chose chez les islamistes. Les deux principales religions rivales sont les sunnites et les wahhabites (ou salafistes). Votre voisin musulman ne le sait peut-être pas, mais il est certainement sunnite, comme la grande majorité des musulmans français (près de 90 % des musulmans sur la planète sont sunnites). En revanche, et elle le sait parfaitement, l'Arabie Saoudite est un pays wahhabite. Là, pas question de démocratie, on applique la charria à la lettre, on tranche la main des voleurs, on décapite les épouses infidèles, et on lapide les femmes adultères. Et bien, Daesh, c'est également une organisation wahhabite, soutenue d'ailleurs par l'Arabie Saoudite.
Lectures conseillées :
Si vous n'avez pas abandonné votre lecture jusque là, vous aurez au moins appris à faire la différence entre un islamiste... et un islamiste ! L'un est sunnite, l'autre wahhabite (ou salafiste). À vous de décider qui est gentil et qui est méchant, puisque vous êtes capable d'avoir votre propre jugement.

Pourquoi un arbre pour cacher la forêt ?


Nous arrivons maintenant au cœur du sujet : il serait naïf de croire qu'il existerait des guerres où la loyauté serait la règle. Bien au contraire, chaque camp s'efforcera de tromper l'ennemi, de lui porter des coups bas, et de mettre en œuvre les pires saloperies que les génies de la guerre sont capables d'inventer.

Par exemple, ils ont inventé la "guerre propre"... Et là, c'est très très fort, car le but d'une "guerre propre", c'est de dissimuler à l'opinion publique la "guerre sale" voulue par la classe politique au service de la classe dominante (les grandes puissances économiques et financières).

Un autre exemple pour manipuler l'opinion publique hostile aux guerres que souhaitent lesdites grandes puissances criminelles, c'est l'invention d'un ennemi imaginaire que l'on présente comme un monstre qu'il faut combattre et détruire. Et là, l'opinion publique applaudit des deux mains, et approuve d'autant plus que les horreurs commises par le monstre imaginaire tuent des innocents, sans oublier les enfants...!

Ainsi est né le monstre dit "islamique", dans le cerveau malade des génies de la guerre. Premièrement, au sommet de cette organisation, à la tête du monstre, ceux qui le dirigent sont des laïcs, qui mangent du porc et boivent du vin. Ils ne sont pas du tout religieux. C'est vrai qu'on ne peut en dire autant des troupes qui agissent sur le terrain, puisqu'ils sont en majorité wahhabites (pas tous cependant). Ce qui est sûr, c'est qu'il n'existe aucun "Chef d'État"... et donc aucun "État"... On a connu des "Chefs d'État" sans États, mais a-t-on déjà vu un État sans chef d'État ?

De la même façon que l’État islamique n'existe pas, on ne peut pas parler d'attentats "islamiques". Sauf si des ennemis de l'islam cherchent à discréditer cette religion en lui faisant endosser des atrocités commises par lesdits ennemis eux-mêmes.

Et si notre regard se tourne vers les ennemis de l'islam, nous aurons alors en face de nous les véritables comman­ditaires de ses crimes inqualifiables. Le cynisme de ces comman­ditaires est machiavélique. Le génie des crapules au service de la guerre montre ici toute sa fourberie, sournoise et démoniaque. La stratégie est simple, et d'une efficacité redoutable : on recrute de jeunes délinquants psycholo­gi­que­ment fragiles et vulnérables, on les drogue et les manipule sous la fausse bannière "islamique" pour qu'ils commettent les pires horreurs, en s'assurant que leur endoctrinement conserve bien l'estampille "islamiste", et surtout pas wahhabite, pour ne pas vendre la mèche.

Les attentats ne sont donc pas "islamistes".


Daesh est la fausse bannière d'une armée de mercenaires.
Clairement, le nom "État islamique" (ou E.I.) lui a été donné dans le but de dresser les populations contre l'islam.
Daesh est une organisation créée après la guerre illégale menée en Irak par les Américains et leurs alliés, pour renverser le régime de Saddam Hussein faussement accusé de détenir des armes nucléaires. Armes qui n'ont jamais étaient trouvées, et pour cause, car on a appris plus tard qu'elles n'avaient jamais existé, selon les aveux de l'auteur du faux rapport établi dans l'unique but de justifier la guerre. Les services de renseignements allemands et israéliens sont impliqués au premier plan dans la publication intentionnellement malveillante de ces fausses informations.
Les officiers et les militaires irakiens vaincus se sont alors retrouvés "au chômage"... Avec l'aide des vainqueurs de cette guerre illégale, l'armée vaincue s'est transmuée en une armée mercenaire au service d'autres États qui l'utilisent pour instaurer un "management par la terreur"(1).

Qui sont les "clients" de cette armée mercenaire ?
Difficile d'en dresser une liste exhaustive, mais sans doute figureraient sur cette liste les pays connus pour organiser des crimes à l'échèle internationale : Israël, USA, OTAN, Russie, ...?
Daesh, la fausse bannière d'une armée de mercenaires

Pour Xavier Raufer Daesh est une organisation laïque pilotée de l'extérieur


(1) La vidéo ci-dessous permet de comprendre le management par la terreur : 
Le terrorisme et le scandale des armées secrètes de l'OTAN

Les actes terroristes qui ont dévasté plusieurs pays européens au cours des années
1950 à 1990 ont été commis ou commandités par les services secrets de l'OTAN,
et en particulier la CIA
(Si cette vidéo ne s'affiche pas dans votre navigateur, pour pouvez l'ouvrir en suivant ce lien)



Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

vendredi 22 avril 2016

Le gouvernement et les pouvoirs qui le gouvernent


(Le billet de Loup Rebel)
Un message qui s'adresse aux électeurs
dont l'intelligence a été trompée,
et qui ne veulent plus cautionner
un système pernicieux en donnant
leur voix à des imposteurs d'un
faux pouvoir déguisé en démocratie.
Au moment de déposer son bulletin dans l'urne, l'électeur est convaincu du pouvoir que lui donne son "droit de vote".
Et au nom de ce droit sacré qu'il considère comme un privilège inestimable, à l'abri des regards dans l'isoloir, il éprouve une jouissance toute particulière à glisser le bulletin portant le nom du candidat en qui il place toute sa confiance dans l'enveloppe, avant de glisser fièrement le tout dans l'urne. Son geste est suivi d'une annonce solennelle à son adresse qui lui procure une deuxième jouissance : "a voté !"



Malheureusement pour l'électeur, la force du pouvoir absolu, c'est de ne jamais montrer son visage. Laisser croire aux populations que leur gouvernement détient la plus haute autorité permet aux pouvoirs de l'ombre d'agir en toute impunité.



Voilà pourquoi les campagnes électorales ne sont qu'une pitoyable mise en scène, car pour se faire élire le candidat fait des promesses qu'il n'est pas en son pouvoir de tenir. Le vainqueur d'une élection sera toujours le plus habile dans l'art du mensonge et de la tromperie.


Le pouvoir absolu du capitalisme ainsi exercé par le biais des gouvernements successifs sur les populations semble moins barbare qu'au moyen âge, mais cette apparence ne le rend pas plus acceptable ni moins infâme que le pouvoir féodal reposant sur l'existence de fiefs et de domination des seigneurs sur ses vassaux. Il faut être naïf pour ne pas le voir.


Et pourtant, les populations ne semblent pas se rendre compte où se situe réellement le pouvoir, et l'électeur demeure dans la croyance qu'à la prochaine élection il aura, lui, le pouvoir de faire changer les choses en donnant sa voix à un nouveau candidat dont les promesses seront tenues, cette foi-ci.



Quand tu protestes contre les lois assassines décrétées par ton gouvernement, tu te cognes contre sa milice armée qui te fait taire à coup de matraque.
C'est celui qui te donne un coup de matraque sur la gueule qui décrète que tu mérites ce coup de matraque.



Et avec le mandat de quelle instance populaire accomplit-il ce geste...? Avec le mandat des électeurs qui ont fait sortir des urnes les représentants du pouvoir. Croyant en toute bonne foi désigner son représentant, l'électeur donne en réalité sa voix à un porte-flingue de la mafia capitaliste.


La duperie du système représentatif est démasquée. Elle sera dénoncée sans relâche, et de façon exponentielle.
Soyons optimistes : selon les premières estimations, la majorité des Français disposerait d'une intelligence suffisamment éclairée pour comprendre ça, et comprendre qu'ils ont été trompés. Le nombre d'abstentionnistes aux prochaines élections le confirmera... ou pas...!

Seuls les plus attardés, et les larbins du pouvoir continueront à le défendre.
Et une nouvelle fois dans son histoire, la France connaitra des moments noirs comme au temps où elle était divisée en trois :
  • Les collabos, qui soutiennent le pouvoir et son système répressif.
  • Les résistants, qui s'opposent au régime et à ses milices armées.
  • Les lâches, qui se rangent toujours du côté du plus fort.

La débilité des par­rains du capi­ta­lisme, c'est de croire que les sala­riés qu'ils licen­cient ne sont pas les "clients" qu'ils cher­chent à séduire pour con­som­mer les mar­chan­dises désor­mais produites par les ma­chi­nes et les robots. Mais... n'est-ce pas ce qu'on appelle "scier la branche sur laquelle on est assis"...?
« L'idéologie capitaliste privilégie l’image à la chose, la copie à l’original, la représentation à la réalité, l’apparence à l’être.
L'organisation sociale qui en découle est une société du spectacle et du fétichisme de la marchandise, où le vrai est un moment du faux.
 »   (Guy Debord)

Si les pouvoirs qui nous gouvernent ne sont pas des pouvoirs élus, à quoi sert l'élection...?
Et à quoi sert l'électeur ?
Pourquoi n'enseigne-t-on pas ça dès l'école primaire ?
Pourquoi, à l'école, on nous a appris à croire que les élus représentent le peuple, alors qu'ils représentent les acteurs de l'ombre qui dirigent le monde ?
Et pourquoi l'Éducation enseigne-t-elle des fausses croyances, plutôt que la réalité ?

La dictature des faussaires de la démocratie
Avec la complicité de l'Éducation nationale, nous avons tous cru que la France était une démocratie. En creusant un peu le sujet, nous découvrons l'imposture...

Ces escrocs qui se font élire
Les professionnels de la politique, bien que supposés représenter les électeurs 
qui les ont portés au pouvoir, ne représentent pas les Français.

« Mouseland », le pays des souris
Quand les souris élisent des chats pour les gouverner...




Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

mercredi 13 avril 2016

Il était une fois...
les Panama papers...


(Le billet de Loup Rebel)
Un épisode de l'Histoire
qui se déroule au cœur
de la société du spectacle.
En nous dévoilant un morceau de la peau du monstre, les médias se donnent la bonne conscience apparente dont ils ont besoin pour nous faire croire que leur mission serait de nous informer de la réalité du monde.

En réalité, les médias nous donnent à voir l'arbre qui cache la forêt. Encore une fois, le spectacle montré sur la scène politique cache l'envers du décor : « un monde où l'illusion est sacrée, et la vérité devient profane ». Et pour s'assurer la mise au secret de la réalité, quiconque dénonce la tromperie est accusé de propager de fausses vérités et de faux complots.


La société du spectacle dans laquelle nous vivons depuis plus d'un demi-siècle a besoin d'intrigues pour tenir en haleine les spectateurs passifs. Et pendant ce temps-là, la servitude volontaire reste en dessous du niveau de la conscience collective et individuelle, afin que perdure l'esclavage moderne au service des souverains, à la tête du cartel mondial de la finance.

Mais que font les politiques "au pouvoir", rouscailleront les indignés ? Il serait temps pour ces protestataires naïfs de s'apercevoir que les chefs d'État et de gouvernement jouent le rôle qui leur a été attribué par les parrains du cartel, grands manitous de la mise en scène du spectacle planétaire, à savoir un rôle de figurant.

À voir pour comprendre les manipulations de masse par les médias :
Des vidéos avec Noam Chomsky, linguiste et philosophe connu du grand public par son parcours engagé dans la mouvance anarchiste :
Extrais des vidéos ci-dessus :
« Notre point de vue est que les médias, entre autres fonctions, jouent le rôle de serviteurs et de propagandistes des puissants groupes qui les contrôlent et les financent. Les porteurs de ces intérêts ont des objectifs précis et des principes à faire valoir, ils sont aussi en position d'infléchir et d'encadrer l'orientation des médias. Cela ne s'opère généralement pas au moyen d'interventions directes et grossières, mais plutôt grâce à un personnel politiquement aux normes et l'intériorisation par les rédacteurs et les journalistes des priorités et des critères définissant ce qu'est une information valable en conformité avec les politiques de l'establishment. »

Dans ces quatre vidéos, Noam Chomsky s'appuie sur ses réflexions réunies dans ses deux récents ouvrages « illusions nécessaires » et « la Fabrication du consentement ». Ces vidéos montrent comment les sociétés démocratiques, dont les populations non contraintes par la force, sont soumises à des formes plus subtiles d'oppression idéologique. Sont examinés le pouvoir de l'information et les forces qui s'exercent sur sa formulation et sa propagation dans la société.

À lire également :



Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

dimanche 3 avril 2016

Les médias au service de la gouvernance
pour la « Fabrication de l'opinion »


(Le billet de Loup Rebel)
On le sait, les journalistes et les médias de masse sont utilisés
pour agir comme de véritables agents de la propagande politique.
Mais jusqu'à quel point, et comment s'opèrent les manipulations ?
On dit souvent des médias qu'ils jouent un rôle important dans la gouvernance politique d'un pays, alors que ce que nous attendons d'eux, c'est qu'ils nous informent sur les faits, en nous rapportant les évènements de la façon la plus objective possible.

Malheureusement, ce n'est pas souvent le cas, même s'il existe des journalistes parfaitement honnêtes et intègres dans leur travail d'investigation.

La question qui se pose alors, est de savoir par qui, et comment, les médias sont-ils manipulés ?

Pour comprendre les rouages de la propagande, il faut déjà savoir que « les pouvoirs qui nous gouvernent ne sont pas les pouvoirs élus. Ce sont les marchés financiers, ce sont les grandes entreprises, ce sont les "acteurs de l'ombre" qui ne sont en aucun cas en position de responsabilités politiques », comme le précise Loïc Blondiaux dans son dernier livre, « La fabrique de l'opinion ».

Le véritable pouvoir qui dirige le monde est un gouvernement invisible. La puis­sance de sa domination, c'est la manipu­lation médiatique des masses, véritable arsenal moderne et sophistiqué de propa­gande. L'objectif est de per­su­ader les populations de participer (sans qu'ils le sachent) à l'enrichissement personnel des membres de ce gouvernement invisible.

Mais qu'est-ce donc que ce gouvernement invisible ?
Ce gouvernement invisible est un cartel rassemblant les parrains de la finance, les barons de l'industrie et des médias, les institutions indépendantes mondiales, le tout étant alimenté par l'impuissance des élus. C'est une oligarchie invisible qui accapare le pouvoir pour ses propres intérêts. La liste des membres de ce cartel n'est plus un secret aujourd'hui, et si votre curiosité vous pousse à y jeter un œil, il vous suffit de consulter la liste des participants aux meetings annuels du Bilderberg-Groupe (à voir également, cette petite vidéo sur le Bilderberg-Groupe).


Les acteurs de l'ombre du gouvernement invisible utilisent des techniques de gouvernance "silencieuses", invisibles et sournoises : la manipulation des populations et des responsables politiques, voire la corruption si besoin. Et l'une des meilleures façons d'influencer et persuader les gens, c'est de les toucher au niveau des émotions, en s'attaquant à leurs instincts, et à leur inconscient. Pas besoin de relater les faits, il suffit de leur faire peur, de frapper leur imaginaire avec de la violence, par exemple, des attentats qui tuent des innocents au hasard...

Pour cela, les évènements marquants sont "exploités" par les médias. En l'absence d'évènements réels, le gouvernement invisible peut en créer pour alimenter la machine communicante qui s'engouffre dans la brèche émotionnelle du scoop qui sortira le badaud de sa torpeur nonchalante.

En France, le régime politique est organisé autour de trois pouvoirs :
La croyance est que les médias seraient un quatrième pouvoir... En réalité, les médias sont instrumentalisés et il serait plus juste de dire qu'ils n'ont aucun pouvoir autonome, mais qu'ils sont l'instrument par excellence du gouvernement invisible, celui-ci se gardant bien de détromper le public sur sa fausse croyance. En cas de problème, c'est l'instrument du pouvoir qui est accusé, est non le pouvoir lui-même.

Si les médias avaient le pouvoir que le public imagine, leur devoir serait de contrôler les trois pouvoirs du régime en place, et d'en rendre compte au public.

Dans les faits, cela ne se passe pas du tout ainsi. Les journalistes et les dirigeants des grands médias de masse, des principales chaines de télévision notamment, sont utilisés pour agir comme de véritables agents de la propagande. Certains remplissent cette mission de propagande en toute connaissance de cause, d’autres font l’autruche, feignant ignorer les marionnettistes pour qui ils travaillent, d’autres encore ne le savent même pas, et n'ont pas conscience qu'ils servent la cause des acteurs de l'ombre qui les utilisent à leur insu. À son insu, le journaliste devient l'idiot utile du gouvernement invisible... pour faire de nous, à notre insu également (mais de moins en moins), les serviteurs des acteurs de l'ombre.

Et si les acteurs de l'ombre du gouvernement invisible jugent nécessaire pour leurs intérêts de déclencher une guerre, leur objectif sera alors de persuader les populations réticentes de participer à la guerre. 
Lorsqu'un chef d'État a l'intention d'entrer en guerre, il va devoir la vendre à son peuple. Une fois le peuple convaincu, la guerre devient une évidence, car elle est envisagée comme la meilleure solution pour résoudre tous les problèmes : chômage, pauvreté, coup du travail, perte des valeurs morales, migration, etc.

À lire aussi : 
Un exemple typique de manipulation dans Le Figaro du 1er avril 2016, commenté et publié dans une page Facebook :
À voir également : 
Des vidéos avec Noam Chomsky, linguiste et philosophe connu du grand public par son parcours engagé dans la mouvance anarchiste :
Extrais des vidéos ci-dessus :
« Notre point de vue est que les médias, entre autres fonctions, jouent le rôle de serviteurs et de propagandistes des puissants groupes qui les contrôlent et les financent. Les porteurs de ces intérêts ont des objectifs précis et des principes à faire valoir, ils sont aussi en position d'infléchir et d'encadrer l'orientation des médias. Cela ne s'opère généralement pas au moyen d'interventions directes et grossières, mais plutôt grâce à un personnel politiquement aux normes et l'intériorisation par les rédacteurs et les journalistes des priorités et des critères définissant ce qu'est une information valable en conformité avec les politiques de l'establishment. »

Dans ces quatre vidéos, Noam Chomsky s'appuie sur ses réflexions réunies dans ses deux récents ouvrages « illusions nécessaires » et « la Fabrication du consentement ». Ces vidéos montrent comment les sociétés démocratiques, dont les populations non contraintes par la force, sont soumises à des formes plus subtiles d'oppression idéologique. Sont examinés le pouvoir de l'information et les forces qui s'exercent sur sa formulation et sa propagation dans la société.


Loup
Loup Rebel
Loup Rebel

dimanche 27 mars 2016

De la servitude volontaire à l'imposture du pouvoir


(Le billet de Loup Rebel)
Le pouvoir pose un principe d'inégalité entre les Hommes.
Si aucun pouvoir n'est conforme à l’équité, alors, pas plus les aristocrates que le peuple ne peuvent y prétendre.
Riche ou pauvre, personne n'est légitime à détenir le pouvoir.

Entendons-nous bien sur ce mot "pouvoir" :
  1. Il y a le verbe pouvoir : tu peux, je peux, nous pouvons, ils peuvent, etc. Ce mot flaire bon la liberté et la possibilité d'agir ! 
  2. Et puis il y a le substantif, "LE" pouvoir, généralement associé a un verbe possessif (avoir, prendre) : tu as le pouvoir de... ils ont le pouvoir de..., etc. Ou encore : tu as pris le pouvoir sur ton frère... mais... en vertu de quoi te l'es-tu approprié ce pouvoir ? Comme ce mot est abject, oppressif dans ce qu'il sous-tend de domination et de soumission.
Oh combien le verbe "pouvoir" est prometteur, dans les possibles réalisations qu'il sous-tend. Quand tu le conjugues à la première personne, il te donne un sentiment de liberté... 

Quant au second, le substantif, il désigne un pouvoir qui se prend, se perd, se reprend, par la force ou la ruse, la tromperie ou la séduction, la trahison ou la corruption. Quand ce pouvoir s'exerce sur toi, il te contraint, te confisque ta liberté, et même ta vie si tu n'y prends pas garde. Un pouvoir de dupe.
À moins que tu t'y soumettes, par gout ou par intérêt ?
Dans ce cas, ta servitude volontaire te conduit tout droit à l'avilissement de ta personne.

En politique, puisqu'on en vient toujours à la politique, aucun pouvoir ne peut se revendiquer d'une quelconque légitimité à s'exercer sur autrui. Ce pouvoir-là, c'est le symptôme de la relation qui lie le psychopathe à ceux qui se soumettent à lui, voire qui l'adulent avec condescendance et génuflexion.

Toujours, le pouvoir est une emprise exercée par un dominateur qui se prétend le maître de son semblable qu'il considère comme son larbin soumis à des obligations d'allégeance envers lui.

Le chien se couche quand son maître le lui demande, le chat, non. D'aucuns diront peut-être que je suis "chat"...? Et toi, es-tu chien ou chat ?

Je suis et resterai un athée du pouvoir et de toute domination arbitraire, héritage toxique légué par les théocraties, avec le droit divin, et les monarchies qui se référaient au même asservissement divin par procuration.

Rien, ni personne, n'aura le pouvoir (encore lui...!) de changer mon positionnement, ni de me contraindre à me soumettre à quoi que ce soit ni qui que ce soit qui revendiqueraient un pouvoir.

La servitude volontaire, ce n'est pas ma tasse de thé. Aucun pouvoir ne saurait être légitime, car le pouvoir est la domination d’un imposteur qui se déclare supérieur à son semblable qu’il subordonne arbitrairement.
Cela dit, je ne fais que donner ici mon point de vue, sachant pertinemment qu'il y aura toujours, quelque part, des soumis face à des psychopathes, convaincus l'un comme l'autre que le pouvoir est un mal nécessaire.

Pour n'appartenir ni aux uns, ni aux autres, efforce-toi de suivre les dix comman­dements du citoyen libre si tu veux en devenir un... 

Lecture : relire (ou lire) "La République" de Platon, ça peut aider à comprendre que le pouvoir rend fous... non seulement ceux qui le détiennent, mais aussi ceux qui veulent le prendre... Et lorsque le pouvoir arrive à l’apogée de sa folie, on peut s'attendre à voir la psychose gagner également les sujets soumis à sa domination...


Loup
Loup Rebel
Loup Rebel